Son d’information piège à cons.

Vendredi 10 octobre 2014 // La France

N’ayant pas toujours grand chose à raconter et étant plutôt paresseuses et frileuses pour explorer de vrais sujets, les chaînes d’info nous livrent quotidiennement un feuilleton politique.

C’est de la télé, donc il doit y avoir un scénario pour tenir le téléspectateur en haleine. Évidemment, en ayant tous les quarts d’heure la même chose à raconter, cela finit par devenir pesant. Ce qui démontre que les chaînes d’information en continu ne sont pas grandement utiles, hors événements d’importance, somme toute pas si fréquents.

Donc, quand l’actualité n’est pas là, il faut la créer et, plus grave, la fabriquer. Ainsi en va-t-il pour l’impopularité, qualifiée à chaque fois de record, du François O et de son Premier ministre Manuel Valls. A chaque batterie, hebdomadaire, de sondages (désastreux), c’est la même rangaine doit il partir ? Doit-il rester ? Faut-il changer de Premier ministre ou procéder à un énième remaniement ? Bizarrement, il n’est jamais question d’un possible et souhaitable changement de politique. Étrange. Moins étrange si l’on se souvient que toutes les chaînes info appartiennent à de grands groupes dont elles sont les fidèles, zélées et souvent aplaties porte-idéologie.

Décidemment tous ces gens ont un problème avec la démocratie. Est-il nécessaire de rappeler qu’un sondage n’est pas un vote ? Apparemment oui. Quoi qu’on en ait, Hollande est élu pour cinq ans. Dès lors, à quoi bon, revenir toutes les semaines sur un principe intangible ? Sauf à changer de système et à considérer que les enquêtes d’opinion font loi et que selon leurs foucades, il faut modifier les données du système institutionnel qui en conséquence ne sert plus à rien.

Vouloir créer l’événement à n’importe quel prix, mais le moins cher possible, pose un évident problème de déontologie. Les opposants au gouvernement en place devraient se rendre compte qu’en mettant le doigt dans cet engrenage ils se condamnent eux- même lors de la prochaine alternance. Ils ne voient pas si loin, d’autant qu’à droite, ils n’ont strictement rien d’autre à présenter qu’une politique encore plus violente et régressive en matière économique et sociale.

Au lieu de nous livrer toujours les mêmes commentaires de toujours les mêmes experts téléprogrammés, LC1, BFM et autre iTÉLÉ, pourraient organiser de vrais débats, avec des gens qui n’ont pas tous la même détestable habitude d’être d’accord pour ne surtout rien changer. Je sais, c’est beaucoup trop leur demander.

Charles GUÉMÉNÉ

Écho des blogs : Amoureuse gauche !

Nous aimons l’entreprise affirme les dirigeants « socialistes ». N’est-ce pas plutôt l’amour porté au capital, le nouveau credo du gouvernement ?

La France championne des versements de dividendes en Europe » titre le 20 août la version Internet du Figaro. Les chiffres repris d’une étude Henderson Global Investors sont impressionnants. Ce sont 37 milliards d’euros qui auront été distribués en France aux actionnaires cette année, à rapprocher des 40 milliards d’euros de baisse en quatre ans sur les prélèvements touchant les entreprises.

Manuel Valls, dans son discours au Medef le 27 août, en donne la mesure : « Cela représente 2 points de PIB. Dès 2015, ce sera pour nombre de salariés l’équivalent de 10 points de cotisations sociales en moins. » Un tel engagement est salué par les dirigeants des grands groupes et leurs actionnaires. Ce que Manuel Valls ne dit pas c’est le coût social d’une telle mesure, son impact destructeur sur le financement des solidarités !

Les militants socialistes se sont interrogés à l’Université d’été de La Rochelle o La gauche aime-telle l’entreprise ? » Je leur conseille de lire un article de Laurent Cordonnier repris d’une étude réalisée à la demande de la CGT et publiée dans la version Internet du Monde Diplomatique sous le titre « Coût du capital, la question qui change tout ».

Il y décrit l’augmentation vertigineuse du montant de la rente financière « Ces transferts de richesse vers les prêteurs et les actionnaires représentent une manne importante qui n’a cessé d’augmenter, de 3 % de la valeur ajoutée française en 1980 à 9 % aujourd’hui. » Et démontre que « la financiarisation de l’économie rend largement compte des piteuses performances des économies anciennement développées depuis une trentaine d’années. » Il sépare clairement deux notions : le coût économique et le coût financier. Le coût économique est l’effort productif nécessaire à la création des moyens de production. « Cet effort productif représente le « vrai » coût du capital. » Quant au coût financier il est la rémunération des personnes et des institutions qui ont apporté un capital. Ainsi en 2011 ces intérêts et dividendes représentaient en France pour l’ensemble des sociétés non financières 94,7 milliards d’euros !

Dans sa conclusion Laurent Cordelier propose de s’attaquer à la rente indue plutôt qu’au travail. « Une authentique social-démocratie devrait se fixer l’objectif de libérer la puissance d’action des gens entreprenants, des salariés du joug de la propriété et de la rente. » Avec la politique de l’offre et sa stratégie de recherche de la compétitivité par la baisse du coût de travail nous tournons le dos à cette solution, avec le désastre social que nous vivons.

Energie

Les enjeux de la discorde

La construction d’un nouveau gazoduc paneuropéen, appelé South Stream, met de l’eau dans le gaz des relations internationales.

Un premier réseau passant par l’Ukraine permet à la Russie d’exporter son gaz vers l’Union européenne mais les Ukrainiens ne parviennent pas à régler leur facture énergétique. La Russie cherche donc à construire un autre gazoduc qui lui permettrait de livrer son gaz en Italie et en Allemagne tout en évitant l’Ukraine. Pendant de nombreuses années la Russie était le premier producteur de gaz naturel et ce n’est qu’en 2013, grâce à l’exploitation du gaz de schiste, que les États-Unis l’ont devancée. Une véritable guerre économique ayant pour objet principal le marché européen a été déclarée.

Les dimensions du gazoduc sont significatives, 2 400 km de tuyaux, cinq pays traversés et une dizaine d’États intéressés par sa construction. À terme, la société Gazprom, à l’initiative du projet, pourra acheminer environ 47 milliards de mètres cubes par an vers l’Europe. Le projet concurrent Nabucco (reliant le Moyen-Orient et l’Europe) ne sera en mesure d’apporter que 31 milliards de mètres cubes par an et il est sans commune mesure avec les modestes projets soutenus par la Commission européenne. De plus, le projet Nabucco est sur le point d’être abandonné, malgré les efforts américains, puisque aucun accord n’a pu être trouvé avec l’Azerbaïdjan et le Turkménistan. Les États- Unis voient d’un mauvais œil l’avancée des travaux russes qui pourraient renforcer la dépendance énergétique de l’Europe envers l’ex-empire soviétique.

Cela explique pourquoi la Bulgarie a fait l’objet de tant de pressions depuis que sa participation à South Stream a été confirmée le 31 juillet 2014. Alors que le Parlement a été dissout le gouvernement provisoire mis en place tend à revenir sur son accord sous prétexte que la Bulgarie n’est pas en mesure de faire face à des sanctions européennes. Pourtant, la population bulgare a tout intérêt à voir le projet aboutir. En effet, les pays traversés bénéficieraient de tarifs réduits comme c’était le cas en Ukraine jusqu’en mars dernier. Lorsque Gazprom, devant une facture impayée de 3,1 milliards de dollars a rétabli les tarifs classiques en Ukraine, une grave crise sociale a déstabilisé le pays. On voit donc à quel point des États comme la Bulgarie, la Serbie et la Hongrie pourraient profiter de la mise en oeuvre d’un tel projet tout en craignant les pressions diplomatiques et géopolitiques. Les États semblent souhaiter prendre le risque puisque, actuellement, seule la Bulgarie est sur la réserve.

La dépendance de l’Europe envers l’énergie russe fait peur à l’Union européenne. C’est pourquoi Bruxelles s’oppose à la réalisation du projet. Ce dernier viole en effet les règles de libre concurrence puisqu’il est interdit à une même société de produire et d’acheminer du gaz. Cette disposition d’inspiration libérale et favorable aux entreprises limite aujourd’hui leur action. Les sociétés européennes, partenaires de South Stream, semblent avoir décidé de passer outre les recommandations européennes. Le PDG de la société autrichienne OMV Gerhard Roiss, a ainsi déclaré : « I ’Europe a besoin du gaz russe. L’Europe aura besoin de plus de gaz russe dans le futur parce que la production de gaz européen est en chute. Je pense que l’Union européenne le comprend aussi. »

L’Europe est donc encore une fois divisée entre son avenir financier et ses aspirations géopolitiques. À l’heure où le traité transatlantique est dans toutes les têtes, il est évident qu’un rapprochement de l’industrie européenne avec la Russie ne concorde absolument pas avec les projets diplomatiques de l’Union. Il est toutefois notable que comme le fait remarquer également Gerbard Roiss, « aucune sanction prise par l’Europe à l’égard de la Russie ne concerne le marché de l’énergie. »
Devant toutes ces faiblesses et ces divisions, la Russie montre un front uni et fort. Anatoly Yankovski, le ministre russe de l’Énergie promet de son côté que rien ne pourra entraver la construction de South Stream. 11 refuse de laisser l’Union européenne édicter des lois concernant un réseau qui ne sera pas exclusivement situé sur son territoire. Et effectivement, la Turquie dont les eaux territoriales étaient concernées par les travaux avait accepté le projet. Elle avait procédé au préalable à une étude sur les conséquences écologiques d’un tel projet en Mer Noire et après avoir conclu que le projet ne nuirait pas gravement à l’environnement, un accord avait été signé.

L’Europe, suivant l’impulsion allemande a décidé de modifier sa politique énergétique pour aboutir à son indépendance. Nous parlons bien d’indépendance et non d’autosuffisance. L’Allemagne, après avoir accepté la construction d’un gazoduc russe passant par la mer baltique, a décidé de se rapprocher des États-Unis en vue d’une exploitation du gaz de schiste. L’Italie et la France ainsi que leurs entreprises ENI et EDF voudraient également profiter des ressources russes, ce qui explique pourquoi elles soutiennent South Stream en dépit des avertissements de la Commission européenne. La Russie de son côté souhaite aussi être moins dépendante du marché européen et s’est donc mise en relation avec son puissant voisin chinois.

La Russie dispose d’un sous- sol extrêmement riche en hydrocarbure mais elle n’a pas encore les moyens de les exploiter. Elle est donc en quête de capitaux et de technologies, ce que la Chine est en mesure de lui apporter. Cela lui permettrait aussi d’obtenir une ouverture sur le marché asiatique qui est très demandeur en énergie. Toutefois, les tensions subsistent entre Chinois et Russes et la confiance n’est pas encore installée même si les derniers contrats signés semblent aller vers un rapprochement durable des deux géants contre les États-Unis.

Yvonne RICIITHOFEN

Capital : Le dilemme de Rastignac toujours actuel.

Mon a priori négatif à l’égard de la science économique - que je trouvais plus conjoncturelle encore que les lois de conjoncture qu’elle nous prêche souvent comme vérités révélées pour les changer quelques mois après - s’est quelque peu corrigé à la lecture du volumineux livre de Thomas Piketty. Il m’a convaincu qu’une science économique sérieuse est possible.

De quoi s’agit-il ? Rien de moins que d’un résumé systématique de la situation patrimoniale et d’évolution des revenus, au cours des 200-230 dernières années dans les principaux pays européens et, progressivement, dans le monde entier : d’abord en France et en Grande-Bretagne (qui disposent des données les plus complètes pour la période), puis aux États-Unis, en Allemagne, en Suède, au Japon, ceci en fonction de l’évolution des statistiques dans les pays concernés. Bref, l’auteur intègre toutes les sources statistiques existantes. Il va de soi qu’un tel travail eût été simplement impensable à l’époque précédant les ordinateurs. Toutes les sources statistiques peuvent être consultées par le lecteur sur un site Internet parallèle au livre, ce qui permet d’alléger sa lecture (qui compte quand même presque mille pages).

Piketty combine donc le savoir économique avec une approche historique dans le cadre de la tradition française de l’histoire du « long terme » chère à l’école des Annales et de l’histoire quantitative ou sérielle développée à partir des années 50 et 60. L’avantage de cette approche consiste dans le fait que pour les revenus, les comptes nationaux, la situation patrimoniale, les successions, le volume du capital, le PIB, le niveau des rémunérations, etc. nous disposons de sources détaillées à partir de la fin du XVIIIe siècle. Ceci dans les principaux pays européens et progressivement aussi dans les autres pays qu’on peut assez facilement organiser en séries comparables. Pour exécuter ce travail titanesque, il fallait disposer les faits auxquels nous sommes tous confrontés dans la vie économique en une longue perspective historique. Au côté des sources statistiques, Piketty n’hésite pas à exploiter la littérature il montre que les descriptions de la situation matérielle des protagonistes des romans, notamment chez Honoré de Balzac pour la France et Jane Austen pour la Grande- Bretagne, sont d’une grande précision et s’adressaient à l’époque à un public tout à fait averti.

Qu’apprend-t-on par là avant tout ? Comme il est impossible ne serait-ce que de résumer la somme de richesses et d’observations que contient cette oeuvre, contentons-nous de souligner quelques résultats particulièrement importants. Par exemple, en ce qui concerne la fameuse croissance économique, Piketty démontre que le rythme de la croissance capitaliste, constaté tout au long du XIX° siècle et, en dehors de périodes exceptionnelles, également au siècle suivant, se situe autour de 1 %, au maximum 1,5 % par an dans les pays à la pointe du progrès technologique et éducationnel. Les rythmes de croissance plus élevés sont dus à un phénomène de rattrapage, soit des pays en retard par rapport à ce niveau (pays « émergents » actuels), soit dans les périodes qui suivent les destructions massives provoquées par les guerres (pays européens de l’après-guerre). Ce rythme peut paraître très faible, mais en comparaison avec l’économie préindustrielle (dans laquelle la croissance s’estimerait, par interpolation à partir du néolithique, de l’ordre des dixièmes ou centièmes d’un pour cent et était liée étroitement à la croissance démographique), il est relativement élevé.

Les Trente Glorieuses qui servent toujours, en France, de référence à la croissance, étaient donc une période exceptionnelle qui n’a aucune chance de se reproduire. Par ailleurs, l’auteur montre que la croissance en cette même période, aux États-Unis et en Grande-Bretagne - pays beaucoup moins détruits par la guerre - était déjà nettement plus faible. À partir des années 80, nous assistons donc, non pas à une crise, mais à un retour du capitalisme à son fonctionnement « standard ».

L’autre importante conclusion tirée par l’auteur concerne l’histoire de la distribution (éventuellement de la redistribution) des richesses. Il construit à travers ses séries historiques une courbe en forme de U qui s’applique, par exemple, au rapport entre le volume des patrimoines (le capital) et le PIB annuel français ou britannique (dans une moindre mesure pour les autres pays). À la Belle Époque, avant la Grande Guerre, ce rapport culminant autour de 900 % (le capital représente neuf années de PIB du pays concerné), le poids du capital est donc à son maximum et, dans cette société de rentiers, il écrase la production. Le revenu du capital est élevé par rapport au revenu du travail. Les guerres européennes ayant provoqué la destruction massive des patrimoines, la proportion capital/ PIB descend à environ 200 % en 1946, dans une société entièrement orientée vers la production et la reconstruction. Cependant elle se met ensuite à monter de nouveau, d’abord très lentement (dans les années 50-70), puis beaucoup plus vite (à partir des années 80). Ce niveau de la proportion était déjà en 2010, 600-700 % en France. Grande-Bretagne et États-Unis. Nous assistons donc au retour d’une société des rentiers et le dilemme de Rastignac, formulé par Balzac dans le Père Goriot (Pour réussir dans la société, vaut-il mieux travailler ou épouser une riche héritière ?) tourne de nouveau en faveur de la deuxième alternatives dans la société actuelle, il est exclu de grimper vers les sommets par un travail honnête.

L’autre important résultat des analyses historiques de Piketty est son constat que le rapport moyen à long terme du capital tourne systématiquement autour de 4-5 % par an (dans la société actuelle 3-4% après impôt, mais qu’il atteint par contre jusqu’à 6-7 % dans le cas des très grandes fortunes - qui peuvent se payer des armées de fiscalistes et de conseillers en investissement). Il montre que c’était grosso modo le cas déjà pour la rente foncière dans les sociétés préindustrielles de même que dans l’économie esclavagiste des États du Sud des États-Unis au XIXe siècle, La conséquence en est claire : sauf en périodes de destruction massive (guerres, cataclysmes) et de rattrapage du niveau de la limite supérieure du développement technologique et éducationnel de l’époque, les revenus du capital dépassent systématiquement le taux de croissance, qui se situe, comme nous l’avons vu, autour de 1-1,5% par an. Le poids des patrimoines a donc automatiquement tendance à grandir de plus en plus, à provoquer des inégalités de plus en plus marquées et, en fin du compte, à étouffer l’activité productrice et créatrice dans une société donnée, puisqu’il devient de plus en plus désavantageux de travailler, voire d’entreprendre, et de plus en plus urgent de se chercher une riche héritière (ou autre combine gagneuse de fortune).

Il semble que Piketty reprend ici la fameuse thèse de Marx sur l’accumulation infinie du capital. On sait que dans la partie très spéculative de cette thèse, Marx soutient que le capital à cause de cette accumulation va s’étouffer progressivement soi- même, commettre une sorte de suicide programmé puisque les taux de ses revenus vont fatalement baisser - sil n’y a plus où investir, le revenu du capital sera proche de zéro et par conséquent le capital perdra lui-même toute valeur. Cette thèse est hautement improbable parce qu’elle suppose un intervalle du temps s’étendant sur des siècles. En attendant, nous sommes condamnés de vivre dans un monde où il faut tenir compte de cette tendance lourde du capitalisme à creuser indéfiniment les inégalités.
Pour la contrer et parer ses conséquences très néfastes pour la cohérence sociale, les pouvoirs politiques ont recouru à différentes stratégies de redistribution. Nous trouvons chez Piketty notamment une revue historique des différents impôts (sur le revenu, sur les successions, sur les fortunes). Pour le non-initié, il est édifiant d’apprendre que l’impôt sur le revenu a son origine en Grande- Bretagne, que l’imposition progressive sur le revenu et sur les successions avec les taux marginaux très élevés avoisinant 100 % sont une invention américaine, que loin encore dans les années 60 et 70 les impôts sur le revenu étaient beaucoup plus élevés au Royaume-Uni et aux États-Unis qu’en France ou en Allemagne. Le lecteur trouvera dans son livre une foison de détails intéressant que nous ne pouvons que mentionner la description croustillante du « fonctionnement » des très grands.

Enfin, dans la dernière partie l’auteur livre ses réflexions sur la manière de réguler le système capitaliste et les moyens de contrer ses néfastes tendances à l’asymétrie.

Il prône l’établissement d’un impôt mondial et progressif sur les patrimoines, qui devrait s’appuyer sur un système généralisés budget et global d’échange des informations bancaires. Il est conscient qu’à l’heure actuelle une telle proposition paraît complètement utopique, mais il pense que l’on pourrait commencer à l’appliquer par exemple au niveau européen ou occidental, et fait observer que certaines ébauches en ce sens existent déjà, par exemple dans l’IGF français, ou dans certaines législations américaines.

Par Martin Hybler.

Répondre à cet article