Un oiseau de passage.

Dimanche 23 octobre 2011, par Paul Vaurs // Mes poèmes

Je ne suis en mon ciel qu’un oiseau de passage.
La vie ne perdure que le temps d’un soupir.

Né d’un père lointain, surgi je ne sais d’où,
Epris de justice au point d’en être fou.
Balloté par les vents, familier des nuages,
Réaliste entrepreneur sans diplômes ni profession.
J’ai pris la clé des airs et ne la quitte point.
Cest là mon seul plaisir, c’est aussi mon seul bien...

J’ai survolé l’Aubrac, musardé sur la seine,
Redouté bien souvent la fureur des orages,
J’ai doré mon plumage au soleil des tropiques,
Traversé l’océan d’Europe aux Amériques,
Buté sur des récifs, dormi sur des rivages
Où la mer apaisée paressait sur la plage ;

Je vis en solitaire, respectant les usages.
Que les hommes d’en bas, tapis dans leurs villages,
Conservent avec soin dans leur petit logis,
Moi, je suis l’évadé, l’étranger qui aime travailler.
Que l’on ne voit jamais rechercher de l’ouvrage,
Sans malice pourtant à défaut d’être sage...

Il m’arrive parfois d’être las de mon sort,
De me sentir soudain sans force et sans ressort,
Voire même d’envier le confort d’une cage,
Il me plairait aussi d’écrire en une page.
Ce qui ressemblerait à un joyeux message,
Mais ce n’est qu’un vou pieux pour quelqu’un qui recherche.
Cet amour ineffable qui me manqua, l’ai-je enfin trouvé ?
Seul le destin un jour me le dira.

Je ne suis seulement qu’un oiseau de passage.

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