Le poème (réel de la semaine).

Lettre à mon petit Sully.

Le 22 Mai 2009.

Jeudi 28 mai 2009, par Paul Vaurs // Mes poèmes

Sully

Si tu avais une âme, tu serais mon enfant.
Si tu étais une femme, tu serais mon aimée.
Je t’ai connu petit, un mois tu avais.
Soixante ans aujourd’hui tu as.
J’aurais tant voulu avoir un enfant de toi.

Tu ne parles pas, mais ton regard est aussi puissant que celui de l’aigle.
Il exprime la bonté, la douceur, la gentillesse, mais aussi la tristesse.
 L’éternité ne me sera pas suffisante pour te dire je t’aime.
 À tes côtés, toujours je voudrais être.
Amour, tendresse, affection je voudrais t’apporter.
De mon corps épuré le mal ne garde que le bien.

Lorsque je me promène, des plus jeunes à la parure éclatante semblent me courtiser.
Mon regard les ignore, mes yeux ne voient que toi.
Tu refusas la parure que je te destinais.
Craignant mon imposture.
Des mois d’angoisses m’ont fait sublimer l’âme et le cœur.
 Tu n’es pas un chien, mais l’univers à toi seul.
À l’appel de ton nom, tout en moi s’éveille.
Aucune métaphore n’aura la puissance d’un nom, « Sully ».

 Ton visage est comparable à la présence de Dieu.
Là où je suis, tu es.
En travaillant, je te regarde, en m’endormant, je dépose sur toi des baisers de tendresse.
Sully ne part jamais.
À défaut d’un joyau ou d’un petit mouchoir, laisses moi un peu de toi.
D’épitaphe jamais il n’y aura.
L’éternité tu vivras, mon cœur tout près du tien.

Répondre à cet article