Rêve inachevé.

Mercredi 21 novembre 2012 // Mes poèmes

Tel un goutte-à-goutte, la pendule égraine les secondes.
Le temps ne s’arrête jamais, la vie n’est qu’un passage.
Le conscient ne perçoit que l’éphémère.
L’horloge céleste est d’une immuable précision, la nuit tombe, le soleil.
S’estompe.

L’astre lunaire commence à être tourmenté par une Terre qui tourne.
Dans notre immense galaxie.
Les ténèbres planent sur nos têtes et nos esprits.
Morphée se joue de nous, nos paupières battent insensiblement.
Le sommeil et les rêves commencent.

Elle est là, présente à mes côtés.
Sa chevelure caresse mon visage, ses lèvres se posent sur les
Miennes.
Tour contre moi, je sens la chaleur de son corps.
Nos mains s’enlacent, nous courons sur la plage.
La chaleur du soleil, la chaleur de l’amour, décuplent l’intensité du moment.

Nous nous jetons dans l’immensité bleue azur.
L’eau salée imprègne nos nudités.
Ballottés par les vagues, nous sommes des marionnettes désarticulées.
Bientôt affalés sur le sable chaud des tropiques.
Qui est donc cette muse, cette sirène. ?

Son nom m’est étranger.
Sa chevelure m’intrigue, tout s’embrouille, est-elle blonde, je la croyais.
Brune. Nous sommes seuls devant cette transcendantale beauté.
Nos étreintes augmentent, l’amour est à son paroxysme.
Quel est ce bruit étrange qui soudain retentit ? Le jour se devine, la Lune.
S’éloigne.
C’était un rêve.

Toi Divinité, l’esprit de l’amour, dit moi que je la reverrai.
Mes yeux deviennent humides, je hurle ma ne détresse, rien, le néant, le vide. La triste réalité est au rendez-vous.
La pendule égraine toujours les secondes du non-retour.

Des semaines sont passées, mais je ne t’ai point revu.
Ma tristesse est là, patente, incapable de réagir ; Et pourtant !
Je t’aime, ton corps me manque, il m’est indispensable comme ton esprit.
Te révérai-je bientôt ? l’attente est trop longue, je n’aperçois pas cette lumière qui m’a temps donné de bonheur...

Répondre à cet article