Le Boom des marques régionales.

Lundi 2 juillet 2012 // La France

Drapeau de FranceLes marques, régionales, départementales et parfois locales se développent activement et connaissent un regain d’intérêt. Qu’elles soient touristiques, économiques ou symbole d’un regroupement d’intérêts, ces dernières font aussi le bonheur des communicants. Refus de la mondialisation ou besoin de retrouver des racines.

Que ce soient des privés ou des collectivités qui génèrent ces marques, la démarche reste similaire il s’agit avant tout de développer l’attractivité et le rayonnement pour un territoire, la valorisation des produits, des habitants et des richesses locales. Un code générique, fruit d’une réflexion, d’études, de sondages, qui vise à attirer des touristes, des investisseurs, des étudiants, actifs et qui redonne une fierté aux producteurs (de tous types) adhérents à la marque. La Bretagne a été la première région à se lancer dans cette nouvelle identité de territoire. Elle est rejointe aujourd’hui par une petite dizaine de régions comme l’Alsace auxquelles se rajoutent des marques départementales et locales et de plus en plus des marques plus typées autour de producteurs qui attirent la clientèle par des « produits locaux élaborés à proximité du consommateur »

Se faire connaître dans le monde entier

Les développements d’internet et des réseaux sociaux ont sans doute été les moteurs de cet engouement dans un monde globalisé afin de retrouver et d’affirmer son identité. Pour la Bretagne « dans un environnement de plus en plus concurrentiel, la région a fait le choix d’initier ... une stratégie d’attractivité globale intégrant toutes les dimensions, économiques, touristiques, culturelles, universitaires, sportives ou institutionnelles. L’objectif est d’accroître la puissance d’attractivité de la Bretagne en s’appuyant sur une marque partagée que chacun acteurs publics et privés pourra s’approprier pour se faire connaître et promouvoir ses intérêts ou ses créations sur la scène nationale ou internationale, qui adhèrent à la démarche ».

Il s’agit bien pour chacun de montrer son territoire plus jeune et dynamique, de conquérir de nouvelles clientèles et de développer une notoriété à l’international le nouveau bras armé du marketing territorial pour être visible dans un monde concurrentiel.

Les pauvres députés !

C’est ce que dans le métier on appelle un marronnier : combien gagnent les députés ?

En voilà donc le détail :

  • Chaque député perçoit une indemnité de base de 5.514,68 €, une indemnité de résidence de 165,44 € et une indemnité de fonction de 1.420,03 €. Leur indemnité brute mensuelle est donc de 7.100,15 €.
  • Ils perçoivent en outre une somme de 9.138 € par mois affectée à la rémunération de collaborateurs. Ainsi qu’une enveloppe de 6.412 € brut, non imposable, censée compenser les frais de représentation dont la nature est laissée au libre arbitre des députés,,Ce peut être un costume ou une robe, les frais de coiffeur, des cadeaux de Noël ou... des voyages en famille. Téléphone, train, métro, avion et taxi sont remboursés par ailleurs, partiellement ou en totalité. Chose peu connue, les députés qui ne dépensent pas l’intégralité de ces 6.412 € mensuels peuvent les stocker et récupérer le magot en fin de carrière !
  • Au total, le député français perçoit 162.146 € par an, soit bien plus que ses collègues allemands (139.644 €) ou britanniques (105.188 €). A tout cela s’ajoute la réserve parlementaire, enveloppe financière qui permet aux députés d’offrir des subventions à des projets de leur circonscription de façon discrétionnaire et bien peu transparent.
  • Enfin, les députés bénéficient d’un régime de retraite particulièrement avantageux et d’une allocation d’assurance mutuelle de retour à l’emploi qui assure au député battu le versement de son indemnité totale pendant trois ans avant qu’elle ne devienne dégressive... Un traitement avantageux que peut encore améliorer le cumul des mandats puisque le seuil maximum d’indemnité de base est alors porté à 8.272 €/mois au lieu de 5.514 €.

Une situation à laquelle nos élus, on s’en doute, sont très attachés. La preuve ? A l’automne dernier, ils ont à l’unanimité, donc tous bancs confondus, refusé de voir leurs indemnités diminuées de 10% pour participer aux efforts que la crise impose aux Français. Cela changera-t-il avec la nouvelle majorité ?

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