Poutine signe le retour de la Russie dans lagestion des affaires du monde.

Dimanche 13 octobre 2013 // Le Monde


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L’article de Vladimir Poutine, dans le New York Times du 11 septembre, a provoqué des couinements de cochons qu’on égorge. Ces cochons qu’on égorge sont exactement ce qu’on peut imaginer, à savoir, ceux dont les ordres du jour et les profits auraient été favorisés par une attaque contre la Syrie par le pouvoir de Barack Obama. Parmi ces porcs qu’on égorge, figurent les blogueurs de Human Rights Watch dont l’alignement sur Washington, commence à beaucoup inquiéter et à donner des arguments à ceux qui soutiennent que cette organisation des droits de l’homme est sous la tutelle de ses bailleurs de fonds et bienfaiteurs sociaux. D’où la question de savoir s’il reste encore une seule institution qui n’ait été corrompue par l’argent ? Quand les malles de billets ne viennent pas de Washington, de Paris ou de Londres, elles sont expédiées de Ryad ou de Doha à défaut de l’être de Moscou, de Pékin ou de Caracas quand ce n’est pas de Tel Aviv ou de Téhéran.

L’argent est la principale plaie de l’humanité, de nos jours.

Notez que la raison pour laquelle Poutine est critiqué, c’est qu’il a bloqué Barack Obama d’attaquer la Syrie où la moitié des combattants contre le régime de Bachar el-Assad est composée de djihadistes que personne ne trouve sympathique en Occident. Pourquoi les soutenir alors en Syrie alors qu’on les exècre ailleurs ? Comprenne qui pourra la logique occidentale ! Contre toute attente, Poutine se révèle aujourd’hui comme leader du monde libre et défenseur de la primauté du droit et révèle Barack Obama pour ce qu’il est, c’est-à-dire, le prolongement d’un certain chef de guerre appelé Georges W. Bush, à la tête d’un gouvernement voyou, sans foi ni loi, irresponsable, engagé dans les mêmes mensonges et les crimes de guerre comme sous le temps de Bush-Fils.

Ce que Barack Obama dit aux Américains, c’est exactement ce qu’Adolf Hitler avait dit aux Allemands. Les Russes, après avoir supporté plus que quiconque le poids de la machine de guerre allemande, savent combien il est dangereux d’encourager les gens à se considérer comme exceptionnels, non tributaires de la loi, des Conventions de Genève, du Conseil de sécurité des Nations-Unies, et des préoccupations humanitaires pour les autres. Poutine qui ne croit pas en Dieu a fait la leçon à Obama en lui disant que « Dieu nous a créés égaux ».

Si Poutine avait voulu faire à Obama tous les reproches que celui-ci méritait, il aurait pu dire : « Obama a raison, la politique du gouvernement américain est ce qui rend exceptionnel les Etats-Unis. Les Etats-Unis sont le seul pays au monde qui a attaqué 8 pays en 12 ans, assassinant et dépossédant des millions de musulmans sur la base de mensonges. C’est pas un exceptionnalisme dont on peut être fier ».

On ne peut évidemment pas comparer Poutine à Obama (qui a déjà eu la peau de Kadhafi en 2011 sans analyser, préalablement, les conséquences qui en découleraient et qui affectent toute la zone sahélo-saharienne). Cela dit, Poutine ne devra pas sous-estimer la fausseté de ses ennemis à Washington. Il a prévenu que les militants dont Washington est en train d’assurer l’élevage au Moyen-Orient sont un sujet de vive préoccupation. Lorsque ces militants rentreront dans leur pays, ils propageront la déstabilisation, comme lorsque des extrémistes utilisés par les Etats-Unis dans le renversement de la Libye sont passés au Mali.

La déstabilisation des autres pays, cela semble précisément l’objectif principal des guerres de Washingtgn au Moyen-Orient. C’est comme si Washington cherchait la radicalisation des musulmans pour répandre les conflits dans les populations musulmanes des pays émergents (Chine, Russie, etc.). La machine de propagande de Washington va ensuite transformer ces terroristes en « combattants de la liberté contre les gouvernements oppressifs russes et chinois », et utiliser Human Rights Watch et d’autres organisations pénétrées et corrompues par la Maison Blanche pour dénoncer la Russie et la Chine pour avoir commis des crimes de guerre contre des combattants de la liberté. On connait la chanson...

Si les Etats marionnettes américains de l’Otan se réveillent à temps, les vat-en guerre de Washington peuvent être isolés, et l’humanité pourrait échapper à une escalade susceptible d’entraîner l’humanité vers une troisième guerre mondiale. Car qu’on n’oublie pas que Poutine a fait voter un colossal budget de 600 milliards de dollars, sur dix ans, pour moderniser l’armée rouge et l’industrie de guerre russe. On a vu les premiers effets de ce programme avec la reculade de Washington en Syrie. L’ambition est de contrer l’expansionnisme de Washington et de faire de la Russie à nouveau un pays qui compte sur la scène mondiale et qui peut compter aux yeux des pays émergents. La Syrie est le premier test de ce retour en force de l’Ours polaire, du moins, ce qui en reste après le démantèlement des républiques de l’ex-Union soviétique. !`

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