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Mardi 7 octobre 2014 // La France

Hugo, 34 ans, mort pour rien

Hugo est mort pour avoir voulu empêcher un braquage. Mais il sera mort pour rien tant que les socialistes croiront en leur insupportable culture de l’excuse.

Jusqu’ici, Dolomieu, en Isère, était réputé pour son calme et pour être la troisième plus grande commune de France, étirée sur une longueur de 15 kilomètres. Depuis mardi 29 juillet, Dolomieu est devenu le symbole involontaire de cette culture de l’excuse, si chère aux socialistes, qui permet à des récidivistes dangereux de vivre en liberté. Et, lorsqu’ils ont besoin de trois sous, ceux-ci s’en vont braquer un bureau de tabac et n’hésitent pas à abattre "comme un chien" un garçon de 34 ans qui tente de s’interposer.
C’est ainsi qu’est mort Hugo Villerez. Tous les témoignages confirment que le jeune homme, qui se trouvait dans le tabac au moment du hold-up en compagnie de quelques autres clients et de la buraliste, a d’abord tenté de raisonner l’un des trois malfaiteurs, avant d’élever la voix et de lui intimer l’ordre de partir. Le voyou refusant d’obtempérer, Hugo aurait alors cherché à pousser le tueur présumé en dehors du magasin, afin de le neutraliser. C’est à ce moment-là qu’il a été abattu froidement sous les yeux de sa mère, une ancienne institutrice de Dolomieu. Pendant ce temps-là, l’un des complices du malfaiteur vidait la caisse de 200 euros avant de s’enfuir avec son larcin et six cartouches de cigarettes...

Dans ce petit village, cette mort héroïque a soulevé une immense émotion. D’autant plus qu’Hugo était un enfant du pays. Et que, s’il a tenu à s’interposer, c’est bien sûr au nom de son esprit citoyen, mais aussi parce que Dominique, la buraliste, a déjà été victime, il y a quelques mois, d’une tentative de braquage, à l’arme blanche. Cette sexagénaire, qui assure un rôle de lien social parmi les habitants de Dolomieu, avait alors envisagé de fermer son commerce, lasse de toutes ces menaces qui se multipliaient depuis quelques mois.

La gendarmerie a fini par retrouver le tueur, quelques jours plus tard, installé tranquillement chez lui, dans une commune voisine de Dolomieu. Placé en garde à vue, le suspecta très vite reconnu les faits, comme l’a annoncé samedi dernier le procureur de Grenoble. L’assassin, âgé d’à peine 19 ans et issu de parent étrangers, a même conduit les enquêteurs à l’endroit où il avait abandonné le fusil avec lequel il a tué Hugo Villerez.

Lors de son arrestation, la gendarmerie a découvert que ce criminel avait déjà deux condamnations à son casier judiciaire et faisait l’objet d’un sursis avec mise à l’épreuve pour des faits commis lorsqu’il était mineur. Également interpellé samedi, son complice, âgé de 22 ans, affiche, lui, douze condamnations à son compteur ! Quant au troisième individu, qui aurait probablement fourni l’arme du crime, il a 31 ans. Pour le procureur, les trois hommes, qui résident dans les environs de Dolomieu, ne sont « pas des habitués des braquages », mais de « jeunes délinquants ».

Ils auraient agi avec une « grande détermination ».

Jeudi dernier, plus d’un millier de personnes, habitants de Dolomieu, des communes avoisinantes ou simples anonymes, s’étaient rassemblées sur la place centrale du village, bravant le crachin, à quelques mètres des lieux du drame, afin de rendre hommage à la victime. Ses funérailles ont eu lieu lundi dernier. Hugo, Français honnête et courageux, est mort à 34 ans, pour avoir simplement voulu empêcher un acte de violence gratuite.

Mais beaucoup diront, à juste titre, qu’Hugo est mort pour rien. Il est mort pour que la gendarmerie remette la main sur des multirécidivistes qui n’avalent rien à faire en liberté. Ses assassins risquent en principe la réclusion criminelle à perpétuité. Mais qu’en sera-t-il vraiment après l’insupportable réforme pénale de Christiane Taubira ? Qu’en sera-t-il lorsqu’ils seront jugés, alors que la garde des Sceaux prévoit maintenant d’instaurer « une excuse de minorité » pour tous les délinquants âgés de 18 à 21 ans ? Qu’en sera-t-il après la mise en place de ces mesures prévues dans le cadre du projet de loi qu’elle entend présenter au premier semestre 2015 ? Un texte dont les documents préparatoires expliquent qu’il faut installer une justice spécifique et des peines allégées pour les mineurs. Ce qui vise à détricoter tout ce qui avait été mené sous la présidence de Nicolas Sarkozy avec la création de tribunaux correctionnels pour mineurs de plus de 16 ans. Depuis deux ans, les délinquants de tous poils, les assassins de tous âges, les voyous de tous calibres ont bien compris qu’ils sont excusés d’office. Et c’est pourquoi le nombre des actes violents, comme celui commis à Dolomieu, ne cesse de monter en flèche. Hugo, Français courageux, citoyen remarquable, est mort pour rien.

Et ni Manuel Valls, ni Christiane Taubira, ni Bernard Cazeneuve n’ont eu un mot ni même une pensée pour lui. L’État de droit est bel et bien mort, avec Hugo, dans notre pays.

La guerre sainte est déclarée

C’est parce que le pape est conscient des atrocités subies par les chrétiens d’Irak qu’il nous a appelés à répondre de manière proportionnée à cet islam barbare.

Jamais la France n’a autant commémoré son histoire que cette année. C’est légitime. Car, comme l’a dit le chef de l’État à Toulon : « L’histoire éclaire l’avenir. » Mais sommes-nous vraiment dignes des héros que nous venons de célébrer ? Sommes-nous vraiment à la hauteur de toutes ces forces alliées qui se sont réunies pour permettre à l’Occident de retrouver sa liberté ? Sommes-nous vraiment les légataires de cette « France éternelle et royale », comme la qualifiait le général de Gaulle il y a soixante-dix ans, qui a défendu la liberté partout dans le monde ?

II est possible d’en douter lorsque l’on constate la passivité de François Hollande et de ses congénères européens devant le drame qui se noue en Irak, en Syrie et au Kurdistan par le massacre, l’exil, mais surtout le génocide de tous les chrétiens qui peuplaient cette région, berceau d’Abraham. Bien sûr la France essaie d’assurer le service minimum en envoyant des tonnes d’aide alimentaire ou en octroyant des visas à certains chrétiens d’Irak. Bien sûr les États-Unis prennent conscience un peu tard, qu’après avoir ouvert la boîte de Pandore dans cette région, il est bon de faire savoir que leurs bombardiers peuvent toujours entrer en action. Bien sûr l’émotion est à son comble un peu partout, en Europe. Mais que fait-on avec de l’émotion contre des kalachnikovs ? Que fait-on avec de beaux discours sur la liberté quand on laisse celle-ci se faire piétiner par des barbares ? Et où est passé notre clown national, Bernard-Henri Lévy, toujours prompt à endosser la cause des droits de l’homme, bien souvent à contretemps de l’histoire, comme on l’a vu au Kosovo, en Libye ou en Ukraine, aux côtés de miliciens néonazis ?

Heureusement, Charles Aznavour, dans la sagesse de ses 90 ans, a poussé un utile coup de gueule en début de semaine. Le chanteur franco-arménien, qui connaît mieux que quiconque le poids du mot "génocide", a déclaré sur Europe 1 que la communauté internationale ne devait surtout pas tenter de négocier avec les djihadistes. « On ne discute pas avec des étrangleurs ! On fait comme eux : vous égorgez, on égorge ! Œil pour oeil, dent pour dent ! » Ces propos ont marqué l’opinion publique. Parce que Charles Aznavour n’est pas connu pour être un va-t-en-guerre. Parce qu’il se soucie comme d’une guigne de ce politiquement correct qui aveugle toutes nos bonnes consciences autoproclamées. Et parce qu’il a rappelé à chacun de nous à quel point notre civilisation est menacée par cet islam conquérant et violent.

Il y a quelques jours l’archevêque chaldéen de Mossoul avait déjà déclaré à destination de nous autres, Occidentaux : « Nos souffrances actuelles sont le prélude de celles que vous, les Européens et les chrétiens occidentaux, allez souffrir aussi dans un proche avenir. [ ... ] Vous êtes aussi en danger. [ ... J Si vous ne comprenez pas cela très vite, vous allez devenir les victimes de l’ennemi que vous avez accueilli chez vous. » Mais cet avertissement bien pesé et si juste n’a pas eu le même retentissement au sein de notre société du spectacle.

Qu’on le veuille ou non, la guerre sainte est aujourd’hui déclarée. Elle est déclarée par ces musulmans fanatiques qui exécutent les chrétiens d’Irak s’ils ne se convertissent pas à l’islam et lapident leurs femmes. Elle est déclarée par ces djihadistes venus d’Europe qui ont décapité plusieurs journalistes américains et Anglais présent là-bas pour témoigner. Elle est déclarée par les factions d’Al-Qaïda au Maghreb islamique contre lesquelles nos soldats se battent et tombent dans les dunes du Sud-Sahara. Elle est déclarée par ces fous de Boko Haram qui ont enlevé des centaines de garçons et de filles pour les rééduquer et qui viennent d’annoncer vouloir bâtir un califat au centre de l’Afrique. C’est parce qu’il est conscient de tout cela que le pape François, homme de paix, de sagesse et de justice, a estimé qu’il fallait désormais envisager une réponse proportionnée.

Il ne s’agit pas de lancer une croisade. Mais déjà d’arrêter notre comportement béat et passif devant ces barbares qui veulent imposer leur charia sur toute la planète. Ensuite de détruire cet État islamique qui s’étend de jour en jour aux confins de l’Irak et de la Syrie. Enfin de bien mesurer que, si nous restons immobiles, nous serons dévastés. Comme l’a expliqué l’un des grands prêtres du salafisme au journaliste Samuel Laurent, auteur de l’excellent livre Al-Qaïda en France : « Dieu a ordonné aux musulmans de conquérir le monde entier. Le drapeau du djihad doit flotter sur le balcon de la Maison-Blanche ! Aux fenêtres de l’Élysée. Nous forcerons chaque État à adopter l’islam et la charia.  » Un livre après la lecture duquel plus personne ne pourra dire : "Je ne savais pas" !

La grand journaliste kerdrel@valmonde.fr vous aura prévenu.

L’heure de vérité.

Voici François Hollande contraint de mendier auprès des Allemands comme la cigale de La Fontaine essaya d’aller crier famine chez la fourmi sa voisine.

Cela fait plus de deux ans maintenant que François Hollande louvoie. Qu’il fait croire que tout va s’arranger. Que les efforts considérables faits par les ménages et les entreprises vont permettre à la France de rester la cinquième puissance économique mondiale. Cela fait plus de deux ans qu’il promet monts et merveilles aux Français, à nos partenaires allemands et à Bruxelles, qui s’inquiète de la dérive des comptes publics du pays. Le 14juillet dernier, il a encore tenté, une dernière fois, de faire prendre aux Français des vessies pour des lanternes en pàrlant de la reprise économique. Mais François Hollande est désormais seul à croire aux fables qu’il invente. Même son premier ministre n’y prête plus attention et ne cache pas son inquiétude sur les difficultés qui attendent la France.

Sacha Guitry disait : « Ne mentez jamais, il faut trop de mémoire. » François Hollande ment comme il respire dès lors qu’il parle de l’état de la France, en ayant oublié toutes les réformes qu’il s’était engagé à faire. Mais les Français, eux, ont de la mémoire. Surtout lorsqu’ils voient arriver leur avis d’impôt et qu’ils constatent que les baisses de prélèvements annoncées ne sont pas là. Ils ont de la mémoire lorsqu’ils voient, mois après mois, que le chômage ne cesse d’augmenter, que les faillites d’entreprises vont battre cette année un triste record et que tous nos voisins parlent désormais de la France comme "l’homme malade de l’Europe". Ils ont de la mémoire lorsqu’ils mesurent que l’ordre n’est plus assuré dans le pays, que les zones de non-droit, soumises au diktat de petits caïds, se multiplient, que nos armées n’ont plus les moyens d’assurer les missions extérieures qu’elles doivent mener et que l’autorité républicaine est chaque jour bafouée.

Mais aujourd’hui, le roi est nu. Il est contraint d’entendre sonner l’heure de vérité. Son heure de vérité. Faute de croissance, les recettes fiscales se sont évanouies, et la France ne pourra pas tenir ses engagements européens. À l’heure où se font les derniers arbitrages concernant le projet de loi de finances pour l’année prochaine, François Hollande et Manuel Valls se trouvent dans une véritable impasse. Ils ne peuvent pas financer les baisses d’impôts qu’ils ont promises aux Français. Ils ne peuvent pas mettre en oeuvre le pacte de responsabilité avec les chefs d’entreprise. La dette s’apprête à franchir le cap symbolique des 2000 milliards d’euros, sans compter les retraites des fonctionnaires. Et tous les gestes promis à la gauche de la gauche-dans le cadre du fumeux pacte de solidarité ne pourront pas être honorés. Ce qui laisse augurer une rentrée parlementaire et sociale très agitée. Car qu’il s’agisse des Français qui travaillent, qui créent des richesses, qui paient des impôts, ou de ceux qui vivent de l’assistanat, des allocations, des subventions, tous ont désormais le sentiment d’être les dindons d’une bien mauvaise farce.

L’heure de vérité va donc consister pour François Hollande à tenter de convaincre les Allemands de lui laisser un peu de temps, comme la cigale de La Fontaine essaya d’aller crier famine chez la fourmi sa voisine. Mais pourquoi donc Berlin ferait un geste à l’égard d’un pays qui n’a réformé ni son marché du travail, ni ses retraites, ni son système de formation, ni son État-providence, ni réduit le poids insupportable de sa fonction publique ? Alors que des pays plus fragiles comme l’Espagne et le Portugal l’ont fait et que l’Italie s’y met également. Le fait est que la France a désormais décroché sur le plan de la compétitivité, de l’attractivité, de la recherche et de la diplomatie. Elle est sur la même pente que la Grèce il y a quatre ans. Avec au pouvoir des hommes politiques incapables de mener des réformes courageuses, et plus démagogues que jamais.

Cette heure de vérité est aussi celle de la droite, qui doit désormais se reconstruire et se rassembler pour offrir au pays une alternative crédible, au cas où François Hollande n’aurait plus de majorité parlementaire. Il lui faut tirer les leçons de ce qu’elle n’a pas fait lorsqu’elle était au pouvoir, de ce qu’elle a tenté mais n’a pas réussi, mais aussi d’une situation qui a largement évolué en France sur le plan sociétal. Il lui faut assumer un langage courageux sur l’immigration, sur les dangers de l’islam, sur la pompe aspirante de nos si généreuses allocations sociales, sur les ravages de la réforme pénale de madame Taubira. Les Français n’en peuvent plus qu’on leur raconte des boniments. Ils veulent retrouver la prospérité, mais aussi la fierté d’être français, la paix civile, l’ordre et le sentiment de vivre vraiment en France. Et non plus en Afrique noire, au Maghreb, à Tombouctou ou à Gaza.

Et si la droite se mettait à débattre ?

Plutôt que de se chamailler sur son futur chef, l’opposition ferait mieux de discuter de sa capacité à redresser le pays et à remettre à plat les dogmes européens.

La crise de nerfs qui a ébranlé la majorité socialiste, et contraint Manuel Valls à composer un nouveau gouvernement était inévitable. Depuis sa nomination, le premier ministre était en permanence défié par les "frondeurs". Et l’incapacité du président de la République à trancher, préférant toujours composer, même avec ceux qui le méprisent, rendait la tâche impossible au chef du gouvernement. Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, par leurs provocations de potaches, ont donc finalement rendu un immense service à Manuel Valls, en lui permettant de composer enfin un gouvernement avec des ministres loyaux et convaincus que seule une ligne sociale-libérale peut sortir le pays du chaos.

Entendons-nous bien. Il ne s’agit pas ici de croire que tout est réglé et que le gouvernement a enfin pris le bon virage. Bien sûr, le discours de Manuel Valls lors de l’université d’été du Medef est positif en tout point. Beaucoup de personnalités de droite n’auraient jamais osé dire : « Cessons d’opposer systématiquement [..J État et entreprises ! » Bien sûr, l’annonce dans la foulée du détricotage de la loi Duflot et de nombreuses mesures en faveur du bâtiment a créé la surprise, y compris parmi les professionnels du secteur. Mais c’est incontestablement la nomination d’Emmanuel Macron au poste de ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique qui a été le signe le plus fort de ces dix derniers jours. Les entrepreneurs savent désormais qu’ils seront écoutés, protégés et compris par cet ancien banquier d’affaires fasciné par les capitaines d’industrie et par les créateurs de richesses et d’emplois.

Dans cette agitation politique de la rentrée, il y a tout de même un événement très marquant. Tous les débats sur l’avenir du pays, sur les blocages européens, sur la place de la France dans le monde ont eu lieu au sein de la gauche, entre les sociaux-démocrates et les frondeurs. Mais à aucun moment la droite n’a fait entendre sa voix sur ces sujets essentiels. Elle a continué de s’écharper sur les questions de personnes, sur le fait de savoir s’il fallait faire une primaire en 2016 ou sur la manière d’empêcher Nicolas Sarkozy de faire un éventuel retour. Mais personne ne s’est posé la question de comment sortir la France de la "seringue" dans laquelle elle se trouve après 850 jours de socialisme.

Car il ne s’agit pas, comme certains le croient à droite, de mener une politique de rupture thatchérienne pour que tout rentre dans l’ordre. Penser ainsi, c’est croire que la France est un pays sans contrainte extérieure, vivant à l’abri des oukases de Bruxelles et des sanctions des investisseurs. Toute la question du redressement du pays passe par les ajustements que nous serons capables de mener pour retrouver de l’air, et donc de la croissance. Pour cela, il existe trois formules et seulement trois. Une dévaluation monétaire, c’est-à-dire une sortie de l’euro. C’est le programme du Front national. Une dévaluation sociale, c’est-à-dire une remise à plat de tous les avantages sociaux dont les Français profitent encore et que l’État n’a plus les moyens de payer. C’est ce que propose François Fillon, par exemple, à l’image de ce que l’Espagne a fait avec succès. Enfin, il y ale choix de la dévaluation fiscale. C’est ainsi que les Allemands ont appelé leur hausse de 3 points de la TVA, qui a permis à la fois un allégement des charges des entreprises et une remise en ordre des finances publiques.

Sur ce sujet-là, la droite est terriblement silencieuse. Comme elle l’est sur le degré de l’austérité à faire vivre au pays. Chacun convient qu’il faut réduire des dépenses publiques qui représentent désormais 57% de la richesse nationale, contre 45 % en Allemagne. Comme l’explique très bien Xavier Fontanet, l’ancien patron d’Essilor, à cause de ce poids de l’État, les entreprises sont comme des chevaux de course montés par des jockeys obèses. Et encore, jusqu’à la semaine dernière, les jockeys fustigeaient leurs chevaux de ne pas aller assez vite et de perdre la course. Désormais, Manuel Valls a compris qu’il fallait s’occuper avec soin de ces montures si fragiles et si précieuses.

Il reste que, plutôt que d’entendre l’UMP ou l’UDI se chamailler sur qui sera son prochain chef ou quelles qualités il doit avoir, les électeurs de droite aimeraient bien savoir si les ténors de l’opposition sont capables eux aussi de remettre à plat un certain nombre de dogmes. S’ils sont prêts à demander la renégociation du traité de Maastricht et la modification du mode de fonctionnement de la Banque centrale européenne. S’ils sont capables d’inventer une nouvelle politique, comme celle menée au japon pour sortir de la déflation. Ou s’ils ne sont finalement que les clones de Manuel Valls.

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