Valeurs Actuelles

Sortons-les : ils mentent, ils trafiquent, ils echouent.

Jeudi 27 mars 2014, par Yves de Kerdrel // La France

Jamais autant qu’en cette fin mars un scrutin local n’a justifié un vote-sanction. Il est temps de dire stop à ce gouvernement. Pour cela, il faut la mobilisation de tous.

Rarement la France a été abîmée à ce point. En l’espace de quelques jours, Christiane Taubira, gardienne des institutions, a menti à deux reprises devant les Français « les yeux dans les yeux ». Comme Jérôme Cahuzac avait menti devant les députés il y a un an. Manuel Valls a menti de la même manière toujours à propos des écoutes scandaleuses mises en place sur les différents téléphones de Nicolas Sarkozy. Et leur chef d’orchestre, Jean-Marc Ayrault, a lui-même menti. Tout cela n’est pas un incident de plus qui vient allonger la litanie de tous les dysfonctionnements de ce gouvernement. Ce n’est que la résultante d’un système policier installé par François Hollande qui se vante en public de tout savoir des faits et gestes de l’ancien chef de l’État.

Nous ne connaissons pas encore les détails de ce qui constitue un gigantesque scandale d’État. Ce dont nous sommes certains, c’est que le pouvoir actuel a mis des moyens disproportionnés pour écouter Nicolas Sarkozy, et à travers lui toute l’opposition. Ce dont nous sommes sûrs, c’est que cette affaire, qui fait de François Hollande le "président des écoutes", a gravement porté atteinte au crédit que les Français peuvent encore accorder à ceux qui nous gouvernent. Et au-delà, c’est la République tout entière qui a été abîmée, abaissée et endommagée.

En l’espace de moins de de ans, cette bande de Pieds Nickelés qui dirige le pays a cassé la croissance, détruit 500 000 emplois et porté la dette de la France à 2 000 milliards d’euros. Ils ont ridiculisé l’image internationale de la nation dans l’affaire syrienne et exposé nos soldats à une opération irresponsable en Centrafrique. Ils ont divisé les Français avec la question du "mariage pour tous" comme cela n’avait jamais été fait depuis la bagarre à propos de l’école libre, il y a trente ans. Et au final, ils ont dévoyé les institutions et détourné l’appareil étatique au service d’une clique de copains et de coquins. Dans quelques jours les Français vont aller aux urnes pour la première fois depuis deux ans. Ils vont devoir élire leurs conseillers municipaux, qui eux-mêmes éliront nos 36 000 maires. Bien sûr, dans la France des villages ou des petites communes, le scrutin reste apolitique, même si plusieurs listes peuvent s’affronter. Et la méthode du panachage permet de donner naissance à des équipes d’intérêt général.

Bien sûr, pour beaucoup d’électeurs, la personnalité de leur maire l’emporte sur sa couleur politique. Il reste que, compte tenu des dégâts, des affaires, des scandales en tous genres vécus par les Français depuis deux ans, jamais autant qu’en cette fin mars un scrutin local n’a mérité et justifié un vote-sanction. Il faut que, le dimanche 23 mars au soir, le signal le plus fort soit adressé à ce gouvernement en sursis. Il faut que la voix de chacun constitue un avertissement. Et pour cela, il faut la mobilisation de tous. De ceux qui voient leur travail méprisé, leur retraite spoliée, leurs valeurs foulées aux pieds et leur image de la France salie au plus haut point. Tous ces Français vont avoir le choix, tant ces élections ont suscité des vocations nouvelles en politique et l’éclosion de petites listes. À tel point qu’il y aura, pour cette élection, un candidat pour 49 électeurs. À Valeurs actuelles, nous respectons ô combien la liberté de vote de nos lecteurs. Nous ne soutenons personne en particulier, sinon des principes, des valeurs et les fondements sans lesquels une société ne peut pas retrouver la confiance.

Mais à cette règle il y a deux exceptions. La première concerne Paris. Jamais la capitale n’a été aussi près de repasser à droite, grâce à la formidable bataille de terrain menée par Nathalie Kosciusko-Morizet. Cette jeune femme talentueuse et expérimentée ne fait pas l’unanimité en raison de certaines de ses prises de position sociétales. Comme l’a déjà écrit dans ces colonnes Denis Tillinac, le peuple de droite doit être assez intelligent pour jeter la rancune à la rivière et voter en fonction du but ultime : rendre la capitale à la droite et en sortir cette gauche immorale qui l’a pillée à son profit. La seconde concerne la méthode. Face à l’apparition de quantité de listes spontanées, il importe de concentrer les voix sur des hommes et des femmes qui comptent vraiment à droite et qui seront au second tour. Il faut que le coup de pied aux fesses adressé à la gauche dimanche prochain soit clair, net et sans bavure. Dans Choses vues, Victor Hugo écrivait : « L’isolement n’est pas possible en temps d’élections, pas plus que la solitude au milieu d’un champ de bataille. » Voilà pourquoi il ne suffit pas de voter bien, il faut surtout voter utile dès le premier tour.

Dans l’intérêt de nos communes, de nos idées, de notre avenir et de la France.

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