Philippe Vaurs.

L’esprit d’indépendance.

Mardi 7 janvier 2014 // Divers

Philippe vit le jour dans le courant des années 60, ce fut un enfant attachant, aimant vivre comme les jeunes de son âge sans être démonstratif, mais sur de sa volonté de prouver qu’il aurait un jour son propre hôtel. À l’époque, ce fils de commerçant ne songeait qu’à devenir un jour chef d’entreprise, assumer son propre destin.

Avoir une affaire bien à lui, terminer au plus vite ses études et agir comme, l’avait fait ses parents. Un vœu pieux, non, une volonté de démontrer qu’il pourrait un jour être l’égal de ses bougnats qui au Pays aimaient faire une démonstration malsaine de leur richesse.

C’est par une volonté sans cesse exprimée que mon fils a réussi le miracle de devenir un professionnel de l’hôtellerie. C’est grâce au vouloir de sa maman que notre fils a pu faire ses premières armes dans une profession qui aujourd’hui le magnifie au-delà de toutes ses espérances et de celles de ses parents.

Je tenais à faire cette mise au point, car à titre personnel, je n’avais aucune envie de recommencer dans l’hôtellerie vu que toute ma prime jeunesse, j’avais « baigné » dans l’hôtel de mes parents à Laguiole village du haut Rouergue et j’en garde un mauvais souvenir.

Ce n’est qu’à l’âge de 28 ans que Philippe quitta le nid familial, il trouva rapidement son indépendance, et au cours de ses vacances, il connut celle qui allait devenir sa femme et la maman de ses deux enfants. Deux merveilles, qui, s’ils font la joie de leurs parents, sont de féeriques petits-fils pour leurs grands-parents.

Philippe, PHINOU « pour moi », a été un enfant où son intelligence fut remarquée non seulement par notre famille, mais aussi par une clientèle qui avait remarqué sa vivacité d’esprit, et sa gentillesse.

S’il fut un élève moyen, il était doté d’une surprenante vision d’une société qui disait-il n’en a rien à cirer « d’une jeunesse qui mise à part les fils et filles de riches » devait s’assumer SEUL.

Cette perception négative de notre société fit que, jamais il ne trouva un quelconque intérêt à s’investir tant en politique ou auprès d’associations caritatives ou philosophiques.

Philippe reçus des conseils avisés de sa Maman, ma femme est une passionnée, elle vit ses différentes occupations avec le même enthousiasme. Annie est issue d’une famille dépositaires de principes qui de nos jours ont tendance à disparaître.

Si ces valeurs prenaient toutes leur noble signification il y a plusieurs décennies, elles disparaissent peu à peu, et pourtant !

Le travail, le respect de l’être humain quelles que soient ses origines, la morale chrétienne, le droit pour tous à vivre libre et égaux, telles sont d’immuables valeurs. Philippe en est fortement imprégné, c’est pour tout cela que le papa que je suis, éprouve un amour incommensurable pour son enfant, et une fierté où transpire un respect du au fils qu’il est, et à son parcours sans fautes..

L’aventure » hôtelière de Philippe repose, sur son vouloir à revenir aux sources de la vieille hostellerie française adaptée à une nouvelle ère, à un nouveau siècle. Mon Fils a voulu bâtir sa conception de l’hôtellerie sur des fondements dignes de notre savoir français.

Une hôtellerie personnalisée qui rompt avec des années d’un classicisme suranné. C’est à Paris qu’il a voulu bâtir ses hôtels, Paris, ville lumière qui de tout temps a su allier modernité et tradition.

C’est une belle histoire, c’est le destin d’une fratrie, c’est le privilège d’une famille dynaste qui fixa son destin à Laguiole, « village du Rouergue » une cité située sur les monts d’Aubrac, « d’où est monté «  (en diligence, puis en train et enfin en automobile) » des centaines de familles » vers PARIS.

Notre fils a fait preuve « très jeune » de son indépendance, il voulait nous prouver qu’il avait les connaissances nécessaires pour devenir indépendant ; avait-il conscience qu’un hôtel coûte un prix exorbitant, contrairement à une « limonade » où l’on trouve des fournisseurs aptes à nous financer l’établissement ? Si c’est en maniant souvent la forge que l’on devient un bon forgeron, c’est en ne comptant pas les heures de présence et de travail que l’on devient un respectable hôtelier.

Dur au travail, Philippe avait un caractère autoritaire, pas toujours facile à suivre ; avec le recul, je me dis qu’il nous a fallu beaucoup d’amour pour travailler en famille de façon harmonieuse. Les parents, nous pensons à tort que nous sommes les plus capables pour gérer nos établissements.

PARIS, VILLE INCONTOURNABLE POUR LE DESTIN DE MES COMPATRIOTES.

Cet exode, cette transhumance, commença vers la fin du XIX° siècle. Nos anciens avaient l’habitude du travail rigoureux ; chez eux, pas de vacances, pas de fin de semaine pour se reposer, une seule matiné, le dimanche pour aller prier et suivre l’office catholique à l’église de la paroisse.

Un siècle a passé, si mes compatriotes sont toujours les heureux propriétaires de CHR ; ce sont les enfants, et les petits enfants qui aujourd’hui perpétuent la tradition avec des moyens financiers beaucoup plus importants. Je ne peux que regretter la disparition progressive de ces «  bistrots, et restaurants, qui apportaient cette convivialité si chère à une clientèle avide d’une respectueuse familiarité ».

Notre bonne nourriture à la française, laisse, sa place à une « infâme bouffe« importée des États-Unis d’Amérique, des Pays arabes, voire de Turquie ou de Chine .

Les hôtels modernes sont devenus des monstres froids, des chaînes hôtelières sans âmes, des chambres où aucune décoration ne vient apporter cette touche à la française, décoration à nulle autre pareille ; seul compte la rentabilité ; Être hôtelier est un métier, Philippe est né alors que ses parents avaient eux-mêmes un bar hôtels. Il possède l’amour de ses établissements où règne une atmosphère intimiste et chaleureuse.

Philippe comprit qu’il n’était pas destiné à devenir limonadier ; par contre ayant vu ses parents propriétaires d’établissements hôteliers, c’est vers ce type de commerce qu’il songea à en devenir un jour l’heureux patron.

Un bon hôtelier doit bénéficier d’un savoir qui ne s’apprend pas, il est ancré en soi.

Être pourvu d’intelligence, de bon sens, de courage, bénéficié des compétences nécessaires pour affronter une profession qui exige un vouloir de satisfaire celles et ceux qui nous font l’honneur de choisir nos hôtels et d’y trouver un second chez soi.

 

Elegancia Hôtels Paris
La gloire arriva enfin.

Eleganciahotels, et l’œuvre de Philippe VAURS, il a mis son savoir à bâtir une hôtellerie nouvelle. Les grands de ce monde viennent dormir, ou faire des conférences dans ces établissements de luxe où accueil rime avec confort.

Le petit VAURS est devenu grand, c’est mon enfant et je l’aime...

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