Politique : Cri du cœur.

Lettre ouverte à mes soeurs, les femmes...

Jeudi 2 juillet 2009, par Gérard BRAZON // Editorial

Nous sommes, en tant que citoyen, responsable individuellement de nos modes de vie, de la société dans laquelle nous vivons mais surtout de la société dans laquelle nous souhaitons que nos enfants vivent à l’avenir.

Certes, nous pouvons décider de nous en moquer de cette société, de faire comme si elle n’avait pas d’importance sur nos vies. Mais qui peut dire désormais que la société n’influence en rien votre vie personnelle ?

Des femmes dans des départements limitrophes ne peuvent plus s’habiller comme elles le voudraient ! Plus de robes, de jupes même longues.

Des jeunes filles sont victimes de l’ostracisme des « grands frères » et de la famille.

Des parents, libéraux naguère, se sentent obligés de prendre le contrôle de la vie de leurs filles. Pour l’honneur de la famille.

Des associations diverses et variées, subventionnées par des Municipalités peu regardantes ou intéressée par le vote musulman, font la pluie et le beau temps dans les banlieues.

Sous le couvert de l’intégration, de l’aide aux devoirs ou du sport, c’est à une main mise du religieux que l’on assiste !

Déjà, dans certain endroit y compris dans le département des Hauts de seine, nous voyons poindre des exigences. Des horaires ou des journées d’ouvertures de piscines pour les femmes, des tenues vestimentaires dans les rues comme le Tchador ou pire la Burqa, des salle et des heures de prière dans les entreprises, Des repas aménagés ou la nourriture doit-être hallal pour tous, mêmes pour les non musulmans, sans doute, comme en Angleterre, on n’enseignera plus les trois petits cochons dans les écoles maternelles en lecture, etc. C’est bien de la modification notre culture qu’il s’agit. Peu à peu. Jusqu’où ? Chacun dans le personnel politique le sait bien. De Droite comme de Gauche. Personne n’ose rien dire car tous craignent la foudre de « l’islamophobie ». Cette arme atomique censée vous stigmatisez et vous rabaisser au rang de pauvre type franchouillard limite Bidochon. Pourtant, combien j’en connais de ces femmes et de ces hommes qui partagent mon inquiétude devant cette montée de l’intégrisme religieux mais qui n’osent pas le dire par peur... mais, de quoi ont-ils donc si peur ?

C’est par le manque de courage que les Nations se meurent.

Confucius disait : L’ignorance est la nuit de l’esprit, mais une nuit sans lune ni étoiles.
 
C’est bien d’ignorance qu’il s’agit ! Car le combat des femmes pour la liberté n’est pas d’aujourd’hui. Bien des femmes ont payé de leur vie ce combat pour leur sœur d’arme et d’âme et leur fille de cœur. Les femmes sont nos lunes et sont nos étoiles. Certaines sont même montées à l’échafaud pour avoir osé demander les mêmes droits que les hommes.

Avons-nous oublié ?
 
Vous qui êtes nos femmes, nos voisines, nos sœurs, nos filles vous ne pouvez pas être indifférentes. Faire comme s’il ne se passait rien lorsque vous croisez une femme sous la Burqa ou le Niquab. Elles ne vous diront jamais, par gène, par fierté que c’est une obligation masculine. Et, quand c’est par choix personnel, c’est bien souvent une convertie qui rentre dans le domaine de la provocation ou du règlement de compte familiale !
Elle est plus à plaindre qu’à écouter hormis par un psy.

Jamais on ne pourra me faire avaler qu’une femme puisse accepter volontairement de faire le choix d’être enfermée vivante derrière un grillage dans notre société de libertés et de droits des femmes.

Même les musulmans modérés ou laïques sont gênés et se sentent blessés par ces comportements anachroniques et scandaleux dans notre société.

Comment ne pas être révulsé par des « intellectuels » bien de chez nous, des hommes bien sûr, affirmant que cela relève de la liberté. Que d’autres déclarent que ce n’est pas dérangeant pour notre société alors que des quartiers entiers vivent désormais sous la crainte religieuse d’une minorité. 

Ce sont les femmes qui payent le plus lourd tribu. Elles que l’on marie de force, elles qui sont recouvertes de l’épouvantable Burqa, elles qui souffrent de ne pas trouver de l’aide à l’extérieur dans les lois de notre société républicaine et laïque.

A quoi sert-il d’habiter en France si, dans de nombreux quartiers, ces femmes vivent dans une dictature religieuse qui serait impossible en Tunisie ou au Maroc.

Pourquoi la France Républicaine serait-elle plus royaliste que le roi en matière religieuse et accepterait ce qui est encore interdit dans des pays musulmans ?
 
J’ai conscience que ce sujet est délicat. Qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. J’ais surtout conscience que de nombreuse musulmanes aspirent à vivre leur religion sereinement et non dans l’absolutisme d’un Imam de quartier autodéclaré souvent ou d’une famille rejetant nos valeurs républicaines de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

"Tous les hommes et les femmes naissent libres et égaux entre eux" sur notre territoire !

En tant que citoyen, vous et moi devons le rappeler chaque jour aux petits dictateurs des quartiers. Ce n’est pas du courage c’est du civisme ! Pour nos enfants, pour nos filles.

Une bonne dizaine de prêtres exerçant des fonctions officielles dans le diocèse ont reçu tout ou partie de leur formation dans des séminaires traditionnels (ils sont très rarement utilisées pour remplir les demandes de célébrations selon la « forme extraordinaire »). Paris, le plus traditionaliste des diocèses de France…

Pour une réflexion à frais nouveaux : la « petite phrase » de Mgr Aumonier, le 20 juin, à Saint-Germain du Chesnay.

L’Église n’est pas une société purement humaine, et encore moins une entreprise. Mais, comme toute société humaine qui se trouverait dans une situation analogue, elle devrait normalement voir ses responsables s’interroger sur les méprises éventuellement commises en matière d’image sacerdotale, les rectifications à accomplir, les réformes à mettre en œuvre, spirituelles, morales, théologiques, disciplinaires, liturgiques.

En faisant cette remarque, nous ne prétendons pas, que le modèle de formation sacerdotale « extraordinaire » – dont il est certes patent qu’il « marche mieux » – soit parfait, bien loin de là. Mais, cependant sa réussite, relative mais incontestable, est à l’évidence porteuse d’un certain nombre de leçons. Le bon sens, inviterait au moins à lui laisser un certain espace dans la pastorale et dans les séminaires, comme cela commence d’ailleurs à se faire en certains diocèses.

Ne doit-on pas comprendre ainsi le « ballon d’essai » lancé à deux reprises par l’évêque de Versailles, lors des confirmations à Saint-Germain du Chesnay samedi 20 juin, et à la Cathédrale de Versailles dimanche 21 juin, appelant dans son homélie très remarquée les vocations pour la forme ordinaire comme pour la forme extraordinaire à se manifester auprès de lui ? Un espace officiel laissé aux vocations pour la forme extraordinaire – au sein même des séminaires diocésains ? – créerait à coup sûr un appel d’air général pour des vocations de prêtres séculiers. Ce qui aiderait, en outre, le clergé de forme ordinaire à se rapprocher de ses confrères de forme extraordinaire des divers instituts traditionnels, et qui aiderait inversement le clergé de forme extraordinaire à s’adapter à une pastorale plus large que celle à laquelle il est réduit.

Cela ne résoudrait assurément pas tout, ni tout d’un coup. Mais n’est-il pas évident que tout le monde aurait à gagner à un dégel des relations entre les diverses composantes de l’Église de France qui veulent qu’elle survive au milieu d’une sécularisation écrasante ? Il est vrai qu’il faudrait pour cela faire tomber bien des méfiances réciproques. Il faudrait tout d’abord se parler. Et peut-être auparavant … apprendre à s’aimer. Ce pourrait être un des fruits de cette année sacerdotale.

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