Les criminels et les vieillards.

Vendredi 13 avril 2012 // La France

Drapeau de FranceSi le tueur de Toulouse avait été capturé vivant. il aurait échappé à la peine de mort qui a été abolie en octobre 1981. Il aurait été probablement condamné à la réclusion à perpétuité, c’est-à-dire enfermé et nourri par l’État pendant X années.

Les adversaires de la peine de mort faisaient valoir que la vie humaine a une si grande valeur qu’elle ne doit pas être ôtée même aux pires criminels. Maître Badinter, avocat talentueux et personnalité du parti socialiste, soutenait éloquemment cette thèse et la peine de mort fut abolie aussitôt après l’élection du président Mitterrand.

Or, voici que le candidat socialiste à l’Elysée n’a plus le même respect de la vie humaine. Il propose art. 21 de son programme, d’assistance médicalisée pour finir sa vie dans la dignité. Sous ces termes ambigus, c’est l’acceptation de l’euthanasie, c’est-à-dire la possibilité de mettre fin à la vie d’un malade ou d’un vieillard. On dira : il souffrait mais peut être aussi il encombrait, il coûtait cher... Que d’affreux calculs. que de sinistres dérapages en perspective

La vie des malades et des vieillards est aussi sacrée que celle des criminels. A l’occasion d’une élection, prenons garde a ne pas glisser dans des tentations d’homicides camouflées sous le nom d’assistance médicalisée. Les médecins ont la noble mission de soigner, d’atténuer la douleur jusqu’au bout, pas celle de tuer.

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