Une vague populaire pour défendre la monarchie en Espagne.

Dimanche 18 mai 2014 // L’Europe

En pleine osmose avec la monarchie, le peuple espagnol est toujours reconnaissant au roi d’avoir, redonné à l’Espagne la liberté après plus de 40ans de dictature. Certains nostalgiques de la république, critiquent quelques dérapages du roi, et ses conquêtes féminines, mais rien ne leur permet de critiquer leur souverain sur une attitude qui n’a rien à voir avec la corruption et les malversations de responsables politiques dans le reste du monde.

NON, A L’INDEPENDANCE DE LA CATALOGNE

Le drapeau national utilisé dans toutes les manifestations organisées ces dernières années, pour militer en faveur de l’éducation publique, de la couverture santé universelle et du droit au logement, ou contre le capitalisme ou la corruption. Le dernier exemple en date remonte au 22 mars dernier. Invoquant le droit à la dignité, des centaines de milliers de citoyens mobilisés par les partis et les groupes de gauche ont parcouru, à Madrid, le dernier tronçon d’une marche en réaction à la crise économique [certains marcheurs étaient partis près d’un mois auparavant de diverses villes du pays]. Des gens de tous les âges ont brandi le drapeau sang et or, dans les rues et aux carrefours de la capitale espagnole.

"Le drapeau est devenu le symbole de la démocratie et de la dignité. Et je trouve plutôt bien qu’il soit aussi utilisé comme symbole de la lutte contre la corruption. Il serait cependant étrange de dire que le 15-M [mouvement des Indignés du 15 mai 2011] ou la Plate-forme pour les victimes des expulsions tirent leur origine de la Seconde République espagnole", explique Pablo Iglesias Turrién (Madrid, 1978), professeur de sciences politiques à l’université Complutense de Madrid. Ce jeune politologue dirige le parti Podemos, qui se présentera pour la première fois aux élections européennes, le 25 mai. Il s’agit aussi d’une figure importante pour la nouvelle génération de jeunes issus du mouvement antimondialisation ou du 15-M et mobilisés contre l’austérité.

Pour Isabella Herreros l’Europe est néfaste à l’économie du Pays. Trop de nations bénéficient de l’argent de la banque centrale européenne, ces pays ne font absolument rien pour améliorer la qualité de vie de leur peuple, c’est un véritable scandale.

"Pour la nouvelle génération, la monarchie et l’hérédité du pouvoir ont démontrés l’indépendance d’une monarchie parlementaire. Ces jeunes sont vraiment attachés au drapeau de la monarchie, au drapeau de l’Espagne démocratique. Malgré tout ce qu’on nous répète, c’est le drapeau de tout le monde", explique-t-il. M. Herreros croit aussi que, outre cette affection vis-à-vis des symboles, et du au retour de l’Espagne parmi les grandes nations démocratiques.

La dernière fois que le Centre d’investigation sociologique (CIS), un organisme public, a interrogé les Espagnols au sujet de la popularité des Bourbons d’Espagne, ceux- ci se sont vu attribuer une note de 7,63 sur10. "Etes-vous favorable à la monarchie comme forme d’Etat en Espagne ?" C’est la question que l’institut de sondage Sigma Dosa posé aux Espagnols en janvier 2013 pour le quotidien El Mundo. Les résultats montrent que 23,3 % des Espagnols rejettent le système actuel et que plus de 70,9 % le soutiennent. La monarchie fait toujours consensus aujourd’hui en Espagne.

Le magazine satirique Mongolia consacre aujourd’hui une grande partie de ses pages à la famille royale. Il met par ailleurs à disposition des lecteurs des masques et des affiches à imprimer pour les manifestations en faveur des droits sociaux.

La monarchie a permis le rétablissement de tous les partis politiques ; seul, le PCE a dû attendre une année de plus à cause de l’hostilité des anciens franquistes. En 1981, un coup d’État d’anciens militaires a manqué réussir ; un colonel prit les CORTES en otage accompagné d’un quarteron de généraux. Le but était de reprendre le pouvoir et de rétablir la dictature.

Dans la nuit, le roi Juan Carlos s’adressa aux mutins par l’intermédiaire de la radio et de la télévision. Le roi fit comprendre aux officiers félons qu’il passerait sous les chars, quitte à mourir, mais que, jamais, il ne permettrait que quiconque menace MADRIT et la DEMOCRATIE.

Juan Carlos est le roi de tous les Espagnols, contrairement à un président, le roi est un véritable arbitre qui ne dépend d’aucune province, d’aucun parti, voilà l’immense avantage d’une monarchie démocratique sur une république.

Depuis le retour de la monarchie, l’Espagne est un exemple pour toutes les démocraties du monde.

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