Le bouffon tel qu’en lui-même.

Mercredi 5 mars 2014 // La France

Comment la France peut-elle être gouvernée par un tel homme ? Cette question politique qui commence à agiter les esprits, est la seule qui vaille la peine d’être posée.

Il jette les femmes comme des mouchoirs. Après usage. Il n’aime que lui. Et comme il s’aime bien lui-même, tant qu’il n’est pas gêné, il paraît fort aimable, mais ce n’est qu’une apparence. Contrarié, il est sec comme un coup de trique : aucun coeur. En a-t-il jamais eu, lui qui depuis son adolescence n’a toujours pensé qu’à lui, à sa carrière, à son unique ambition, à ses seuls intérêts.

Aucun service réel à quiconque, sauf le copinage utile. « Utile », le mot qui définit toute sa conception.« Utile », dit-il, parlant officiellement du Pape qu’il visite. Quelle vulgarité ! « L’idée de Dieu, inutile », décrète-t-il à 20 ans. Révélateur, n’est-ce pas ? « L’inutile » en conséquence n’est plus bon qu’à jeter. Toute quête amoureuse le ramène donc à lui-même, inéluctablement, sans pourtant qu’il se posât la question de sa propre utilité : jamais !

Amoureux de la politique, alors ? Non pas, assurément, qu’il s’agisse d’un amour de la France qui n’est qu’un mot dans sa bouche, mais seulement de cette première place qu’il convoitait et qui par un coup de hasard lui fut dévolue : élu par défaut. Sait-il même ce qu’est la politique, la vraie, lui qui n’a aucune culture véritable en dehors de ses cours insipides et de ses fiches à réciter ? Quelle différence avec François Mitterrand, son maître et qu’il prétend imiter jusqu’au ridicule ! Il n’en a vu que les petits côtés. Ainsi réduit-il la politique à un goût insatiable du pouvoir doit il se sert et se prévaut pour concocter ses combinaisons de cuisine électorale. Là, dans ce cadre, il aime les gens et presque spontanément, car ils l’aident à exister et sa ruse en a besoin. La feinte est grossière ; elle marche.

Ce genre d’hommes de pouvoir attire instinctivement un certain genre de femmes. Là, il n’est pas douteux que le genre existe ! Elles ont beau se croire supérieures, elles s’y brûlent, comme de petits insectes. Terrible réalité : cette flamme fumeuse n’était qu’un égoïsme aussi impassible que dévorateur, cet astre sans vie qu’un trou noir engloutisseur d’énergies, ravisseur d’amours. Tout pour lui, rien pour l’autre, ramené aux simples catégories d’ « utile » ou d’ « inutile » et, donc, de « nuisible ». Don Juan, mais sans aucune grandeur métaphysique, plutôt Sganarelle qui s’essaye à jouer Don Juan, car ce calculateur cynique et sordide n’arrive pas à sortir du mesquin et du dérisoire.

Ses amis ne peuvent être que du même acabit. Étrange société de pouvoir, d’argent - et on sait quel argent ! - et d’immoralité qui revendique pour elle la puissance exclusive d’édicter la norme politique, morale et sociale. Tous les culots ! Ainsi cet homme, surpris dans ses médiocres turpitudes, exige d’un ton qui ne souffre pas de discussion, le respect de sa vie privée. Devant 400 journalistes et son parterre de ministres et de ministresses, il a déclaré, comme enchifrené, qu’il traversait « une épreuve douloureuse ». Lamentable girie et personne n’a éclaté de rire ! Il obtenait ce qu’il voulait, et publiquement avec un faux air de pudeur outragé : le renvoi de la « dame » désormais encombrante et donc « inutile », la justification de son comportement et la libre disposition de sa nouvelle maîtresse. C’est tout Hollande.

Le scooter, le casque, ce harnachement grotesque en fait un Valmont de comédie, sans élégance ni grâce ni courage. Ne reste que le froid cynisme dont une Merteuil, manipulatrice manipulée, pourrait bien se venger.

UN POLITICIEN SANS HONNEUR

Voilà l’homme qui préside aux destinées de la France. Le portrait aide à comprendre le reste. Aucune pensée élevée, aucun sentiment noble ne guide cet homme. A-t-il même une idée qui lui soit personnelle ? Il aurait changé de cap ; certains s’en félicitent ; mais lui-même l’a nié et il a beau répété qu’il n’a qu’un seul cap, il est évident qu’il n’en a aucun. Social démocrate, social libéral, socialiste, words, words, words : tant de commentaires pour rien. Il ne poursuit qu’un but : tromper pour durer. Des « trucs ». L’inversion de la courbe du chômage, un « truc » et qui a fonctionné pendant un an et dont il vient d’avouer que, de fait, ce n’était qu’un « truc » ! Il se moque des femmes, il se fout des chômeurs : il ne s’agit toujours que d’un moyen d’exister. Et il est des gens, pauvres gens sans esprit critique, même si ce sont des patrons, qui ont pris sa conférence de presse de janvier au sérieux ; mais chez Hollande rien n’est sérieux.

Son pacte de responsabilité ? Un « truc », pas plus. Pour mettre fin à son précédent « truc », le CICE, et fondre les milliards les uns dans les autres sans que personne « y comprenne rien. 20 milliards, 30 milliards, 35 milliards, sans compter les 50 milliard d’économie qu’il faut trouver sur trois ans pour rentrer dans. les normes. Et personne ne se gausse de ce saltimbanque qui jongle avec les milliards de la France.

LES FRANÇAIS DANS LA RUE.

Il écrase la France d’impôts, il tue l’économie, puis il décide d’alléger les cotisations familiales, sans remettre en cause le système de Sécurité sociale et en s’imaginant qu’il trouvera les ressources suffisantes, mais c’est d’une incohérence totale, sauf qu’il détruira la politique familiale : cette destruction fait partie de ses buts. Il ne sait que détruire.

Avec son nouveau « truc », il coince l’UMP ; il l’impose en question de confiance devant le parlement au moment opportun du printemps. Il laisse passer les élections municipales qui ne seront pas pour lui nécessairement une déroute ; il avance hardiment vers les européennes où il se présente déjà comme le champion de l’Europe, de « l’idée européenne » et, peu importe le mauvais résultat, il crée alors l’alternative voulue : Hollande ou le FN. C’est habile, d’apparence mitterrandienne, mais ce n’est qu’ un « truc », une fois de plus ; et « truc » encore toutes les questions « sociétales » les plus épouvantables qui ne sont jetées en pâture à la société que pour la diviser, la fragmenter, la pulvériser, la dévoyer et, en retour et face à elle, réunifier le système, et, bien sûr, derrière lui : ce que les tenants du dit système appellent « la République », alors précisément qu’elle n’est plus « la chose publique », puisque ils se la sont appropriée et totalement, créant à nouveau par cette manoeuvre l’alternative qui conditionne sa survie, à lui, Hollande, et leur survie à eux tous : la République, c’est-à-dire eux, leurs lois, leurs procédés, leurs « trucs » ou... l’horrible chaos, la désastreuse aventure qu’il n’est même pas permis de qualifier.

Voici les Français dans la rue, et de plus en plus. Pas seulement les catholiques, mais tous les Français excédés, épuisés, privés de liberté, jetés au chômage et que des lois ineptes et criminelles privent jusque de leur bon sens et de leurs traditions, en colère donc ; et ces rassemblements divers et hétéroclites se rencontrent maintenant sur un point : « ça » ne peut plus durer ; les « trucs », ça suffit. Saluons une Béatrice Bourges qui n’hésite pas à commencer une grève de la faim pour marquer sa détermination. Il y a, bien sûr, des provocations, c’est si facile à monter. Mais l’exigence est là : Hollande doit partir.

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