Les Tontons flingueurs de nos libertés.

Mercredi 18 décembre 2013 // La France


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En dix-huit mois, François Hollande et SA CLIQUE n’ont rien fait d’autres que dynamiser, disperser et ventiler notre économie et les valeurs fondamentales de notre société.

Presque cinquante ans, jour pour jour, après la sortie en salles du film les Tontons flingueurs, son réalisateur, Georges Lautner, vient de disparaître. Son film culte, dont Laurent Dandrieu a raconté la genèse dans le précédent numéro de Valeurs actuelles, est rempli de scènes inoubliables et de dialogues écrits avec talent par Michel Audiard qui appartiennent d’ores et déjà à la postérité.

"Les Tontons flingueurs", ce pourrait être, hélas, en beaucoup moins drôle, le titre du film que tous les Français vivent dans leur vie quotidienne depuis maintenant 550 jours. François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici ou Bernard Cazeneuve ne nous font pas rire comme Bernard Blier, Lino Ventura, Francis Blanche ou jean Lefebvre. Mais plus ils s’agitent, plus ils perdent pied, plus leurs esprits s’échauffent, et plus les Français trinquent. Ce sont notre pouvoir d’achat, nos libertés de travailler, de créer, d’éduquer nos enfants ou d’être propriétaire qui sont attaqués en permanence. Au point de se demander si le programme de François Hollande et de sa clique n’est pas finalement de dynamiter, de disperser et de ventiler, pour reprendre les mots les plus célèbres de ce film inoubliable.

En l’espace de dix-huit mois, nos nouveaux Tontons flingueurs ont mis à terre le pays en l’étouffant sous le poids de 70 milliards d’euros d’impôts nouveaux. De fait, ce sont 265 usines qui ont fermé en un an et 400 000 emplois qui ont été détruits. Les valeurs liées à la propriété et à l’épargne qui ont fait le succès de la France de Guizot ou des Trente Glorieuses ont été sapées par les lois Duflot et les attaques en règle sur l’assurance vie. La famille, qui est le pire ennemi des marxistes parce qu’elle permet l’épanouissement de l’individu (« Tout homme est une histoire sacrée », comme l’écrivait le poète Patrice de La Tour du Pin), a été agressée comme jamais, avec notamment l’effrayant "mariage pour tous". Et ce n’est pas fini. Ainsi de l’école, que Vincent Peillon conçoit comme un moyen de laver le cerveau de nos chères têtes blondes et brunes.

Maintenant que l’économie est à terre, que le nombre de Français qui partent à l’étranger bat tous les records (lire l’excellent dossier de Frédéric Paya, page 40), que la majorité socialiste est en lambeaux et que le pouvoir est lui-même à genoux, Jean-Marc Ayrault nous annonce qu’il va remettre à plat toute la fiscalité avec comme pierre angulaire de son projet la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG. Sans doute a-t-il retenu la fameuse réplique de Michel Audiard : « Les impôts, c’est comme les conneries, on finit toujours par les payer. »

Mais à la différence des Tontons flingueurs, il s’agit cette fois d’un très mauvais film. D’abord, le scénario ne tient pas. Car si une fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG permettrait enfin à chaque Français d’être fiscalisé, cela n’a aucun sens de fusionner un impôt progressif avec une cotisation assurantielle (destinée à financer l’assurance maladie et seulement elle). Il est déjà anormal que cette CSG soit proportionnelle alors que l’assurance d’une voiture dépend de la qualité de conduite de son propriétaire et non de ses revenus. Chacun a bien compris que nos technocrates socialistes veulent la rendre progressive par cette fusion dont rêve François Hollande depuis longtemps.

Ensuite, les acteurs ne sont pas les bons. Jean-Marc Ayrault a expliqué qu’il allait parler d’une telle réforme de la fiscalité avec les partenaires sociaux. Mais c’est une énorme erreur de casting. Si les représentants des entrepreneurs ou des artisans ont leur mot à dire compte tenu de l’importance des taxes qui les étouffent, les syndicats n’ont pas leur place. Eux reçoivent de l’argent public beaucoup, même ! Mais ne produisent rien. Enfin, pour faire une réforme de la fiscalité et que celle-ci soit bien accueillie par l’opinion, il faudrait que le nombre de gagnants soit plus élevé que celui des perdants. Cela passe inévitablement par une taxation accrue des plus aisés, des plus économes et des plus entreprenants au profit de ceux qui ne produisent rien et vivent des subsides de l’État.

Voilà pourquoi les Français, à une très grande majorité (7 sur 10), ne veulent pas de ce nouveau film noir. Ils préfèrent garder en souvenir cette période bénie des années 1960, pendant laquelle Lautner et Audiard ont donné naissance à ces fameux Tontons flingueurs. Une période où chacun avait la liberté de créer, de travailler, d’entreprendre et d’espérer le meilleur pour ses enfants. Alors qu’aujourd’hui, des "bonnets rouges" aux cadres de la Défense, des Poussins aux Pigeons, chacun n’a qu’une seule phrase à dire à l’État socialiste : "Descends de mon dos et enlève tes mains de mes poches !"

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