Les résultats de Nicolas Sarkozy

Jeudi 26 avril 2012 // La France

Drapeau de France

A l’approche de nouvelles élections, il est étonnant d’observer la violence et l’injustice des opposants
de Nicolas Sarkozy. Selon eux, il n’aurait rien fait, il n’aurait pas tenu ses promesses. Alors, regardons
le travail qu’il a réalisé car, au contraire, j’ai l’impression qu’il a réalisé un travail considérable. Selon
Alain Minc en 2010 : "En trois ans, Sarkozy a fait plus que Giscard en sept et encore plus que Chirac
qui n’a rien fait en douze".

Qu’en est-il exactement ? J’ai extrait de quelques journaux la liste de ses principales réalisations mais
aussi de ce qu’on lui reproche.

Concernant les reproches, j’ai toujours été frappé par la fragilité des accusations. Les critiques m’ont
toujours paru futiles, superficielles, inconsistantes. Et elles reviennent sans cesse comme si tous les
journalistes lui en voulaient :

  • Sa soirée au Fouquet’s après la victoire aux élections
  • Ses réparties en langage trop populaire
  • Le soutien d’un ministre de l’intérieur taxé d’injure raciale
  • Ses liens avec des grands patrons
  • Son franc parler, sa taille, etc.

Pourquoi cela ? Peut-être parce qu’il dérange par le nombre et l’importance des réformes qu’il fait
(celui qui ne fait rien n’est pas critiqué). Mais surtout, je crois, les intellectuels ne lui pardonnent pas
d’occuper le terrain des idées qu’ils occupaient depuis 1968. Contrairement à ses prédécesseurs, il dit
les choses en toute simplicité, quitte à remettre en cause quelques idéologies sacralisées. Par exemple,
sur les sanctions à la jeunesse délinquante, sur l’immigration incontrôlée, sur l’assistanat excessif, etc.
L’intelligentsia parisienne ne lui a jamais pardonné de parler de manière décomplexée de vérités qui
ne font pas partie de l’idéologie politiquement correcte. Ainsi, toutes les occasions ont été bonnes pour
dire du mal de lui. Difficile d’être réélu lorsque tous les médias et beaux parleurs vous attaquent sans
cesse comme le faisaient les prêtres de l’Inquisition.

Or quelle est la réalité ?

Au préalable, pour l’honnêteté de mon propos, je dois dire que je ne suis pas un inconditionnel de la
droite, j’ai parfois voté à gauche : en leur temps, j’ai fait confiance à Mendès-France ou à Michel
Rocard. Si j’étais américain ou chinois, je serais certainement à gauche. Par ailleurs mes travaux
personnels sont très nettement progressistes si l’on en juge par les deux livres que j’ai écrits. De plus,
je n’ai pas toujours été d’accord avec les décisions de notre gouvernement actuel, par exemple sur la
réduction des droits de succession, sur la baisse de TVA aux restaurateurs, sur le manque d’avancée
fédéraliste européenne, etc. mais je constate qu’il a accompli un travail impressionnant, non seulement
en nombre (931 réformes en cinq ans) mais en qualité. Il s’est attaqué aux réformes difficiles que
même Lionel Jospin n’avait pas osé faire malgré une conjoncture meilleure. Et c’est vrai, il a remis la
France à l’endroit sur des rails moins idéologiques, plus pragmatiques. C’est en tout cas l’avis de
nombreux commentateurs étrangers qui se désolent de nos excès de religiosité socialiste.

On lui a reproché d’augmenter le déficit public. Mais est-ce de sa faute s’il fallait absolument sauver
l’économie française suite à la crise des subprimes ? Puis s’il fallait sauver la Grèce pour ne pas
engager une spirale contre l’Euro qui aurait été catastrophique pour tout le monde et surtout pour les
plus faibles. La crise lui coûte cher car elle l’a obligé à nous endetter lourdement pour ne pas plomber
nos emplois.

On lui a reproché d’aider les banques alors qu’elles sont responsables de la crise. Oui, mais sans ce
plan de sauvetage les petits épargnants auraient tout perdu et le chômage aurait augmenté au détriment
de l’ensemble des Français. De plus, elles ont maintenant totalement remboursé les aides reçues.

On lui a reproché l’augmentation du chômage. Mais la crise n’est pas de sa faute. Au contraire, il a
réussi mieux que les Américains, et que la plupart des autres pays européens, à contenir le chômage.
Celui-ci ne serait-il pas plus élevé avec des gouvernants de gauche qui, pour l’éviter, auraient dépensé
des milliards contre-productifs dans l’assistanat et le dépannage à court terme ? Lui a privilégié le long
terme en soutenant l’investissement. C’est courageux car les résultats n’apparaîtront que plus tard et ne
lui profiteront pas sur le plan électoral.

On lui a reproché de favoriser les riches. En fait, peu de gens comprennent que son but n’est pas de
faire de cadeaux aux riches mais d’empêcher les gens fortunés de quitter le pays et d’investir ailleurs,
donc d’avoir suffisamment de gens riches en France pour qu’ils y investissent et créent du travail. Il
faut absolument comprendre que la lutte contre le chômage passe par l’existence d’un grand nombre
d’entrepreneurs aisés et soutenus dans leurs efforts.

On lui reproche d’être le président des riches. Mais il est au contraire le premier de nos présidents à
avoir pris des mesures égalitaires importantes. Ainsi, alors qu’on lui reproche de favoriser le capital et
de ne pas le taxer autant que le travail, il a fortement augmenté les taxes sur le capital afin de les
mettre à peu près au même niveau (34,6%) alors qu’ils étaient taxés de 10% de moins sous Lionel
Jospin. C’est passé inaperçu mais ses opposants ont continué à l’accabler d’une image anti pauvres qui
continue, malgré les faits à lui coller à la peau. Même chose pour l’impôt sur la fortune qu’il a
maintenu globalement au même niveau mais en sortant seulement les propriétaires de logements dont
les valeurs sont conjoncturellement trop élevées du fait de la crise du logement. La baisse de recettes a
été entièrement compensée par l’augmentation de fiscalité sur la transmission du capital. Autrement
dit, il taxe la transmission de capital plutôt que le capital lui-même, ce qui est souvent décourageant.

On lui reproche d’avoir augmenté son salaire de Président de 30%. La vérité est toute autre. Avant lui,
le budget de la Présidence était un mystère, un domaine réservé où les dépenses du président se
confondaient avec le budget de l’Élysée. Il a voulu moderniser tout cela et installer la transparence. Il a
donc décidé que son salaire serait égal à celui du premier ministre et que les comptes seraient
désormais soumis au contrôle de la cour des comptes. Comment comprendre que les journalistes ne
nous aient jamais expliqué cela ? Sont-ils si incapables ? Non, plus simplement partisans.

On lui a reproché de ne pas tenir ses promesses. C’est injuste car, non seulement il en a tenu beaucoup,
mais il l’a fait dans une situation de crise inouïe que, personne n’avait vraiment prévu avant son
élection.

En fait comme on est en crise, tout le monde se plaint et, comme il faut un bouc émissaire, on l’accuse
naturellement de nos difficultés. Curieusement, au lieu de parler de "ce qu’il fait", les médias passent
leur temps à parler de lui, de sa manière, de ses intentions cachées, de son omniprésence, de ses petites
phrases, etc. Pourquoi parlent-ils si peu du contenu, autrement dit des vraies questions ?

Alors justement regardons ses résultats. Ils sont impressionnants.

Des réformes qui vont marquer le pays en profondeur et qui sont un véritable progrès de notre
démocratie (elles sont courageuses car les cinq premières réduisent son propre pouvoir de président) :

  • La possibilité de recours individuel devant le conseil constitutionnel
  • Modification de la constitution et Réduction des pouvoirs du Président de la République au profit du Parlement et des citoyens
  • La limitation à deux mandats de cinq ans pour le Président de la République
  • Nouveau droit donné aux députés de fixer un tiers de l’ordre du jour de l’Assemblée, leur permettant de mieux contrôler le gouvernement
  • Réunion annuelle des deux chambres réunies à Versailles pour entendre le Chef de l’État
  • La loi de représentativité syndicale qui les renforcera tout en favorisant le dialogue social.
  • L’autonomie de l’Université réclamée depuis 1968 par P. Mendès-France, leader de la gauche. Même imparfaite, elle met à bas le tabou de l’égalitarisme et sera porteuse de fruits sur le long terme.
  • Réforme des collectivités territoriales que depuis 20 ans aucun gouvernement n’avait réussi
  • Réduction du nombre d’élus avec la création des conseillers territoriaux en lieu et place des conseillers généraux et des conseillers régionaux.
  • Redéfinition des cartes judiciaires qu’aucun gouvernement précédent n’osait faire
  • Ouverture de la saisine du Conseil supérieur de la magistrature aux personnes qui veulent mettre en cause le fonctionnement de la justice jusqu’à même sanctionner des magistrats
  • Redéfinition de la carte des villes de garnison que personne n’osait faire
  • Redéfinition de la carte hospitalière
  • Mise en chantier de la modernisation du Grand Paris
  • Rapprochement des policiers et gendarmes sous la même autorité, d’où une amélioration de 50% d’élucidation des crimes et délits
  • Création du service civique volontaire (15 000 jeunes engagés pour 45 000 demandes en 2011 et 75000 en objectif 2014)

Des résultats innombrables, et parmi les plus importants (pour ne pas lister ses 931 réformes) :

  • La réforme des retraites. Il fallait la faire. Nécessairement impopulaire, aucun des prédécesseurs n’avait eu le courage de l’affronter mais tous la disaient indispensable et urgente.
  • Mise en place du service minimum lors de grèves de secteurs publics
  • La suppression de la taxe professionnelle (impôt imbécile selon F. Mitterrand)
  • Effort considérable et sans précédent en faveur de la recherche et de l’Université ; et aussi le triplement du crédit d’impôt qui soutient la recherche des entreprises et permet un afflux de capitaux
    privés vers l’enseignement supérieur
  • La suppression de la publicité à la télévision publique : les Français gagnent 20 minutes par jour
  • *Revalorisation du salaire des enseignants (équivalent à un 13° mois) en contrepartie de leur réduction en nombre
  • Réduction de la délinquance –17% ; des homicides –40% ; des atteintes aux biens – 28% ; de la
    délinquance de proximité – 40% ; et aussi de la mortalité routière
  • Hausse de 20% du budget justice avec 1300 postes supplémentaires – Création de 9400 places de
    prison – Plusieurs mesures pour éviter les récidives (peines planchers, rétention de sûreté, traitements
    préventifs…) – Recouvrement des avoirs illégalement acquis par des condamnés, etc.
  • Meilleure maîtrise de l’immigration (32 000 reconduite aux frontières de clandestins, naturalisation
    en baisse de 30%, 300 000 contrats d’intégration signés depuis 2007, etc.)

Emploi

  • *La relance de l’économie par l’investissement et non par l’assistanat comme dans le passé qui ne
    donnait que des apaisements à court terme mais des affaiblissements économiques graves à long terme *L’aide à l’industrie automobile, industrie capitale et vitale pour l’économie française
  • *La réduction de 160 000 fonctionnaires dont la pléthore plombent notre économie. Contrairement
    aux apparences, cette mesure est la plus efficace pour l’emploi
  • Création du statut d’auto entrepreneur qui s’avère un grand succès
  • Création de 2,5 millions d’entreprises durant le quinquennat avec soutiens renforcés et simplifiés
  • Amélioration de la flexibilité de l’emploi avec la rupture contractuelle
  • Les demandeurs d’emploi ne peuvent plus refuser plus de deux offres d’emploi valables sans risquer
    de perdre leur indemnité
  • *Développement de l’apprentissage au lieu de forcer des jeunes à suivre des études secondaires qui ne leur servent à rien

Agriculture

  • *Quatre mesures phares en faveur de l’agriculture ont permis aux agriculteurs de dépasser la crise et d’envisager plus sereinement l’avenir et à 7000 jeunes par an de s’installer
  • Maintien de la PAC au niveau européen
  • *Allègement des charges sociales sur l’heure de travail agricole qui passe de 12,81€ de l’heure à 9,43 payé par la taxe sur les sodas de 0,02€ par canette.
  • *Amélioration des retraites agricoles (création d’un minimum, revalorisation, extension au conjoint)

Logement

  • Encouragement de la construction (loi Scellier, pass foncier, prêts à taux zéro doublés)
  • Construction au total sur le quinquennat de 2 millions de logements dont 600 000 logements sociaux contre la moitié seulement entre 1997 et 2001
  • *Modération des loyers par la modification de l’indexation
  • *Instauration du droit au logement opposable (34974 ménages ont pu être relogés après recours)

Assistance

  • *Augmentation de 30% du budget de logement des Sans abri qui est passé à 1,13 milliards
  • *Annoncés en mars 2010, onze établissements de réinsertion scolaire fonctionnent désormais (cent cinquante élèves de 13 à 16 ans ont rejoint ces structures, 9 autres sont prévus en 2011)
  • *Forte augmentation des bourses et des logements pour étudiants
  • *Création du RSA (1,9 millions de foyers aidés – mais surtout, il n’est plus aussi intéressant qu’avant de ne pas travailler
  • *Revalorisation de 25% sur 5 ans l’allocation adulte handicapé et le minimum vieillesse
  • *Création d’un prime pour les salariés des entreprises dont les dividendes augmentent
  • *Assouplissement des accords d’intéressement des salariés aux fruits de leurs entreprises

Économie (chiffres selon l’Insee)

  • Augmentation de 4% du pouvoir d’achat des Français durant le quinquennat
  • Et diminution de 1 million du nombre de personnes qui gagnent moins de 15 000 € par an

J’ai repéré d’un * les mesures ci-dessus à fort impact social ou favorables aux chômeurs. On voit qu’elles sont nombreuses et contredisent radicalement l’idée d’un gouvernement pour les riches.

En politique étrangère :

  • Efficacité dans le choix de la méthode (traité de Lisbonne) pour résoudre la crise européenne due au référendums négatifs en France et aux Pays-Bas
  • Leadership de la France dans la résolution des multiples crises européennes. Même si le poids financier de l’Allemagne restait majeur, c’est toujours lui qui fut initiateur, moteur et entraîneur.
  • Efficacité dans la gestion du conflit en Géorgie où il assura l’indépendance géorgienne
  • Courage et efficacité déterminante dans la gestion militaire de la crise en Côte d’Ivoire
  • Courage et efficacité déterminante dans la gestion militaire de la crise en Lybie
  • Retour de la France dans l’Otan
  • Création du G20 où son volontarisme fut décisif. Cette instance empêchera peu ou prou les facilités du chacun pour-soi en matière économique et réduira les risques de chaos mondial en augmentant la
    possibilité de prises de décisions internationales
  • Meilleures relations avec les États-Unis, l’Angleterre, la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil…
  • Signature de nombreux grands contrats dans de nombreux pays
  • Engagement acharné en faveur de l’Euro
  • Gestion imaginative et énergique de la crise
  • Ses qualités d’intelligence, de courage et d’esprit de décision sont largement reconnues par des chefs d’État étrangers

En politique intérieure

  • Il a gouverné sans drame et assuré la paix, la justice et le respect des libertés et opinions
  • On peut dire que globalement il a gouverné au centre
  • *Il a intégralement maintenu notre système de protection sociale.
  • *Il a fait preuve d’une grand esprit d’ouverture (comme jamais auparavant) en nommant des opposants à des postes majeurs comme la présidence du FMI en 2007, la présidence de la commission
    des finances, la cour constitutionnelle et la présidence de la cour des comptes
  • Il n’a calé sur aucune réforme qu’il croyait juste malgré des grèves et manifestations importantes pour
    les Régimes spéciaux et l’Université. Il a reculé sur la réforme des lycées avec Xavier Darcos mais il
    l’a réalisée avec Luc Chatel. A l’occasion des retraites, il a rétabli le fonctionnement de la démocratie
    grâce à sa fermeté devant des millions de manifestants qui, enfin, replace la légitimité des décisionsà sa vraie place : le parlement. Il en a eu le courage alors qu’il était tellement plus facile de céder
    (comme l’ont toujours fait avant lui Balladur, Chirac, Jospin …)
  • *Il n’a pas taxé nos transactions bancaires comme Angela Merkel en Allemagne
  • *Il a garanti les crédits des banques, énorme décision qui a stoppé net la panique des épargnants au
    point qu’ils étaient prêts à vider leurs compte, ce qui aurait été un pur désastre

Autres résultats

  • Réunion des Assedic et de l’Anpe, pour l’efficacité.
  • Fusion réussie entre les services des impôts et la comptabilité à Bercy (qui avait même fait tomber un ministre socialiste)
  • *Remise de la France au travail par diverses mesures d’encouragement
  • *Changement des règles de la grande distribution et mise en place d’une autorité renforcée de la concurrence
  • *Refus d’augmenter nos impôts
  • *Délais de paiements raccourcis aux entreprises
  • *Aide aux PME par les contribuables qui veulent alléger leur ISF
  • *Aide aux associations d’utilité publique par les contribuables qui veulent alléger leurs impôts

Chantiers en cours où sa volonté permet d’espérer

  • *Lutte (en pointe des autres États) contre la spéculation, l’excès de puissance des Hedgefunds et les paradis fiscaux qui seraient une vraie réponse à la crise mais qui ne peuvent se réussir sans accords
    internationaux très difficiles à obtenir.
  • *Courageuse mise en place cependant de la fameuse taxe Tobin pour freiner la folie des transactions financières
  • *TVA anti délocalisation de notre industrie
  • Militance pour la mise en place d’une règle d’or assurant constitutionnellement l’équilibre de nos comptes

En conclusion

Un dirigeant politique se juge sur ses réalisations. Alors, même si on n’est pas d’accord sur certaines d’entre elles, ce qui est inévitable, on doit reconnaître l’importance du travail réalisé.

La première question à se poser quand on vote pour un homme politique est de savoir s’il joue pour lui ou pour son pays. La liste impressionnante ci-dessus (et le courage qu’elle a nécessité) oblige à reconnaître qu’il travaille pour la France et pour ses concitoyens. Sinon, il en aurait fait beaucoup
moins et sa popularité serait plus élevée.
Ses réalisations permettent de dire qu’il est le meilleur des hommes d’État que nous ayons eu en France depuis longtemps. Doué d’une grande intelligence, il comprend très vite. Il a un grand pouvoir
d’entraînement. C’est un leader. Dans les situations difficiles, c’est lui qui comprend le plus vite ce
qu’il faut faire, et qui, de l’avis des autres chefs d’État européens, sait trouver le chemin des décisions
difficiles. Le sociologue Marcel Gauchet lui reconnaît une grande habileté tactique, une vraie volonté politique, un sens poussé de l’opinion et de ses propres insuffisances. Ne dit-il pas lui-même : " Mon
meilleur ennemi, c’est moi-même ". Même s’il n’est pas toujours parfait, tout le monde reconnaît
largement son énergie, son efficacité, sa connaissance des dossiers et surtout, car c’est la vertu la plus
rare en politique, son courage.

Voilà, j’ai tenu à faire cette clarification car, quelles que soient nos tendances politiques, il serait dommage de perdre le bénéfice du meilleur chef d’État que la France ait eu depuis longtemps.

Jean Marichez - 19/2/2012

Répondre à cet article

1 Message

  • M. Marichez,

    Il paraît que je suis de gauche et, de fait, on a jugé bon de me mettre le nez dans mon erreur en m’envoyant votre tribune, laquelle se veut dresser un bilan objectif du quinquennat écoulé. Après lecture, j’ai cherché à en savoir plus et en deux-trois clics, j’ai pu faire le constat suivant : votre article connaît un certain succès. De fait, il m’a semblé nécessaire d’y aller de mon petit grain de sel, d’abord, parce qu’il paraît que je suis de gauche, et ensuite par honnêteté intellectuelle. J’ai donc lu (et relu) votre papier avec la plus grande attention et, j’ai tenté de le faire avec la plus grande bienveillance à l’égard de celui par qui votre article m’est parvenu.
    Seulement voilà, je dois avouer ne pas y être arrivé et ce, outre ma propension à chercher la petite bête quand je lis un discours de droite, essentiellement, pour deux raisons. D’abord, je n’y ai pas trouvé l’objectivité qu’évoquent systématiquement ceux qui vous citent sur leurs blogs, forums et autres profils de réseaux sociaux, et, ensuite, j’y ai vu bon nombre de défauts, tant dans la construction de votre argumentation que dans la pertinence de votre propos. Voici, remanié, la réponse que j’avais faite à mon correspondant. Soyons clair là-dessus : je ne souhaite, ni ne prétends vous convaincre du bien-fondé de mes idées sur le bilan de Sarkozy. j’espère juste vous montrer les faiblesses intrinsèques de votre démonstration sur le bilan en question.
    Trois points méritent, à mon sens, d’être un peu développés :

    la tentation du bouc émissaire :
    "les journalistes sont partisans". C’est ce qu’il convient d’appeler, pour le moins, une opinion, et de fait, elle est éminemment discutable. Je ne tiens pas à tenter de vous démontrer que ce n’est pas le cas ; je n’arriverai pas à vous convaincre. Admettons simplement, que, là-dessus (aussi), nos opinions divergent, et accordons-nous sur le fait qu’il existe aussi une presse et des médias de droite, que pour un Libération (121000 exemplaires) il existe un Figaro (330000 exemplaires), que le 13 heures de Jean-Pierre Pernaut réunit 6 millions de français tous les jours et que, si l’on admet que la couleur politique de la direction d’un journal puisse influer sur sa ligne éditoriale, ce que Sarkozy lui-même a soutenu, le 23 avril à Saint-Cyr-sur-Loire, je cite : "[les socialistes] ont le droit d’avoir des amis fortunés, surtout lorsqu’il s’agit avec ces amis fortunés d’acheter des journaux pour faire leur propagande", parmi les patrons des grands groupes de presse, on compte un Lagardère et un Dassault pour un Bergé-Pigasse-Niel.
    http://www.u-m-p.org/actualites/a-la-une/revivez-la-reunion-publique-de-nicolas-sarkozy-a-saint-cyr-sur-loire-63172304

    Ce qui me semble remarquable, dans votre propos, c’est la véhémence dont vous faites preuve, au moins aussi grande que celle que vous prêtez aux journalistes :
    "L’intelligentsia parisienne n’a jamais pardonné [à Sarkozy] de parler de manière décomplexée de vérités qui ne font pas partie de l’idéologie politiquement correcte. Ainsi, toutes les occasions ont été bonnes pour dire du mal de lui. Difficile d’être réélu lorsque tous les médias et beaux parleurs vous attaquent sans cesse comme le faisaient les prêtres de l’Inquisition."
    Rendre les journalistes responsables du manque apparent de popularité de Sarkozy, en faisant de lui leur bouc émissaire ressemble à s’y méprendre au fait d’en avoir un soi-même. Les comparer à un tribunal religieux condamnant Sarkozy au bûcher, c’est carrément indécent.
    Vous reconnaissez d’ailleurs avoir, sans les citer, "extrait de quelques journaux la liste de[s] principales réalisations [de Sarkozy] mais aussi de ce qu’on lui reproche." Suivent une liste de cinq reproches et trois pages de "réalisations". Extraites nécessairement des journaux incriminés, donc, puisque vous condamnez "tous les médias".

    L’accumulation de données :
    Et, avec elle, son lot d’approximations, d’incohérences parfois, voire de partialité.
    Quelques exemples :

    "On lui reproche d’avoir augmenté son salaire de Président de 30%." voici un lien vers des articles de L’Express et de Libération parus à l’époque, lesquels ne taisent pas les raisons de cette augmentation (transparence et revenus comparables à ceux du premier ministre), et mentionnent le pourcentage exacte de la dite augmentation (172%), ainsi que la difficulté pour le calculer, vu l’opacité des revenus présidentiels jusqu’alors.

    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-salaire-de-sarkozy-augmente-de-172-pourcent-et-non-140-pourcent_467694.html
    http://www.liberation.fr/actualite/010117272-172-la-veritable-augmentation-de-sarkozy

    "Annoncés en mars 2010, onze établissements de réinsertion scolaire fonctionnent désormais (cent cinquante élèves de 13 à 16 ans ont rejoint ces structures, 9 autres sont prévus en 2011)" Présenter une mesure qui ne concerne que 150 élèves à l’échelle nationale comme à mettre au crédit du bilan du quinquennat de Sarkozy me semble parfaitement contre-productif, sauf dans le cas d’une lecture en diagonal, même si le type d’élèves évoqué est assez marginal et même si le principe est éventuellement défendable. Adjoindre à la présentation de cette mesure l’astérisque qui marque son "fort impact social" n’a, par ailleurs, de pertinence que pour les élèves concernés. En fait, 17 établissements de ce type existent déjà, accueillant chacun au maximum 20 élèves, soit au mieux 340 élèves.

    http://www.education.gouv.fr/cid52718/les-etablissements-de-reinsertion-scolaire-ers.html

    "Revalorisation du salaire des enseignants (équivalent à un 13° mois) en contrepartie de leur réduction en nombre". En tant qu’enseignant, j’avoue ne pas trop savoir de quoi vous parlez ici. Sarkozy a fait passer une première augmentation pour les jeunes professeurs : leur salaire a été aligné sur celui que touchaient ceux qui avaient trois ans d’ancienneté. Ils gagnaient ainsi à peu près 1500 euros par mois pendant trois ans, au lieu de les atteindre au bout de trois ans. Mais au-delà, les salaires n’avaient pas bougé. C’était peut-être substantiel, mais cela ne concernait déjà pas LES enseignants. Une deuxième salve d’augmentation, annoncée par M. Chatel le 24 novembre 2011 a étendu la mesure aux enseignants qui ont jusqu’à 7 ans d’ancienneté, en réponse à l’annonce de la création par Hollande de 60000 postes s’il était élu, ce qui représente une augmentation d’un peu moins de 20 € nets par mois pour les plus vieux d’entre eux. Merci pour eux. Au-delà, il n’y a pas eu de revalorisation. Par ailleurs, la diminution du nombre d’inspections réduit d’autant pour tous les enseignants, cette fois, les possibilités de promotion hors ancienneté, le gel des salaires de la fonction publique, malgré l’inflation a également un impact sur leur pouvoir d’achat, mais assez différent de celui que vous évoquez. Mais peut-être appeliez-vous revalorisation le fait que l’on accepte des heures supplémentaires, de manière à boucler le nombre d’heures de cours que nos élèves sont censés recevoir et à faire en sorte que nos établissements fonctionnent, mais si c’est de cela dont vous parlez, évoquer une revalorisation des salaires est un abus de langage, voire un raccourci, pour le moins, un chouïa orienté.

    "La réduction de 160 000 fonctionnaires dont la pléthore plombent notre économie". Le fait de placer cette mesure parmi les résultats en faveur de l’emploi est un peu abusif, mais apparemment vous avez des raisons de penser le contraire. Votre point de vue serait éventuellement défendable idéologiquement, si cette réduction avait été suivie d’une baisse de la dépense publique. Vous savez comme moi que ça n’a pas été le cas.

    "Réduction de la délinquance –17% ; des homicides –40% ; des atteintes aux biens – 28% ; de la délinquance de proximité – 40% ; et aussi de la mortalité routière." Les chiffres cités ici sont juste rigoureusement faux. l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) a recensé 3 589 293 crimes et délits en 2007 et 3 436 147 en 2011 soit une baisse de 4,27%. Ce sont sur ces chiffres que se basent les communications faites par le ministère de l’Intérieur. Il est probable que votre erreur ait été d’additionner les pourcentages de baisse d’une année sur l’autre. Cela dit, d’après l’ONDRP, vos chiffres ont beau être faux, les baisses que vous évoquez sont authentiques, même si l’ONDRP lui-même prend de sacrées pincettes avec ses propres méthodes de calcul ("un outil de comptage imprécis"). Mais le fait d’avoir exclu les chiffres des atteintes aux personnes, (+8,1%), rend votre bilan, en plus d’être erroné, partiel, et, de fait, partial.

    http://www.inhesj.fr/fichiers/ondrp/Bulletinannuel/ba_2011.pdf

    "Économie (chiffres selon l’Insee) - Augmentation de 4% du pouvoir d’achat des Français durant le quinquennat" là encore, le chiffre choisi est orienté. Ci-joints les tableaux de l’Insee qui évoquent, ou pas, selon la lecture qu’on en a, cette augmentation. Choisir le chiffre le plus arrangeant serait parfaitement admissible de la part d’un homme politique, cela devient franchement gênant quand on prétend tendre à l’objectivité.

    http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=16&sous_theme=2

    Sur ce point, il me semble que vous tombez dans le même écueil que bon nombre de journalistes ou d’hommes politiques : vous évoquez tous les fronts de manière superficielle, plutôt que de traiter à fond un sujet. Le nombre devient un argument ("931 réformes !!!", chiffre repris, je suppose du livre de Brunet, Pourquoi Sarko va gagner, citant lui-même l’institut Thomas More, qui ne parle pas de réformes, mais de "promesses tenues", la nuance est importante et vous oubliez de la faire) et cette surinformation rend difficile le recul nécessaire à l’analyse de la réalité de chaque mesure et de son efficacité.
    L’absence de rigueur formelle de votre article (pas de notes ni de liens pour étayer vos propos, aucune mention des sources que vous avez utilisées) peut d’ailleurs sembler étonnante, vu votre parcours, puisque vous êtes, entre autres, auteur de deux bouquins apparemment documentés, mais après tout, c’est inhérent au genre : il s’agit d’un billet d’humeur devenue une pièce jointe qui va de boîtes mail en boîtes mail, pas d’une thèse en sciences politiques. Mais, de fait, cela fait perdre de sa crédibilité à votre propos : vous n’avez plus pour objectif de démontrer mais celui de convaincre.
    http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&obj=artiste&no=21105

    L’objectivité :
    Au-delà de votre manque de rigueur, vous tenez, M. Marichez, un discours souvent clairement marqué à droite, et, par là-même, probablement défendable, certes, mais subjectif.

    "Amélioration de la flexibilité de l’emploi avec la rupture contractuelle".
    "Création du RSA (1,9 millions de foyers aidés – mais surtout, il n’est plus aussi intéressant qu’avant de ne pas travailler)". Petite précision là-dessus : le positionnement que je juge idéologique ici concerne la deuxième partie de la phrase ("mais surtout[...]"). Pour le reste, on peut se réjouir qu’un revenu minimum existe encore, mais certainement pas du nombre impressionnant de personnes qui en sont allocataires.

    "Mise en place du service minimum lors de grèves de secteurs publics."
    "La relance de l’économie par l’investissement et non par l’assistanat comme dans le passé qui ne donnait que des apaisements à court terme mais des affaiblissements économiques graves à long terme".

    Je ne tiens pas à discuter de la pertinence des mesures évoquées ici, encore une fois, ce n’est pas mon propos, mais elles ne me semblent pas défendables -ni attaquables- sans un positionnement idéologique. Un exemple simple : les emplois jeunes de Jospin ont dû coûter à peu près la même chose que ce que coûterait la mise en place des 7 heures de travail hebdomadaire des RSistes, touchant le RSA socle. 250 0000 emplois jeunes représentent la même force de travail que 1 250 000 RSistes qui travailleraient 7 heures. (250.000x35=8.750.000 ; 1250.000x7=8.750.000). De fait, dans les deux cas, les arguments ou contre-arguments sont idéologiques (assistanat, remise au travail, exploitation, vue à court terme, stigmatisation des plus démunis, réinsertion par le travail, démagogie, etc.).
    Mettre de telles mesures au crédit de Sarkozy revient à dire qu’on est de droite, de même que je les critique parce que je suis de gauche.

    Il est temps de conclure :
    Depuis le début de mon courrier, j’ai tenté d’être objectif et rigoureux, même si , "pour l’honnêteté de mon propos" et pour plagier le vôtre, je dois dire que "je suis un inconditionnel de la [gauche]", même si j’ai parfois voté à [droite] : il y a dix ans exactement pour des raisons que je vous laisse deviner. Mais je me suis gardé d’évoquer les sujets pour lesquels je sais que ma réponse est idéologique (sur la réforme des retraites -au passage, votre biographie indique que vous avez pris la vôtre à 58 ans, après avoir travaillé 32 ans- , la responsabilité de Sarkozy dans la crise, échec d’un système dont il est encore le plus ardent défenseur, l’immigration, le déficit, l’assouplissement de la carte scolaire, la justice, les retraites, la loi DALO, pôle emploi, les aides aux banques, le RSA, le bouclier fiscal, la règle d’or, l’augmentation de la TVA, la conversion tardive de Sarkozy à la taxe Tobin, l’autonomie des universités, l’autonomie des collèges et lycées, les subprimes, le statut d’auto-entrepreneur, les primes aux salariés "des entreprises qui font des dividendes", les grands contrats, son "courage et sa détermination" en Géorgie, Côte d’Ivoire, Libye...) ou ceux qui ne concernent que Sarkozy et non ce que vous en dites (en vrac, sans hiérarchie ni exhaustivité : la lepénisation de son discours et la banalisation des idées de l’extrême droite. (à ce titre Copé ou Peltier additionnant les voix du FN à celle de la droite républicaine pour saluer le "haut score de la droite" le soir du premier tour, c’est du jamais-vu), la quasi-suppression de la formation des enseignants, la suppression de l’histoire géo en terminale S, Guy Môquet, le fichage ADN, le traité de Lisbonne et le référendum : ou comment proposer le contraire de ce que l’on a fait, l’utilisation politique de la laïcité, l’identité nationale, la disparition des RASED, le mariage homo, la casse du service public, les propos de Guéant, ceux d’Hortefeux, la présence de Peltier, ex président FNJ, celle de Buisson, ex rédacteur en chef de minute (encore des journalistes de gauche ?!) dans le premier cercle de Sarkozy, les amis d’hier (Libye, Tunisie), un fait divers=une loi, sa capacité à opposer les français entre eux (dernier fait en date : l’invention de la fête du "vrai travail"), les petites phrases, ses méthodes de communication...). Vous voyez que, sans chercher trop loin, il y a d’autres "reproches" que l’on peut faire à Sarkozy que ceux que vous prêtez à ses détracteurs.
    J’ai tenté de ne pas tomber dans les mêmes écueils que ceux que j’ai constatés dans votre papier. Ma conclusion est la suivante : vos propos n’ont de pertinence que dès lors qu’ils font écho aux idées de votre lecteur. Ils prêchent à des convertis qui n’ont pas besoin de faits pour étayer le bilan que vous proposez, puisqu’ils sont déjà convaincus.
    Cela dit, vous n’êtes pas le seul à manquer de rigueur : parmi tous ceux qui ont transmis votre tribune, par mail, sur leur blog ou dans des forums, combien ont pris le temps de vérifier non seulement son contenu mais son origine ? Probablement pas grand monde, faute de temps, justement, et parce qu’acquis d’avance aux propos avancés ici. Ainsi, je reste gêné par l’absence systématique d’informations sur le sujet : je n’ai jamais vu évoquée sa provenance sur les sites qui vous citent, lesquels parlent de vous comme d’un "penseur", parfois "plutôt à gauche" ou "homme intègre rocardien", voire "du centre" mais qui semblent -tout comme moi d’ailleurs- tous avoir découvert votre existence en même temps que votre article. Que cela ait été votre volonté ou non au départ, votre texte est devenu un outil de communication, ayant vocation, dans l’utilisation qui en est faite, à faire le buzz, lequel fonctionne à plein régime : il suffit de faire un saut sur google (2400 résultats pour "bilan sarkozy jean marichez" : j’en ai parcouru quatre pages, la plupart des sites reprennent tout ou partie de la tribune). Reste sa date de rédaction la plus souvent mentionnée : le 19/02/12 et le fait que parmi les premiers sites que j’ai pu trouver qui en faisaient mention, ce sont systématiquement des sites UMP qui semblent en avoir eu la primeur. Je ne vous cache pas que cela me rend assez circonspect.
    20 février
    http://ump-nanterre.fr/analyse-tres-objective-du-premier-quinquennat-sarkozy-par-m-jean-marichez/
    22 février
    http://www.ump-questembert.org/article-analyse-tres-objective-du-premier-quinquennat-sarkozy-par-m-jean-marichez-99938030.html
    23 février
    http://www.peyrin.fr/actualite/la-verite-sur-le-bilan-de-nicolas-sarkozy
    Votre profil facebook affiche quant à lui deux dates contradictoires (4 janvier ou 10 février. Date à laquelle vous avez modifié votre article, je suppose.)

    Mon courrier s’achève ici. Maintenant, il me reste encore à vous préciser une chose : ma réponse n’avait pas vocation à être exhaustive. De fait, il y aurait encore beaucoup à dire tant sur la partialité du fond que sur la véracité de vos propos. mais il m’a semblé qu’il suffisait de développer quelques exemples pour déconstruire l’argumentation que vous proposez. Enfin, si j’ai tenté d’être objectif dans la rédaction de ma réponse (conclusion mise à part, je vous l’accorde), je sais que je ne le suis plus dans l’usage que j’en fais maintenant en vous répondant publiquement. Si c’est votre papier qui défend le mieux le bilan de Sarkozy, c’est, me semble-t-il, que le bilan de Sarkozy est indéfendable.

    Philippe Millet

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