Le peuple de France devrait connaître la...

Lundi 2 février 2015 // La France

La France vivra

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Le peuple de France devrait connaître la vérité sur son histoire ; il devrait être interdit de faire croire à toute une population que la révolution dite Française de 1789, est l’évènement qui marque le début de la construction de notre nation. Le 14 juillet 1789, est un non évènement. Une bande de fanatiques firent un acte criminel en détruisant une forteresse où étaient enfermés cinq prisonniers de droit commun ; puis, ils coupèrent la tête du directeur de la prison tête que ces « démocrates » firent circuler dans Paris en la plaçant sur une pique. Par contre le 14 juillet 1790, de part la volonté du Roi, la monarchie devint constitutionnelle, le Souverain transmettant ses pouvoirs à une assemblée parlementaire.

La France vit le jour sous Clovis en 472 ; ainsi la dynastie Mérovingienne, précéda celle des Carolingiens et de l’Empereur Charlemagne. En l’an 987, une nouvelle dynastie succéda aux Carolingiens, Hugues Capet fonda la dynastie Capétienne qui règnerait de nos jours si le Monseigneur le Comte de Chambord avait en 1870 accepté le drapeau tricolore voulu par une majorité de citoyens.
Le Prince voulait conserver le drapeau blanc parsemé de fleurs de lys, il refusa le drapeau tricolore taché du sang des crimes de la terreur républicaine, et des guerres du dictateur Napoléon Bonaparte.

Notre patrie vient de connaître des journées d’une terreur inimaginable ; des terroristes musulmans, ont massacré des journalistes et des Français de confession Juive. C’est crimes ne doivent pas rester impunies. Laissons la liberté de penser et d’écrire en évitant de porter atteinte à la dignité de celles et de ceux qui se sentent persécuter par des écrits ou des photos qu’ils considèrent comme sacrilèges. Nous avons voulu défendre une revue en écrivant : « Je suis CHARLI », écrivons en ces journées du souvenir « JE SUIS JUIF ». La France c’est faire ce que Jésus a dit : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous aie aimé. »

Par millions, les citoyens qui ont défilé de mercredi à dimanche dans tout le pays ont réaffirmé devant le monde entier une vieille et solide vérité, la France vit. Elle vit par son peuple, qui proclame à l’heure des périls son patriotisme et sa fidélité aux principes communs : Liberté, Égalité, Fraternité.

Il faut, hélas, que le sang soit versé pour que tout ce qui nous paraissait douteux, compliqué ou moribond devienne très simple. La France n’est pas sortie de l’histoire. La République n’est pas morte. Nos valeurs sont toujours connues, coin prises et partagées. La nation française, millénaire, le peuple français, souverain, ne sont pas en train de se suicider ou en voie de soumission à un parti islamiste.

Notre mobilisation patriotique met en échec l’entreprise terroriste. Il fallait le courage des policiers, des gendarmes et de simples citoyens pour neutraliser les tueurs. Et il fallait que nous descendions dans la rue pour obtenir la victoire politique : comme l’explique Gilles Kepel, les stratèges de Daech inspirent des attentats qui visent des écrivains et des journalistes, des citoyens juifs, des policiers et des militaires musulmans coupables selon eux d’apostasie, ceci afin de disloquer la société. Le peuple français leur a répondu que la Liberté impliquait la liberté d’expression, que l’Egalité transcendait les appartenances, que la peur se dominait par la Fraternité - et que tous ces principes se vivaient dans l’unité nationale. Régis Debray l’a dit : « la pulsion de mort des uns réveille la pulsion de vie des autres. »

Mais Régis sera sans doute d’accord avec ma mise en garde. La pulsion de vie conduit à marcher au coude-à-coude dans les rues en chantant la Marseillaise. Elle conduit aussi à formuler brutalement des constats et des exigences. Voici les miens
L’unité nationale se réalise d’ordinaire grâce à l’autorité politique légitime et tend à la renforcer. Les 8 et 9 janvier, déclarations confuses ou contradictoires de ministres et de dirigeants socialistes ont créé un malaise d’autant plus vif que François Hollande n’a pas su faire comprendre le sens de la présence à Paris de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement. Les électeurs du Front national se sont sentis exclus et des citoyens de toutes opinions ne sont pas descendus dans la rue par crainte de manipulation et de récupération politiciennes ou pour ne pas « suivre » telle personnalité étrangère. Quand les détenteurs du pouvoir politique entravent l’unité nationale et la fraternité qu’ils réclament, il y a crise de légitimité.

La mobilisation populaire n’est pas une preuve de confiance donnée au président de la République, au gouvernement et aux chefs de partis. Ils n’ont pas à nous remercier d’être venus si nombreux : ce sont eux qui doivent être à la hauteur de l’événement historique et qui ont à répondre aux attentes, un- menses, du peuple français. Ils ne nous rassureront pas avec une surveillance policière renforcée, un « Patriot Act à la française » et des discours sur la « guerre contre le terrorisme ». Le Front national est lui aussi engagé par son appel à l’unité nationale qui exclut la fabrication de clivages ethniques.

La France est confrontée à une guerre globale qui se joue sur de multiples théâtres : territoire national, Caucase, Proche-Orient, Afrique, Asie centrale... Les offensives sont menées par des troupes irrégulières, par des organisations politiques, par des terroristes, sur internet et par le biais des grands médias ce qui implique des répliques cohérentes et diversifiées : l’armée française est engagée au Mali et en Irak. la Police nationale, les services de renseignements luttent contre le terrorisme et un combat politique doit être mené chaque jour. Il faut donc renforcer nos moyens militaires et policiers au lieu de les affaiblir, concevoir une réplique globale et un nouveau système d’alliances internationales, proposer aux Français un projet collectif au lieu de fixer un objectif, inatteignable, de réduction des déficits assorti des habituelles niaiseries européistes.

Nous voudrions retrouver l’espoir. Hélas, nous ne sommes pas les seuls à être revenus des défilés, dimanche soir, en craignant que les détenteurs du pouvoir, faute de savoir ce qu’est l’État, ne soient pas capables de comprendre l’attente du peuple français et de répondre, devant lui, de la France.

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