Najat Belkacem, le maillon faible.

Dégringolade.

Mercredi 16 septembre 2015 // La France

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Avec une monarchie comme celles qui sont l’honneur des pays nordique de l’Europe. Que vive la démocratie, que vive le Roi. Pour remettre en question notre régime politique autoritaire qui n’est pas conforme à une véritable démocratie ; nous souhaitons un régime véritablement parlementaire.

La ministre de l’Éducation nationale est en train de couper la gauche de l’électorat enseignant. Certains prédisent son "exfiltration" après les élections régionales.

« C’est une star, une icône de gauche. Comme Christiane Taubira. Mais, pour la campagne présidentielle de 2017, elle sera plus décisive... » Manuel Valls veut le croire. Selon Challenges, il a donné la consigne à Jean-Christophe Cambadélis : « Pas question de lâcher Najat ».

Si le premier ministre compte vraiment sur la "plus-value Belkacem", il faudra, alors, que la ministre de l’Éducation nationale corrige sérieusement son image auprès des enseignants ! La réforme du collège a plus qu’entamé son crédit auprès d’une profession qui a pourtant l’habitude de voter à gauche. Au point que beaucoup s’interrogent sur son avenir Rue de Grenelle : « Le malaise est si profond qu’il est probable qu’elle quitte l’Éducation nationale après les élections régionales [en décembre], prévoit un fin connaisseur du système scolaire. Ce serait la seule façon, pour la gauche, de renouer avec les profs. »

Réalisé du 4 au 8juin, le sondage de l’Ifop pour l’association SOS Éducation est en effet désastreux pour "l’icône de gauche" : 74 % des enseignants du secondaire sont opposés à la réforme du collège. Ils sont aussi nombreux à rejeter la mise en place des enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) et le remplacement du latin et du grec par un vague enseignement des langues et des cultures de l’Antiquité. Et 87% sont hostiles à la suppression des classes bilingues ou européennes ! Enfin, 76 % pensent que cette réforme va "niveler par le Vas le niveau global des collégiens".

Quant à la cote de la ministre, elle est en chute libre : elle perd 6 points d"image positive dans le baromètre CSA-les Échos et Radio classique, 7 points de satisfaction dans le baromètre Opinionway-l’Express. Selon l’Ifop, en septembre 2014, au moment où elle prenait ses fonctions, 41 % des enseignants du secondaire avaient une bonne opinion de Najat Vallaud-Belkacem, 23 % une mauvaise, les autres ne se prononçaient pas. Aujourd’hui, le total des mauvaises opinions atteint 57% !

Plus inquiétant encore pour le gouvernement, les enseignants qui avaient voté François Hollande en avril 2012, au premier tour de l’élection présidentielle, sont presque aussi critiques que leurs collègues : « 80 % dénoncent son passage en force avec la promulgation des décrets d’application de la réforme, après leur mobilisation du 19 mai. Et ils sont nettement minoritaires à conserver une opinion favorable sur la ministre (43%) », constate Jean Paul Mongin, le délégué général de SOS Éducation.

La modeste mobilisation des enseignants (11 % seulement de grévistes le 11 juin) ne doit pas tromper : « Dans les salles des profs, le climat n’est pas au beau fixe ! », confirme jean-Rémi Girard, vice-président du Syndicat national des lycées et collèges.

Mais, pas plus que Christiane Taubira n’écoutait les familles, Najat Vallot-Belkacem n’entend les enseignants. Pour ces deux "icônes de la gauche", les comptes seront soldés à la prochaine élection présidentielle.

 

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