Les droitophobes : Hystériques

Dimanche 14 juillet 2013 // La France

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Ils haïssent la droite.

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Acharnement, deux poids, deux mesures, lynchage médiatique : les zélateurs de la gauche morale, politique et intellectuelle tirent à vue sur la droite et lancent leurs "fatwas" sur ceux qui osent "penser contre". Où s’arrêteront-ils ? Enquête sur ces nouveaux inquisiteurs.

« Un acte étonnant, grave et inadmissible ». Le sénateur PS Jean-Pierre Michel n’a pas de mots assez durs pour clamer son indignation. « Nous allons tout mettre en oeuvre pour retrouver le responsable », promet-il. L’heure est grave. Le crime ? Il a été découvert le lundi 10 juin à 10 heures par l’assistant parlementaire de Jean-Pierre Michel, rapporteur PS au Sénat de la loi sur le "mariage pour tous". Épouvanté, le jeune homme aperçoit, sur la porte de son bureau, un... autocollant du mouvement antimariage homosexuel, le Printemps français ! Trois mains brandies, bleue, blanche et rouge, dominant le slogan "On ne lâche rien !" La porte du bureau est photographiée, les lieux sécurisés. Jean-Pierre Michel s’empresse de demander « une enquête approfondie au président du Sénat Jean-Pierre Bel pour savoir d’où cela venait »... Panique à gauche. Terreur sur le Sénat. Peur sur la République...

L’affaire prêterait à sourire, si elle ne révélait le malaise d’une époque et les méthodes de ces « Torquemada de café du commerce », selon le mot d’Éric Zemmour, nouveaux chantres de la pensée unique autorisée

Qu’importe si l’assistant parlementaire en question, quelques jours plus tôt, se livrait sur Twitter à une diatribe autrement plus inquiétante : « Bonaparte tira des coups de canon face aux ennemis de la République ! Valls devrait faire de même, concernant le Printemps français ! ». L’affaire Méric a donné une autre illustration du sectarisme de ces "droitophobes" : oubliant de parler des actes de vandalisme perpétrés en représailles par des "antifas" contre le Collège des Bernardins, ils retiennent que les agresseurs du jeune militant d’extrême gauche, forcément liés à La Manif pour tous, seraient passés à l’acte, selon le directeur de l’Humanité, à cause d’un « climat nauséabond, irrespirable, créé depuis plusieurs semaines par des forces d’extrême droite et des fractions de courants très réactionnaires qui entretiennent la haine et la violence ».

Qu’importe si ces procureurs appellent à la même violence qu’ils dénoncent. Ainsi de Pierre Bergé, espérant en toute impunité l’explosion d’une « bombe » sur le parcours de la "manif pour tous" . Qu’importe si l’indignation est à sens unique, les coupables tout désignés, les procès systématiquement menés à charge. Qu’importe si le deux poids, deux mesures est trop flagrant. Si des Femen hystériques qui s’attaquent aux cloches de Notre-Dame échappent aux condamnations, quand les Hommen anti-"mariage pour tous" passent 48 heures en garde à vue pour être descendus sur le central de Roland-Garros. Si les casseurs du Trocadéro sont amnistiés quand les Veilleurs de la "manif pour tous" sont raflés. Si le seul condamné dans l’affaire du "mur des cons" du Syndicat de la magistrature est le journaliste coupable de l’avoir révélé...

Ils pensent avoir avec eux le sens de l’Histoire. La loi n’est légitime que si elle leur convient. Ils demandent ainsi à la justice d’être impitoyable avec les maires qui refusent de célébrer des mariages homosexuels — Manuel Valls vient d’adresser une circulaire aux préfets en ce sens —, mais prônent une désobéissance forcément « civile » pour célébrer, comme Noël Mamère, un mariage illégal, à Bègles, en 2004. Ils bafouent les valeurs de la République, comme l’ont fait, le 24 juin, les écologistes Esther Benbassa et Sergio Coronado, en organisant aux frais du contribuable une cérémonie d’octroi du droit de vote aux étrangers non communautaires au Sénat !

Ils, ce sont ces zélateurs viscéralement gauchistes qui s’échinent à détruire tout ce qui leur déplaît. Il faut les combattre les DROITES. Pour ce faire, tout est permis, y compris utiliser les pires méthodes de basse police. En pointe dans le combat contre le mariage homosexuel, le député UMP Hervé Mariton, sérieux, courtois et policé, offrait peu de prise à ses adversaires.

Ils sont fâchés avec le réel, s’indignent quand Jean-François Copé évoque des « pains au chocolat » arrachés aux mains des enfants en période de ramadan, l’accusent unanimement de mensonge, mais ne disent mot sur l’agression d’un étudiant à Reims, le 7 juin dernier, au simple motif qu’il mangeait un sandwich au jambon... L’ennemie est désigné : ce sont les valeurs d’honneur, de mérite, de courage ; ce sont les racines, les religions, l’identité ; ce sont les frontières, la fierté du drapeau. Il faut combattre cette droite, c’est la droitophobie.

Les complexés de la droite

Complices

Ils donnent des gages à la gauche, regrettent presque d’être de droite... Comment une partie de l’UMP a déposé les armes. « La respectabilité consentie à la droite est proportionnelle à son degré de conformité avec des valeurs édictées par la gauche, résume notre chroniqueur Denis Tillinac. Visés ? Ces représentants de la droite modérée habitués à tirer contre leur camp et à condamner les discours de droite. La gauche les adore et s’en sert pour déstabiliser l’adversaire. L’électorat populaire les fuit, au point de se réfugier de plus en plus dans le vote FN ou dans l’abstention. Les médias en raffolent.

Du délégué général de l’UDI Yves Jégo, s’empressant de fustiger une « dérive droitière » coupable, selon lui, d’avoir amorcé « l’idéologie de la haine » à l’origine de la mort de Clément Méric, à Alain Juppé, au sujet duquel François Bayrou dit que « si la droite avait été à son image, vous croyez franchement que le pays en serait là aujourd’hui et que j’aurais eu le même parcours politique ? », ils ont délaissé le terrain des valeurs. Sur le "mariage pour tous", Franck Riester comme Benoist Apparu lequel souhaite un gouvernement d’« union nationale.. » avec le PS ont voté le texte, quand Juppé, Fillon et Baroin assument de n’avoir pas manifesté...

Xavier Bertrand prévient : si l’UMP « commence à vouloir placer sa boussole à sa droite », c’en sera « fini » pour lui. De même, Baroin s’est vanté dans la presse de recevoir les responsables musulmans dans sa ville de Troyes pour s’excuser au nom de l’UMP des propos de Jean-François Copé sur les pains au chocolat. Son diagnostic ? « Il existe actuellement une vraie ligne de fracture entre ceux qui veulent déplacer le centre de gravité vers la droite, et ceux qui [...] souhaitent conserver l’esprit du pacte des fondateurs. »

Le Front national est au coeur des divergences : Nathalie Kosciusko-Morizet accuse ses opposants au sein de l’UMP de vouloir « prouver que la droitisation et l’alliance avec le Front national sont indispensables » ; Baroin dénonce au sein de l’UMP « une trop grande porosité avec les positions traditionnelles de la droite nationale » ; pour Bruno Le Maire, « c’est un simple lacet qui sépare aujourd’hui la droite de la droite nationale », quand Fillon justifie son émancipation vis-à-vis de Sarkozy par des différences d’approche « irréconciliables » sur le FN...

Incarnation parfaite de cette droite complexée, Roselyne Bachelot, désormais animatrice à la télévision, a tous les toupets : Guéant ? « soit un menteur, soit un voleur », selon ses mots ; les conseillers de Sarkozy, Patrick Buisson et Emmanuelle Mignon ? Les « âmes noires » de l’ancien président. Elle manifeste avec les pro-"mariage pour tous", choisit le Nouvel Observateur pour souhaiter à haute voix que Nicolas Sarkozy ne revienne pas en politique..

Sarkozy, au moins, ne s’y était pas trompé. En 2001, dans Libre, il jugeait ainsi sa future ministre de la Santé : « Elle a décidé d’exister en prenant des positions en général inverses de celles qui sont attendues par une large part de nos électeurs », l’accusant même de « surfer sur la mode d’un féminisme militant jusque-là fort peu représenté à droite ». Quel dommage qu’il ne se soit pas écouté !

Les médias coupeurs de tête : La Chasse à l’homme

Quand la presse de gauche tire à boulets rouges sur la droite, avec les accents extrémistes qu’elle prétend dénoncer chez ses adversaires... Extraits. Loin d’être exhaustifs. Le « duo d’enfer Sarkozy-Copé » selon Maurice Szafran, éditorialiste de Marianne ? Une droite qui « appelle à la guerre civile » et qui « n’accepte pas que Hollande l’ait dépossédée d’un pouvoir lui revenant de droit ». Selon l’hebdomadaire, Copé est un « infréquentable » et Sarkozy rêve d’un « coup de force institutionnel ». Rien que ça !

Quelques semaines plus tôt, le même journal avait consacré sa une à « La droite toxique ». Pas une ligne, ou presque, sans une description dégradante pour les responsables de cette « droite française [qui] joue les pyromanes ». Même le paisible Marc-Philippe Daubresse « éructe » et « vocifère »... Mais c’est l’UMP dans son ensemble que les rédacteurs ont dans leur viseur : « droite factieuse », « droite liguarde », « Ordre du temple sarkozyste »... Au mieux les « Croix-de-Feu », au pire une secte apôtre du suicide collectif. La gauche médiatique dénonce un retour au climat des années trente ? C’est elle qui calomnie comme la presse extrémiste de l’époque...

La droitophobie est devenue, chez certains journalistes de gauche, une seconde nature. Plus facile de disserter, comme Nicolas Demorand, le patron de Libération, sur la prétendue « chape de violences verbales et symboliques » entretenue par la droite et La Manif pour tous, et en partie responsable, selon lui, de la mort de Clément Méric, que de réfléchir au pourquoi des échecs et de la déconnection avec le peuple de son « camp »...

Cette dérive, on la retrouve aussi, notamment, dans l’apocalyptique portrait du patron de l’UMP annoncé en première page du Nouvel Observateur sous le titre « L’inquiétant monsieur Copé ». Là encore, le portrait n’est qu’à charge. Copé n’est pas un libéral, mais un « admirateur zélé de l’économie de marché . Sa grande constante depuis son engagement en politique : sa défense de l’argent, l’argent des patrons, celui des hommes politiques ».

Encore plus hostiles sont les portraits que dresse le Nouvel Obs des « Néofachos et leurs amis » titre de leur une. Y sont recensés sous ce vocable insultant tous ceux, ou presque, qui ont le malheur de porter une vision de « droite ». Une « amicale brune », « une officine de blanchiment d’idées sales » parmi lesquelles on trouve Patrick Buisson, Éric Zemmour ou encore Élisabeth Lévy... Aucun d’eux n’a porté plainte. S’ils l’avaient fait, la presse militante de gauche aurait hurlé à la censure. Droitière, forcément droitière. 

Droite, je te hais !

Ayatollahs

Pousse-au-crime, dogmatiques, idiots utiles ou démagos, ils n’ont qu’une obsession : clouer la droite au pilori ! Au nom de l’idéologie, de la morale et de la République soi-disant menacée. Revue de détail des quatre familles droitophobes

Les pousse-au-crime

Ils combattent la haine, la violence et les dangers de la droite.., en utilisant la haine et la violence qu’ils dénoncent chez leurs adversaires. Faisant mine de redouter, comme l’écologiste Noël Mamère, la libération de la « parole d’une des composantes les plus réactionnaires de la droite », forcément « prête à s’associer au FN », ils s’inventent une lutte, tel Patrick Lozès, ancien président du Conseil représentatif des associations noires de France, accusant Claude Guéant de « banaliser le racisme ».

Tout, dans leur discours, incite à la violence, en totale impunité : ainsi de Pierre Bergé, osant relayer sur Twitter : « Vous me direz, si une bombe explose sur les Champs à cause de La Manif pour tous, c’est pas moi qui vais pleurer. » Un appel au meurtre à peine déguisé, qui ne l’empêchera pas de déclarer, après la mort de Clément Méric à la suite d’une bagarre avec des skinheads : « L’immonde Barjot avait promis du sang, le voilà qui éclabousse la démocratie et la République. » Lui aussi en pointe dans l’instrumentalisation de l’affaire Méric, Mélenchon, qui se voulait le « rempart contre la haine » du FN, promettait "haineusement" lui-même, durant sa campagne législative, d’« éradiquer » le parti de Marine Le Pen : « Dorénavant, c’est eux qui vont raser les murs, nous allons les faire partir, les chasser... »

La "manif pour tous" ? Marée noire de l’homophobie ancestrale, pour BHL

C’est encore Pierre Laurent, le patron du PC, qui accuse la droite de vouloir inventer « des droits de second ordre, des droits de sous-citoyens, de demi-citoyens » pour les homosexuels, ou Bernard-Henri Lévy, « atterré » par cette supposée « marée noire de l’homophobie ancestrale ». L’essayiste féministe et militante lesbienne Caroline Fourest dénonce, elle, au sujet des anti-"mariage pour tous", « un climat inquiétant, signant la dérive du champ idéologique vers l’extrême droite la plus décomplexée ». Inquiète de « l’attitude de la droite républicaine, étrangement passive, voire complaisante, envers les appels à la guerre civile venant d’une certaine extrême droite », celle-ci prétend n’avoir à la bouche que la lutte contre le sectarisme. Oubliant qu’en 2000, elle déclarait dans Libération : « Quand j’évoluais dans un milieu non mixte, lesbien et féministe, je n’aimais pas les mecs. Un hétéro, ce n’est pas possible à cause de ce qu’il a dans la tête. »

Les dogmatiques

Intolérants au nom de l’idéologie : ce sont les dogmatiques de la droitophobie. Qu’un élu de droite se risque à émettre un propos frôlant la ligne jaune du politiquement correct et c’est l’hallali ! Formé à l’école de SOS Racisme, Harlem Désir, premier secrétaire du PS, se comporte en premier des dogmatiques. Toujours prêt à traquer les "collusions honteuses" entre droite et FN. Que Gérard Longuet ait le malheur, en 2010, de déclarer qu’il souhaite à la tête de la Halde un représentant du « corps social français traditionnel » et voilà Désir dénonçant l’UMP « gangrenée par une forme d’obsession dans sa relation à l’extrême droite, à cette question de l’identité nationale et de l’immigration ». « Un discours intolérable aux relents racistes », ajoute-t-il.

La mort de Clément Méric, forcément due "à un climat antirépublicain" instauré par les opposants au mariage homosexuel

Même type de réaction, en 2012, après les propos de Copé sur le "pain au chocolat" : aussitôt Désir se rue sur son téléphone pour "tweeter" contre le patron de l’UMP qui « brade cyniquement toute dignité républicaine ». Un an plus tôt, en 2011, il réclamait pourtant au même rien de moins que « de dissoudre le groupe de la Droite populaire » après l’organisation de son apéritif saucisson-vin rouge à l’Assemblée. Motif, là encore : ses membres instaurent « une véritable passerelle, un pont permanent entre l’UMP et l’extrême droite ».

Copé lui-même sera ensuite accusé par Désir « de jeter des passerelles en permanence avec la droite la plus extrémisée ». Ce qui, conclut-il, « finit par poser un problème dans le fonctionnement de la République ». Défenseur autoproclamé de cette dernière, il accuse, à la suite de la mort de Méric : l’agression est due « à un climat antirépublicain, qui s’est développé en marge des manifestations contre le mariage homosexuel ».

Cécile Duflot n’est pas en reste. Responsable de ce tragique fait divers : encore la droite, dont « certains [membres] ont laissé prospérer des propos fascistes. Il y a des responsables politiques qui ont défilé avec des militants néonazis et ce n’est pas acceptable ». La solution : la proposition de sa collègue écologiste, la sénatrice Esther Benbassa, qui estime « urgent aujourd’l’hui d’élaborer une loi sur la liberté d’Internet » révisant notamment la loi sur la liberté de la presse datant de... 1881. Il faut bien ça, car, comme le dit Delanoë, « la droite ne changera jamais ». Une droite définitivement abonnée, selon Dominique Sopo, alors président de SOS Racisme, aux « attaques contre le principe d’égalité, que ce soit contre les jeunes, les immigrés, les femmes ou encore les homosexuels ».

Les idiots utiles

Ce sont les faux modérés de la droitophobie. Ainsi, du député PS Erwann Binet qui se revendique catholique, ce qui ne l’empêchera pas d’être le rapporteur du texte sur le "mariage pour tous". Trouvant « ahurissant » que des enfants puissent manifester, il ose accuser cette droite qui défilait contre la loi d’être coupable d’une « forme de violence contre les « homosexuels » et de se « vautrer dans la boue de l’antiparlementarisme en riant de toutes ses dents » !

Autre idiot utile, le député écologiste Sergio Coronado a donné la pleine mesure de son talent à l’occasion des mêmes débats : voulant moquer la religion d’Hervé Mariton, il déclare sur Twitter, un dimanche de débats parlementaires : « Mariton absent : à quelle heure finit la messe ce dimanche ? » Il sera renvoyé dans les cordes par le député de la Drôme, lui signifiant qu’un simple accès à sa page Wikipédia lui aurait permis de vérifier qu’il était de confession... juive !

C’est sous couvert d’humour que Jamel Debbouze s’est distingué en comparant, lors d’une cérémonie à l’Élysée, Sarkozy à « Joe Dalton », sous l’oeil complice de Hollande. Idem pour 1"humoriste" Sophia Aram, engagée sur tous les fronts du politiquement correct, et qui a osé déclarer que « les électeurs du FN sont des gros cons ». Mais la nouvelle prêtresse de la (mauvaise) blague autorisée a une autre cible : Valeurs actuelles ! Figurant en couverture de notre numéro sur « Les bouffons de la gauche » (du 6 décembre2012), celle-ci répondant à l’une des questions que nous posions, « Où s’arrêteront-ils ? », répliquait avec toute sa grâce : « Je serai tentée de dire : dans leur c... ! »

Les démagos

Moins sincèrement "coupeurs de tête", les droitophobes démagos manient eux aussi la hache, mais parce que c’est dans l’air du temps. Ainsi du premier ministre dénonçant un Copé qui « stigmatise et diabolise » et annonçant, martial, après la mort de Méric, qu’il veut non pas simplement dissoudre, mais « tailler en pièces » certains groupuscules...

Quoi de plus normal que la porte-parole de son gouvernement se retrouve sur la même ligne ? « Nous, responsables politiques, devons condamner et dénoncer chaque fois qu’il y a une dérive, un dérapage mêmes simplement langagier », tempête Najat Vallaud-Ben-Belkacem.

Le si modéré, en privé, Jean-Vincent Placé, président du groupe vert au Sénat, ne manque jamais, lui non plus, de tirer contre la droite, afin, surtout, de n’être pas accusé de mollesse idéologique par les siens. « Avec la droite, rien n’est possible », résume-t-il. Avec lui, en revanche, tout le devient. Y compris prendre à partie le sénateur UMP Bruno Retailleau, "coupable" d’avoir ironisé sur la couleur de la robe (jaune vif) et des cheveux (rouge tout aussi vif) de sa collègue Esther Benbessa. Feignant d’y voir une allusion à ses origines, Placé s’est posé en Fouquier-Tinville droitophobe jetant de l’huile sur le feu : « Je trouve I’intervention de notre collègue RetailIeau extrêmement grave je ne demande pas vos explications, je vous demande des excuses ! »

Exemple type du droitophobe démago : Yannick Noah. Celui-ci l’avait promis en 2005 : « Une chose est sûre : si jamais Sarkozy passe, je me casse. » Cela ne l’a pas empêché de rester en France tout le long de son quinquennat... Tout en poursuivant ses polémiques. Usant de propos dont la violence aurait pu le faire figurer dans la catégorie des "pousse-au-crime" : « Tout me choque dans l’action du chef de l’État, déclarait-il ainsi en 2007 : l’attitude, le ton, l’arrogance me choquent. La désinformation me choque. ». Parole d’expert.

Arnaud Folch et Geoffroy Lejeune

 

 

 

 

 

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