Ouverture au Rwanda d’un laboratoire contre les moustiques.

Lundi 10 novembre 2014 // Le Monde

Le Centre biomédical du Rwanda (RBC) a ouvert, mardi 16 septembre, un laboratoire standard d’identification des moustiques et d’autres parasites, qui doit permettre de contrôler, efficacement, la propagation du paludisme et d’autres maladies d’origine parasitaire. Ce nouveau site aidera le Rwanda à tester de nouveaux insecticides destinés à la vaporisation en intérieur, et d’accomplir d’autres nouvelles découvertes concernant les espèces de moustiques et les médicaments adaptés.

Situé à Kigali, au sein de l’école universitaire de santé publique, du Rwanda, ce laboratoire a coûté quelque 400.000 dollars à mettre en place, et permettra de tester des échantillons, au Rwanda, selon les responsables de santé.

Le laboratoire d’entomologie fournira les éléments nécessaires pour servir de base à la formulation de politiques et de décisions stratégiques en matière de contrôle des vecteurs, au Rwanda et dans la région, ont indiqué des responsables. Nous serons en mesure d’identifier différents types de moustiques infectieux et non infectieux d’ici peu. Les méthodes de test antérieures reposaient sur des microscopes qui permettaient d’identifier un moustique en 30 minutes, mais ce nouveau laboratoire est capable d’identifier 96 moustiques, à la fois, en 30 minutes », a déclaré Emmanuel Hakizimana, directeur en charge du contrôle des vecteurs au sein de RBC.

Les résultats seront fiables car le laboratoire permettra d’identifier les moustiques au moyen de tests ADN, et non plus, simplement, d’un microscope, a-t-il fait valoir.

Jusqu’à présent, neuf espèces de moustiques ont été identifiées, et les vaporisations dans un bâtiment permettent de réduire le temps de séjour des moustiques, dans ce lieu, de 48 heures à 12 heures. Environ, 67% des moustiques se nourrissent sur les humains, tandis que, les autres, se nourrissent sur les animaux, selon des études.

Ce laboratoire servira, également, à tester l’efficacité de médicaments, y compris, de vaporisations utilisées pour le contrôle du paludisme, afin de s’assurer que les gens ne soient pas abusés par des faux médicaments. Les tests d’échantillons menés sous l’égide du laboratoire ont permis de révéler que la vaporisation anti-moustiques appliquée, une fois, tous les six mois, dans le pays, n’était pas suffisante, car son efficacité se dissipait, avant, ce qui a amené à recommander de mener ces vaporisations, deux fois, tous les six mois.

Le RBC s’appuyait, auparavant, sur douze dispensaires pour tester les moustiques avec des microscopes, mais, il a demandé une aide internationale pour améliorer ce système dont l’efficacité s’est révélée insuffisante.

Le Rwanda s’est fixé pour objectif d’éliminer le paludisme, à l’horizon 2018. Le taux de morbidité du paludisme s’élève à 9%, tandis que son taux de mortalité est de 4%.

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