Manuel Valls a menti, une fois de plus.

Le préfet de police de Paris doit être remplacé. Ce sont eux les responsables des émeutes de lundi soir à Paris.

Dimanche 26 mai 2013 // La France

En parlant de « bousculades » pour évoquer plusieurs milliers de casseurs, le Ministre a cherché à minimiser ces dramatiques violences urbaines (ayant fait plus de 30 blessés et un million d’euros de dégâts !)

En pointant du doigt les supporters ultras, pour mieux masquer la véritable identité de ces racailles dont tous les Français ont pu voir le profil réel à travers les nombreuses images, il a rejoint dans le mensonge et la manipulation Bertrand Delanoë ou Jean-Christophe Cambadélis.

Manuel Valls et le Préfet qui a autorisé cette manifestation de VOYOUS place du TROCADERO doivent partir :

  • car il a prouvé que son aveuglement idéologique ne lui permettait pas de remplir sa mission avec sérieux et sérénité
  • car il n’a pas hésité à mentir aux Français à plusieurs reprises pour masquer les manquements de son action
  • car il a fait un usage disproportionné de la force face à des manifestants défendant la famille tout autant qu’il a démontré sa faiblesse face à des racailles venant piller et saccager le Trocadéro et les Champs-Elysées.

Le ministre de l’Intérieur et le PREFET ne vont pas pouvoir continuer à parader très longtemps comme ça. Mardi matin, après la soirée de pillage place du Trocadéro, il répétait au micro de Jean-Pierre Elkabbach, sur Europe 1 : « Pas de leçons, pas de leçons ! » L’après-midi, à l’Assemblée, c’était sa fête, pas celle du PSG. Manuel Valls souffre d’un trait de caractère qui domine tout : la prétention. Il ne se trompe jamais. S’il y a une erreur de jugement, une "faille" dans un dispositif, c’est la faute des autres, ou mieux, celle de ses prédécesseurs. François Hollande l’encourage dans cette attitude en le citant comme l’un de ses "meilleurs ministres". Mais la prétention conduit à l’aveuglement ; c’est ce qui le perdra.

Des leçons, il n’en reçoit pas ; c’est lui qui en donne. En arrivant au ministère de l’Intérieur, il n’a rien eu de plus pressé que de remplacer le préfet de police de Paris et le directeur général de la Police nationale. Il voulait des hommes à sa main, politiquement conformes avant d’être professionnellement compétents. Dans ce domaine, le préfet de police, resté sans affectation opérationnelle de premier plan pendant douze ans, est un modèle. Mais pour le ministre, c’est secondaire, puisque le patron, c’est lui. Lui qui manoeuvre, dirige les compagnies de CRS et les escadrons de gendarmes mobiles selon ses humeurs et ses choix politiques.

Il se fait la main avec les manifestations anti-mariage gay. La droite, qui le jugeait ferme à l’égard des délinquants et voyait en lui un bon successeur de ce pauvre Jean-Marc Ayrault, découvre un ministre méprisant et hautain. Pris à contre-pied par l’ampleur des défilés, par les mauvais renseignements de ses préfets zélés, qui préfèrent le laisser s’enfermer dans des impasses et le commentaire de chiffres de manifestants truqués. Par réaction, il en fait trop : il interdit les Champs-Élysées à la "manif pour tous" et se fait surprendre à l’Étoile, le 24 mars ; du coup, le 28, lors de l’intervention télévisée de François Hollande, il envoie 1400 CRS et gendarmes casqués barrer la route aux 2 000 manifestants pacifiques qui cernent le siège de France Télévisions. Mieux, le soir du 15 avril, alors qu’un groupe de la "manif pour tous" installe deux ou trois tentes sur le côté de l’Assemblée nationale, il fait interpeller 67 jeunes gens, les place en garde à vue durant vingt-quatre heures, avec prise d’empreinte ADN et inscription au fichier de la délinquance !

Lundi, Manuel Valls paradait donc, à Lyon, avec Christiane Taubira pour célébrer ses résultats en matière de lutte contre la délinquance et les progrès de ses 64 zones de sécurité prioritaires, alors que les habitants de Villeneuve-d’Ascq et d’ailleurs devaient se constituer en comité d’autodéfense ou que l’on continuait à jouer de la kalachnikov à Lille, Marseille ou Istres... Et le soir même, le saccage de la place du Trocadéro venait spectaculaire ment ruiner les "acquis" de sa politique.

Mais ce n’était pas sa faute, il ne savait pas que le football entraîne avec lui des cortèges de violence, que le PSG avait expulsé des rangs de ses supporters des hooligans qui n’attendaient qu’une occasion pour se venger ; il ne savait pas ce qui s’était déjà passé la veille aux Champs-Élysées, ni que la place du Trocadéro était impossible à "boucler" avec quelques rideaux de policiers, surtout quand on conserve ouvertes les stations de métro. Il a sous-estimé les événements, ne mobilisant sur place que la moitié des effectifs engagés à France Télévisions pour la "manif pour tous". Il s’est ridiculisé en parlant dans un communiqué prématuré de « mouvements de foule et de bousculades » quand les chaînes d’information montraient déjà des images d’émeutes. Ce soir-là, les policiers ont mis 38 casseurs en garde à vue, 30 de moins que pour les "campeurs" de l’Assemblée nationale, alors que le saccage faisait 32 blessés, dont trois parmi les forces de maintien de l’ordre (zéro pour les centaines de milliers de manifestants de droite).

La démonstration est accablante. Non pas que le phénomène des pilleurs (il fallait voir l’autocar de touristes dévalisé dans l’impuissance policière sous l’oeil des caméras étrangères) soit nouveau, mais le ministre de l’Intérieur nous avait fait croire que cela ne se reproduirait plus avec lui. C’est pourtant à l’image d’une politique pénale où les casseurs encagoulés ne risquent rien, puisque Mme Taubira a supprimé l’emprisonnement pour les peines inférieures à six mois et qu’elle considère que de tels débordements ne devraient pas être exagérément grossis. Sauf que ceux-ci ont produit leurs effets à la veille d’une conférence de presse du président de la République. Le procès en incompétence se poursuit.

Les réputations résistent mal aux sanctions de l’évidence Celle de Valls se remettra-t-elle .des violences du Trocadéro ?

Même Marine Le Pen, qui comparait naguère Manuel Valls à un « Sarkozy de gauche » — ce qui, dans sa bouche, est tout sauf un compliment devrait en convenir : comme ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy aurait, à coup sûr, mieux géré l’invraisemblable déchaînement de violences auquel a donné lieu, lundi soir, la "fête" du PSG, place du Trocadéro. Pour la simple raison qu’il n’aurait pas autorisé qu’elle se tienne en un tel lieu, situé à la confluence de sept artères majeures, donc incontrôlable par les forces de l’ordre ! Sarkozy, bien sûr, mais aussi, sans doute un Pierre Joxe ou un Jean-Pierre Chevènement, deux de ses prédécesseurs de gauche dont la droite n’a jamais remis en question la compétence...

Est-ce à dire que l’homme sur lequel comptait François Hollande pour démontrer qu’il savait tenir la rue et faire reculer la délinquance a définitivement ruiné sa réputation ? En politique, on se relève de beaucoup de choses. Rarement du soupçon d’incompétence : « Faux dur et vrai sectaire » (en particulier à l’encontre des familles participant à la "manif pour tous"), le ministre de l’Intérieur serait-il, en sus, un dilettante ?

Un premier indice avant que vous ne découvriez notre dossier : Manuel Valls n’est pas allé chercher le préfet de police de Paris n’importe où. Bernard Boucault, l’homme qui se lamentait, l’autre soir, de ne pas avoir eu en sa possession « les éléments nécessaires » pour prévoir la violence « inouïe » des casseurs, a fait ses classes comme directeur de cabinet de Daniel Vaillant. De mémoire de policier, celui-ci passe pour le plus mauvais ministre de l’Intérieur que la Ve République ait connu. Ce qui ne l’empêche nullement, aujourd’hui, de proposer la légalisation du cannabis... pour mieux lutter contre son trafic.

Répondre à cet article