Nos amies... les abeilles.

Jeudi 15 mars 2012 // Divers

Personne ne peut rester en dehors de la vie des abeilles. On le rencontre un peu partout dans notre Pays. Elles voltigent et se croisent dans de nombreux endroits sans jamais se heurter. A l’extérieur, elles travaillent, pollinisent, pour que nos paysans obtiennent de meilleurs rendements.

Sous notre ciel, quand le temps est beau, elles se hâtent en dan sant sans les airs de magnifiques Bourrées endiablées. L’oeil avisé observe et voit de-ci de-là, à ras de terre, dans des recoins bien abrités, de petites maisonnettes. Ce sont des ruches as sises sur deux parpaings ou autres et recouvertes d’une ou plusieurs pierres afin que le toit ne soit pas emporté par le vent Le novice les prendrait pour des cabanes de chiens ou de petit animaux.

Des femmes et des hommes qui protègent la nature et l’environnement, sauvegardent leurs demeures. Avec les abeilles, ils maintiennent l’équilibre biologique qui, de nos jours, est plus que menacé et en péril. Cet engouement vient bien souvent d’une tradition ancestrale, voire familiale ou amicale. Il faut être courageux et patient, savoir endurer les piqûres (elles sont bonnes pour la santé et les rhumatismes). Le débutant ne doit pas se lancer sans connaissance. Aussi, il est bon, avant de commencer, de s’initier et de connaître leurs moeurs.

J’ai lu, il y a quelque temps, que : « Chaque fleur est une fontaine de cire et de miel, les abeilles en sont le canal et les ruches les serves ». A nous tous d’en tirer les avantages. Aussi, il serait bon de remercier les apiculteurs. Ils sont les bergers de la flore et du rendement des récoltes. Ils apprécient, à leur juste valeur, les nourricières de notre jolie planète afin qu’elle ne devienne pas un désert. Tout ceci pour vous dire et surtout vous mettre en garde, nos amis cultivateurs, que d’importants groupes agro-alimentaires, malgré nos appel au secours, continuent et persistent à produire et à vendre des herbicides néfastes aux plantes, à la flore, aux animaux et insectes utiles et surtout à l’homme, comme vous allez le constater ci-après.

Le géant américain Monsanto a enfin été jugé responsable de l’intoxication d’un agriculteur charentais dû à un puissant herbicide, « le Lasso ». Ce céréalier, âgé de 47 ans, est invalide. Les vapeurs reçues au visage en disent long sur cet accident. Pris de nausées puis de troubles, il a dû interrompre son activité. Les analyses ont révélé dans son organisme des traces de mono-chlorobenzène. Ce produit est un solvant toxique. Aucune indication ne précise les précautions nécessaires à prendre pour son utilisation. Il est à noter que la dangerosité du « Lasso » avait été établie dès 1980. Il a fallu 7 ans de procédure pour que la firme soit condamnée à réparation. Qu’attend-on pour stopper la fabrication de tous ces produits chimiques qui empoisonnent, tuent et détruisent ? Quand mesurera-t-on les dégâts qu’ils occasionnent ? L’exemple de la mortalité des abeilles ne suffit-t-il pas ?

En France, tant qu’il n’y a pas de- nombreux morts, nos dirigeants sont aveugles !

En décembre 2005, j’ai alerté notre député afin de dénoncer ces pratiques et pour qu’il interpelle le ministre de l’Agriculture et le ministre de la Santé. Rien depuis n’a été entrepris, ni réalisé. Pourquoi ? Même en ce moment de période électorale, nous n’y changerons rien. Hélas !

On a besoin du peuple pour être élu, mais on ne respecte pas ses réclamations, surtout quand elles sont fondées. On nous bassine sur les déficits de santé publique. On nous augmente les cotisations. On nous pénalise sur les remboursements... A qui la faute ? Et l’on dépense des milliards, pour soi-disant augmenter les rendements, sans en découvrir les inconvénients. Il est plus que urgent qu’une agriculture raisonnée, biologique et durable, soit envisagée. Nos sources sont polluées. On y trouve des matières fécales et des organismes dangereux qui nous rendent malades et qui nous tuent.

Nos anciens nous ont légué des terres saines et fertiles. Ils ne se laissaient pas tenter par la surproduction et le rendement à outrance. Ils se contentaient de cultiver des produits de qualité, bon an, mal an, et ceci en fonction des aléas qu’offre Dame nature. Qu’il en soit de même de nos jours. C’est le voeu de tous les consommateurs. Réfléchissons, la santé doit passer avant les intérêts !

Que laisserons-nous à nos enfants quand les terres seront usées, épuisées et ne produiront plus ?

Einsten, prix Nobel en 1921, a pourtant crié haut et fort mais peu l’ont cru : « Sans les abeilles, dans quatre ans, le monde mourrait de faim ».

A vous d’en juger !

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