Le Président et le Bougnat.

Le monde est dangereux non pas tant à cause de ceux qui le font mal mais de ceux qui regarde et laissent faire.

Mercredi 19 septembre 2012 // La France

Paul V… est un ami.

Vous me direz : Oui, mais ce soir naturellement on ne dit que des choses agréables et si je suis venu ce n’est pas pour dire le contraire, mais je veux dire, pour moi Paul, c’est important, et je le dis devant sa famille et devant ses amis ici rassemblés, parce qu’un beau matin du mois d’avril 1983 lorsque je suis devenu maire de Neuilly, je me suis découvert de très nombreux amis, y compris des amis que je ne connaissais pas, mais j’ai gardé une faiblesse particulière pour ceux qui étaient des amis d’avant. Paul était de ceux-ci, il m’a connu très, jeune, il a toujours été à mes côtés, il s’est toujours investi en moi affectivement, il m’a toujours considéré comme son petit frère, son amitié ne m’a jamais manqué dans les bons comme dans les moins bons moments. Aujourd’hui tu es à l’honneur Paul et ce n’est que justice que des hommes comme toi, soient à l’honneur aussi de temps à autres.

Je tenais à être présent à tes côtés pour te dire combien je te respecte, combien j’admire la réussite professionnelle qui est la tienne fondée d’abord sur l’honnêteté et sur le travail. Monseigneur vous disiez tout à l’heure que la France était un beau pays, pour moi c’est un beau pays, mais c’est un beau pays parce qu’il peut y avoir des exemples comme Paul V… qui par la force de leur travail puissent se hisser où Paul se trouve aujourd’hui. La France restera ce qu’elle est tant que des gens comme Paul V… auront eux aussi leur chance avec droiture et honnêteté, avec le vouloir dit travail bien fait. Et bien tout simplement moi, je suis fier d’être l’invité du LION’S Club de Paris la Défense, et fier d’être l’ami de votre nouveau Président.

Par Nicolas Sarkozy

1977, justement, j’assiste à une réunion à la Mairie de Neuilly. Elle a pour objet le remplacement du secrétaire de la circonscription. Plusieurs candidats sont en lice. Patrick Balkany me désigne en aparté un jeune chiraquien, qui se tient coi pour l’instant. Il me conseille pour mon vote. Je dévisage le jeune homme, réticent. Mon Dieu, qu’il est jeune ! Mon compagnon chuchote : « C’est un jeune avocat. Il sort de Nanterre. Ecoute-le et tu vas voir qu’il obtiendra presque la totalité des voix. »

Patrick ne se trompe pas. Le discours de ce Nicolas Sarkozy galvanise l’assemblée. Je suis fasciné par le discours de ce jeune homme. En rentrant chez moi, je confie à ma femme : « J’ai rencontré un jeune... Quel battant, quel homme de conviction, son avenir politique est tout tracé ! »

Souhaitant une rencontre rapide, je l’invite à dîner. Une amitié réciproque se déclare dès se repas. Nous nous contactons régulièrement, échangeons des confidences. Nos propos dépassent souvent le cadre politique. Nicolas est l’un des rares hommes avec lesquels je me sens en confiance, avec qui je peux partager mes élans, mes soucis, mes espoirs. Des discussions qui m’enflamment. Aussi, je tente de les faire partager à mon entourage.

Progressivement, je fais connaissance avec le milieu politique, enchanté de sortir de mon travail quotidien, de côtoyer des personnes dont la tenue, l’éducation et le savoir, nourrissent mon besoin de reconnaissance. Je ne suis pourtant pas dupe de certaines de ces amitiés, trop soudaines, trop liées à ma situation financière pour être véritablement sincères. Les « amis » intéressés, je les renifle à des kilomètres. Mais il me plaît de faire enfin partie d’un autre milieu que celui des « CHR », cafés hôtels restaurants.

Nicolas est quelque de Gentil, de Courtois, Fidèle en amitié. Il est certain que les hautes responsabilités qui furent les siennes durant plus de 15 ans, ont modifié son caractère sans pour cela lui faire oublier le passé ; Nicolas a une mémoire d’Eléphant.

À brasser des idées sur la démocratie, la décentralisation, le libéralisme à l’échelle humaine, les plans sociaux, j’ai le sentiment d’être plus utile à ma patrie qu’en vendant des rouges limés. Tout cela ne me donne nullement l’impression d’être au-dessus de ma condition ; bien au contraire, je perçois très rapidement les défauts et les qualités de la plupart des politiciens que je rencontre : Erudits en diable, économistes avant d’être hommes, énarques plutôt que citoyens ordinaires. Ils ne connaissent pas le peuple qu’ils sont censés diriger. Je rêve quelquefois de les convier à un stage au sein de mon propre restaurant : ils seraient alors étonnés de ce que l’on y voit, de ce qu’on y entend ; ils reconsidéreraient le prix du taux horaire pour le travail accompli, apprendraient la valeur d’une baguette de pain, d’un loyer ; pourraient percevoir les effets conjugués de la misère morale et de la boisson, les combinaisons multiples de la détresse humaine...

Je pourrais leur dire combien il est nécessaire de comprendre et d’écouter des citoyens, combien notre pays est victime de « non assistance à personnes en péril ». Des hommes et les femmes d’age mûr, mais aussi des jeunes qui ne trouvent pas une quiétude passée 19 h. Ils s’adonnent à la boisson, aux drogues, quand ce n’est pas des sauvageons qui commettent des actes répréhensibles. Ils brûlent des voitures, violent des jeunes femmes ou prennent pour cible les forces de l’ordre ou nos dévoués sapeurs-pompiers.

Nos élus devraient mettre à leur disposition des « psychologues bénévoles, et faire en sorte qu’ils découvrent autre chose que leurs cités ». Toute cette tranche de la population devrait avoir la possibilité de s’ouvrir à autre chose qu’à des actions quasi criminelles.

À Issy-les-Moulineaux, par exemple, un spa, des jets d’eau, des cascades, un petit bar créent une ambiance propice à la détente, au bien-être. Les maires ont toujours peur que des jeunes de la banlieue viennent perturber la vie des autres. Souvent ils refusent de prendre des responsabilités ou de créer des structures pour la jeunesse.
Or, c’est nécessaire pour préserver la quiétude d’une cité... Les maires d’Issy-les- Moulineaux et de Puteaux sont des exemples à suivre.

Pour l’instant, je garde mes pensées pour moi. Je me contente d’écouter, de réfléchir, de me situer. D’apprendre, autant que je le peux. De suggérer, à peine. Les échéances des remboursements se succèdent. À être honnête, j’ai réussi à me « tailler » une bonne réputation auprès des clients de l’hôtel au-dessus du restaurant. Les Portugais et Maghrébins qui l’occupent n’ont jamais entendu un seul propos raciste de ma bouche, ni dans celle des serveurs, se qui les honore.

Nous avons, ma femme et moi, toujours voulu que les locataires mènent leur vie comme ils l’entendent. Quand le propriétaire des murs de l’hôtel décide de le vendre, c’est tout naturellement que je m’en porte acquéreur... et obtiens gain de cause. Je m’endette une nouvelle fois mais je connais tout le parti que je pourrai tirer de cet achat. J’y ai tellement pensé !

Comme à St Ouen, (où nous avons commencé à 20 et 23 ans) je transforme petit à petit les lieux, embauche un réceptionniste, des femmes de ménages ; en une phrase, tout le personnel nécessaire pour l’entretien d’un hôtel. Puis, dès que nos finances sont hors de danger, nous remanions l’ensemble pour créer un salon confortable où les clients peuvent désormais déjeuner. En quelques mois, l’hôtel obtient ses deux étoiles. Ce qui m’intéresse, c’est de racheter, rénover, faire prospérer. L’hôtel est désormais suffisamment attirant pour susciter des convoitises. C’est certes une belle réussite mais le surcroît de travail et de soucis que la rénovation et le service ont suscités, nous laissent, ma femme et moi-même, épuisés.

Se trouver dans l’entourage d’un responsable politique d’envergure n’est pas de tout repos.

Ma rencontre avec Nicolas Sarkozy a été décisive. Pendant des années, je vais suivre avec émotion son parcours, trouvant dans nos échanges des appuis à mes propres réflexions, observant la force de ce battant qui monte peu à peu tous les échelons de la hiérarchie politique française. Maire de Neuilly en 1983, puis député des Hauts-de-Seine en 1988. Jusqu’aux plus hautes fonctions. Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur en 2005, n’aura de cesse de me démontrer son affection. Je l’ai toujours appelé Nicolas, mais je lui donnerai du « Monsieur le Président » en 2007.

Nicolas est pour moi « un petit frère » que j’affectionne tout autant, sinon plus, que mes frères de sang. Fidèle au-delà de toute expression, je lui offrirai un appui sûr dans les moments de déroute, déniant de toutes mes forces les attaques mesquines, les jeux de pouvoirs dans lesquels mon ami se trouve pris à bien des reprises. Je ne tolérerai pas non plus qu’on le critique ouvertement devant moi, et cette fidélité me vaudra jalousies, allusions perfides, envie, même de la part de mes proches.

Un jour, à Rodez, à la permanence du UMP je suis mis dehors manu militari. Pour les permanents du parti de Jacques Chirac, je suis le traître qui est resté fidèle à Nicolas Sarkozy, et par là même à Edouard Balladur. Bien sûr, je ressens une certaine fierté à côtoyer Nicolas, à déjeuner avec lui au restaurant. Bien sûr, cette proximité pourrait m’ouvrir des portes, mais jamais je ne me servirai de mon amitié avec Nicolas. Mon devoir sera de le servir s’il en éprouve le besoin.

Je conserve, en mon âme et conscience, cette certitude d’être tout autant enflammé par la personnalité de Nicolas que par sa personnalité politique. Combien de hauts responsables peuvent se prévaloir de telles amitiés ? Encensés un jour, décriés le lendemain, abandonnés par ceux qu’ils pensaient si proches.

Nicolas, avec le temps et les épreuves, deviendra conscient de la qualité indéfectible de cette amitié. Il me rendra un vibrant hommage, le jour où je devenais président du lion’s club de Puteaux la Défense. De fait, à partir du moment où je suis ami avec Nicolas Sarkozy, je me découvre des amis de tous côtés.

J’y gagne une certaine méfiance vis-à-vis de mes contemporains, et la constatation que la véritable amitié reste rare. Il m’arrivera de ruser comme un renard pour dissimuler ma situation, afin de tester ces prétendues amitiés : ne pas montrer que j’ai un peu d’argent, rester évasif sur mon métier, mon patrimoine, rouler en petite cylindrée.

La discrétion devient un mot d’ordre, une stratégie de survie morale. Nicolas a toujours bénéficié d’une amitié qui n’a pas son pareil ; Celle de Brice Hortefeux ; Sans Brice Nicolas aurait-eu beaucoup plus de soucis et de travail, pour arriver à la Présidence de la France en Mai 2007.

En 1981, François Mitterrand est élu président de la République française.

Ce qui me choque n’est pas tant l’élection de François Mitterrand, que le discours du Président, se déclarant président du peuple de gauche. Quand on est chef de l’Etat, on se doit d’être ni de droite ni de gauche. On doit être le chef de l’État de la France. Jamais un chef d’État de droite ne s’est déclaré président du peuple de droite. Cela dit, François Mitterrand est d’un niveau intellectuel nettement supérieur à celui de Jacques Chirac. Mitterrand a les défauts afférents à sa fonction, tout en ayant les qualités requises pour exercer sa fonction de chef de l’Etat.

Cela me conforte cependant dans ma conception d’une démocratie couronnée, où le chef de l’État n’aurait aucun pouvoir, mais incarnerait le peuple, sa culture, sa tradition, son histoire.

Puteaux, ma ville, change à toute allure. De la petite ville que nous avons connue quand nous nous sommes installés, il ne reste pas grand-chose. C’est désormais une ville vouée aux affaires, grâce au quartier de La Défense qui ne cesse de s’agrandir.

Tout doucement, la commune a repris des rues entières pour y construire des tours abritant des centaines de locaux d’entreprises, des logements neufs.

La Défense, pourtant, a été frappée pendant quelques années par une double crise, économique et architecturale, avec le choc pétrolier, le coût d’entretien et de climatisation devenu prohibitif Les gigantesques tours, les grands bureaux paysagers impersonnels, l’éclairage permanent au néon, la mauvaise insonorisation et la climatisation fantaisiste, sans compter la peur de la « tour infernale » ont joué pendant un temps la défaveur auprès des employés.

La Ville de Puteaux est gérée depuis 1969 par le même magistrat, « Charles Ceccaldi-Raynaud ». À chaque élection, il est réélu avec 70 % des voix au premier tour de scrutin. Sa fille Joëlle deviendra maire en 2005. Non seulement elle sera maire, mais aussi députée, du fait que Nicolas Sarkozy, dont elle est la suppléante, deviendra ministre.

Maintenant, les tours de la « 3° génération » grandissent. Economes en énergie, elles se fractionnent, s’amincissent, se complexifient pour assurer un éclairage naturel à tous les bureaux individuels. L’ensemble, au fil des années, a pris des airs de Manhattan et Puteaux est devenue la ville la plus riche de France avec Rungis, ville où se trouve le « ventre de Paris ».

Sous la présidence de François Mitterrand, la Grande Arche, majestueuse réalisation, va couronner ce destin. Je prends quelques responsabilités au sein de l’UMP, bien que je n’aime guère être étiqueté de cette manière. Les clivages gauche/droite me laissent froid. Pour moi, l’exercice politique, à quelque niveau que ce soit, avant d’être d’un bord ou de l’autre, doit faire en sorte de respecter la totalité des citoyens. Je me dirais plutôt social-démocrate.

Depuis longtemps ma famille espérait bénéficier d’un appartement convenable. Nous voulions rester à Puteaux. Nous aimons cette ville où différentes communautés vivent dans une ambiance bon enfant. Contrairement à St Ouen, à Puteaux, l’intégration est une réalité, et la tolérance une règle. Nous achetons à « crédit » un Cinq-pièces avec une piscine sous les toits, dont peuvent bénéficier tous les habitants de l’immeuble. Notre couple peut être intégré à la meilleure société, tout en restant proches de notre commerce. 700 Mètres à peine.

À tort, nous ne demandons jamais à nos enfants de nous aider dans notre commerce, bien qu’ils soient en âge de le faire occasionnellement. Certains dimanches, ils tiennent la caisse du tabac, ils vendent des tickets de PMU. Mais, la plupart du temps, ils préfèrent aller « s’éclater » avec leurs copains au bois de Boulogne. Notre garçon est un champion de foot, et sa soeur une fan des chevaux.

Ils entrent dans les meilleures écoles de Neuilly-sur-Seine. Sévérité, gage de réussite aux examens. Des références dignes de leur assurer un brillant avenir. Le coût, très élevé, nous oblige à nous serrer la ceinture, mais l’éducation et l’instruction des enfants exigent des sacrifices.

Arrivé à l’âge de se marier, nos deux enfants changent de caractère : notre fils a besoin d’avoir des ami(e)s. Il puise chez eux la détente nécessaire à ses obligations. Notre fils consacre beaucoup de temps à s’occuper de ses affaires.

Nous lui donnons un « coup de main ». À plus de 35 ans, il aura une situation financière importante. Les valeurs du travail, valeurs indispensables pour assouvir sa volonté d’aller toujours plus loin, font partie de ses réflexions.

Notre fils est notre fierté, son tempérament le pousse à aller parfois au-dessus de ses forces. De plus je sais qu’il a des difficultés parmi ses proches, mais il a la force de rester stoïque face à l’adversité. Son épouse est pour lui la femme quasi idéale. C’est une maîtresse femme, qui s’occupe admirablement bien de mes deux petits-fils. Elle est méticuleuse, elle apporte à notre fils cette quiétude dont il a temps besoin.

Notre fille est plus famille. Après avoir vaincu les affres de ne pouvoir avoir des enfants, le ciel, et un génie de la médecine, lui permit d’accoucher de Jumeaux, deux magnifiques garçons qui sont pour mon épouse et moi-même, la plus heureuse récompense.

Comme il fallait s’y attendre, nous recevons dans notre boîte aux lettres, un avis officiel signifiant notre expropriation. Nous avions bien pensé que cela pourrait nous arriver, mais ce jour-là semblait si lointain... La lettre gît sur la table, il faut bien se rendre à l’évidence, nous devons quitter les lieux.

Aujourd’hui, nos quatre petits enfants vont arriver. C’est toujours une grande joie de les voir. Quand ils sont nés, j’ai éprouvé du bonheur, mais je ne peux pas dire que le fait d’être grand-père m’ait bouleversé, m’ait procuré cette joie intense dont certains parlent. J’étais content que ce soit des garçons. C’était important pour moi que le nom se perpétue. Les aînés sont très proches de ma femme, les cadets le sont de moi. J’adore mes petits-fils, je les trouve beaux, intelligents et avides de savoir.

Arrivé à l’âge adulte, j’ai toujours recherché ce cocon que l’on ne m’a pas donné plus jeune. Farouchement épris de tranquillité, j’ai du mal à supporter que les « petits » veuillent toujours ouvrir les tiroirs, fouiller. Cela m’énerve un peu, alors je ferme ma porte. Quand je la rouvre, je prends mes petit-fils sur mes genoux et ne leur racontent des histoires que mes parents, aujourd’hui disparus, m’ont narré lorsque j’étais enfant à Laguiole situé aux pieds des Monts d’Aubrac. J’essaie de leur transmettre ce que représentent des valeurs qui doivent transcender l’homme. Des messages de paix d’amour de tolérance, de respect de tout citoyen du monde.

Chrétien, je pense qu’il est très important pour mes petits-enfants d’avoir une référence. Jésus-Christ est pour moi un exemple. À mes petits-enfants, j’ai aussi envie de transmettre une certaine droiture, une certaine conception de la sociabilité, du respect de l’autre.

Ne jamais se croire supérieurs aux autres.

Mes enfants sont-ils fiers de leurs parents ? Dieu seul le sait ! Si leurs procréateurs possèdent ceci ou cela, c’est parce que nous avons travaillé… Nous ne pensions pas qu’à l’argent, qui est une des composantes du bonheur mais, le bonheur, c’est autre chose !

Je me rappelle la joie que j’éprouvais en rentrant de l’usine et que mon petit garçon me tendait les bras ! En moi-même, je soupirais : « Surtout qu’ils n’aient pas la grosse tête. Qu’ils vivent bourgeoisement s’ils le peuvent, mais qu’ils n’aient pas l’esprit bourgeois. » Je regrette que mes enfants n’aient pas connu un peu de « galère », ils ont été trop assistés, j’aurais souhaité qu’ils sachent ce que c’est que de travailler pour un patron, de manger les restes de nourriture, de savoir combien leurs parents ont « turbiné » pour leur permettre d’être ceux qu’ils sont aujourd’hui. Leur Maman et leur Papa les aiment d’un amour fou, mais eux ?

Dois-je le redire, j’ai de l’admiration pour mes deux enfants, mais il y a des événements qui surgissent au moment où je m’y attends le moins. Des douches froides qui soudain provoquent chez moi des réactions de désenchantement ? Je dis souvent à mes enfants : que la vie n’est jamais facile, qu’elle réserve toujours des surprises, quelquefois agréables, quelquefois pas. En tiennent-ils compte ? Je ne le pense pas. Une citation de Jean de la Bruyère reflète une réalité :

« Ne donnez jamais rien à vos enfants si vous voulez être sûr qu’ils vous le rendent un jour  ».

Le temps passe, les mois et les années se succèdent... Un philosophe a écrit : « Séparer la liberté de la justice, revient à séparer la culture et le travail ».

En Mai, Nicolas a dû rendre « son tablier », François a gagné, ainsi va la démocratie. Est-ce bon pour la France ? attendons ! Il a nommé Manuel Valls au Ministère de l’Intérieur, cet homme venu d’Espagne est celui qui un jour deviendra chef de l’État. Manuel est le seul Ministre qui a compris comment diriger une Nation aux 21° siècles.

Notre fils est devenu un hôtelier qui ne cesse de prospérer, et notre fille, va suivre ses parents dans le sud de la France. Ses deux poussins ont la beauté et le cœur de ceux qui bénéficient de l’insouciance de l’enfance.

« Si la vieillesse enfin vous glace, sachez renoncer aux amours. Que l’amitié prenant leur place embellisse vos derniers jours. Un vieux et paisible ménage connaît encore quelques douceurs. L’hiver a des jours sans nuages et sous la neige, il ya des fleurs ».

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