Lettre au Président de la République.

Vendredi 15 octobre 2010 // La France

Monsieur Nicolas SARKOZY
Président de la République
Palais de l’Élysée
55, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

 

Paris, le 5 octobre 2010

Monsieur le Président de la République.

Les entreprises européennes, au premier rang desquelles les entreprises françaises subissent de manière croissante les formes les plus variées de concurrence déloyale exercée par des entreprises étrangères, notamment asiatiques, qui tout en étant protégées sur leurs marchés domestiques bénéficient d’un accès libre au marché européen. Il devient de plus en plus difficile pour nos entreprises industrielles d’accepter que leurs concurrents originaires de pays tiers remportent des contrats majeurs au sein de l’Union européenne alors même qu’elles rencontrent des difficultés à accéder aux marchés de ces pays. Cette situation fragilise la compétitivité de notre industrie malgré l’expérience et le savoir-faire dont elle peut se prévaloir et affecte potentiellement l’emploi industriel.

Conscient de cette absence de réciprocité entre l’UE et certains de ses partenaires commerciaux, vous aviez affirmé lors de la conclusion des États Généraux de l’Industrie que nous ne pouvions être « la seule zone économique mondiale qui applique unilatéralement les préceptes du libre échange en parfaite méconnaissance du comportement de [nos] grands concurrents ». Vous aviez alors chargé le ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, Mme Christine Lagarde, de faire sous trois mois, des propositions à la Commission européenne afin que soyez « mis en place.

Un instrument de réciprocité en matière de marchés publics pour les entreprises originaires de pays tiers n’ouvrant pas leurs marchés ». À défaut, vous aviez évoqué la possibilité d’instaurer de telles mesures au niveau national.

Nous soutenons cette démarche qui, sans appeler à une quelconque forme de protectionnisme, est la seule à même de poser une bases d’une concurrence loyale.

Nous souhaiterions connaître les décisions qui ont été prises à ce jour ainsi que le calendrier des actions nationales et européennes que vous entendez mener afin de permettre à nos entreprises de se battre à armes égales avec leurs concurrents.

Vous remerciant de l’attention que vous portez à ce dossier vital pour l’industrie française et européenne, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.

Bernard CARAYON, député du Tarn
Patrick BEAUDOUIN, député du Val-de-Marne
Gabriel BIANCHERI, député de la Drôme
Raymond COUDERC, sénateur de l’Hérault
Jean-Michel FERRAND, député du Vaucluse
Jean-Michel FOURGOUS, député des Yvelines
Arlette GROSSKOST, député du Haut-Rhin
Lionnel LUCA, député des Alpes-Maritimes
Gérard LOGEOUX, député du Morbihan
Daniel MACH, député des Pyrénées-Orientales
Alain MOINE-BRESSAND, député de l’Isère
Jacques MYARD, député des Yvelines
Didier QUENTIN, député de la Charente-Maritime
Jean-Marc ROUBAUD, député du Gard
Michèle TABAROT, députés des Alpes-Maritimes
Dominique TIAN, député des Bouches-du-Rhône
Christian VANNESTE, député du Nord
Philippe VITEL, député du Var
Michel VOISIN, député de l’Ain

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