Sa Majesté Nicolas II : Tsar de toutes les Russie.

Vendredi 8 février 2013 // L’Histoire

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TSAR de toutes les Russie, Nicolas II est né pour les petits bonheurs bourgeois. Amoureux fou de son épouse, Alix de Hesse-Darmstadt, il aurait aimé mener une vie familiale paisible. A la mort d’Alexandre III, il s’est écrié : « Je n’ai jamais voulu être tsar.

On le comprend

Sa vie publique ne fut qu’échec et tragédie. Le jour de son couronnement, le 26 mai 1896, la fête tourne au drame. Il y a plus de 1300 morts. En 1904, il part en guerre contre le Japon pour préserver les intérêts russes en Mandchourie. Ce sont les défaites de Port Arthur et de Tsushima. Au même moment, maladroit, réfugié à Tsarskoïe-Selo, loin de ses peuples, il ne sent pas gronder le mécontentement et l’agitation socialiste ; Il laisse la main à ses ministres.

Le 22 janvier 1905, c’est le Dimanche rouge. La foule marche sur le palais d’Hiver. Elle est pacifique. Mais le ministre de l’Intérieur perd son sang-froid. L’armée charge. Il y a plusieurs milliers de morts. Nicolas II est devenu Nicolas le Sanglant. Le Cuirassé POTEMKINE se mutine. Odessa est le théâtre d’un bain de sang. Nicolas Il tente de reprendre l’avantage en promulguant, en 1905, le manifeste d’Octobre qui prévoit l’instauration d’une régime constitutionnel.

Avec son ministre Stolypine, la situation s’arrange. L’économie est florissante, les tensions s’apaisent. Mais c’est le chant du cygne. En 1911, Stolypine est assassiné. Fini les réformes. L’année 1914 est fatale. Prisonnier de la logique des alliances, Nicolas II tient parole vis-à-vis de la France et attaque en Prusse orientale. L’armée n’est pas prête. Les désastres succèdent aux désastres. Toujours plus éloigné de son peuple, sous la coupe de son entourage, et en particulier de Raspoutine, il assiste impuissant à la révolution qui, en mars 1917, met fin à sa dynastie tricentenaire.

La seconde révolution, celle d’Octobre, celle des communistes marque le début d’un chemin de croix personnel qui le conduit à Tobolsk et à Iekaterinbourg.

C’est le temps du martyre. En l’an 2000, le patriarcat de Moscou accorde à toute la MAISON ROMANOV, l’honneur des autels. Avec un Saint, l’Aigle des Romanov s’est éteint en beauté.

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