Naturalisations : "Ils sont en train de brader la France !"

Vendredi 27 septembre 2013 // La France


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L’ancienne ministre UMP NADINE MORANO s’attaque à la hausse des naturalisations décidée par Manuel Valls un "appel d’air massif à l’immigration illégale" et dénonce la capitulation du pouvoir socialiste face aux revendications communautaristes.

L’annonce par Manuels Valls de l’assouplissement des critères de naturalisation vous a fait bondir.

Le ministre de l’Intérieur joue un jeu dangereux. C’est la recherche de popularité qui guide son action et non pas l’efficacité. Il se déplace beaucoup, s’essaie à un discours de fermeté, entre en guerre avec sa collègue de la justice pour séduire l’électorat de droite. Au final, que reste-t-il ? Il a perdu l’arbitrage face à Mme Taubira. Il incarne maintenant le renoncement. Les peines planchers pour les multirécidivistes seront supprimées, la mise en place d’une peine de probation est validée et le plan de création de places dans les prisons est suspendu. La délinquance va continuer de progresser, les gages qu’il voulait donner à droite se sont évaporés... Alors il tente une reconquête par la gauche en promettant de doubler le nombre de naturalisations.

Pour vous c’est donc une démarche politique calculée ?

Évidemment, François Hollande sait qu’il n’aura pas la majorité au Congrès pour faire adopter le droit de vote des étrangers avant les élections municipales. Il contourne cet obstacle en assouplissant par décret les critères de naturalisation. Sous Nicolas Sarkozy, nous étions descendus à 46 000 naturalisations ; sous ce gouvernement socialiste, nous en sommes déjà à 14 % d’augmentation avec un objectif de 100 000 par an ! Le questionnaire sur les connaissances de la culture et des valeurs françaises a été supprimé, même le fait d’avoir été clandestin n’est plus un obstacle. Nous allons devoir faire face à un appel d’air massif à l’immigration illégale. Pour moi, la naturalisation est l’aboutissement d’un parcours d’intégration dans notre pays. La nationalité se mérite plus qu’elle ne se désire. Ceux qui agitaient leur drapeau étranger sur la place de la Bastille le 6 mai 2012 doivent être satisfaits... Je dis aux Français, réveillez-vous, ils sont en train de brader la France !

Plus de la moitié des naturalisations aujourd’hui sont des personnes originaires de pays musulmans, pour vous cela pose-t-il un problème ?

Nos racines sont chrétiennes, notre culture est différente. Mais depuis plus d’un siècle, nous somme dans un État laïc, ce qui implique le respect de toutes les religions. Pourtant, certains l’ont oublié. La minorité de ceux qui s’intègrent mal nuit à ceux qui ne font jamais parler d’eux. Il a fallu lutter contre les prières de rue. Nous ne devons céder à aucune revendication communautariste : les repas halal dans les cantines, les demandes d’horaires de piscine séparés, les filles qui ne veulent pas pratiquer le sport à l’école. Je m’inquiète de voir se développer, au nom d’un islam radical, le port de voiles quasi intégraux où l’on ne distingue plus que les yeux, le nez, la bouche. Quelle atteinte aux droits des femmes dans le pays des droits de l’Homme !

N’y a-t-il pas trop de tabous en France ?

Évidemment. Alors que les statistiques sur la criminalité démontrent que les étrangers sur notre territoire sont trois fois plus criminogènes que les Français. Personne n’évoque la composition de la population carcérale, pourtant tout le monde sait. Aucune mesure ni aucun enseignement n’en est tiré. C’est irresponsable. Et les Français paient... C’est de cela que se nourrit le Front national. La France généreuse est excédée qu’on abuse d’elle, qu’elle soit méprisée. Nous devons défendre notre identité, nos valeurs et nos racines. Je le dis sans complexe.

Quelle est votre proposition sur le sujet ?

Je suis favorable à la mise en place d’une politique d’immigration qui repose sur des quotas à partir de critères de compétences et de nationalité, comme le pratiquent d’autres pays. Nous devons revenir à une politique d’immigration choisie et non subie. Nous avons besoin d’une communication publique sur ce sujet : le Parlement devrait examiner chaque année nos besoins en main-d’oeuvre, nos capacités à accueillir et à intégrer. Une assimilation réussie nous permettra de retrouver l’harmonie là où nous sentons dans la société des tensions exacerbées. Vous savez, on évoque souvent des zones de non-droit, on peut les associer à des zones de non-France ! Là où dans ces quartiers on a laissé s’installer-des populations étrangères en trop grand nombre.

Vous sortez du politiquement correct...

Le politiquement correct et la caricature nous étouffent. Vous n’êtes pas favorable au mariage gay, vous êtes homophobe ; vous dites des vérités sur l’immigration, vous êtes forcément raciste. C’est de cela que souffre aujourd’hui la politique. Pourtant, le courage, c’est de dire la vérité.

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