La sagesse

Mardi 20 novembre 2012 // Mes poèmes

Je ne suis pas encore à l’heure du bilan, mais je peux commencer à réunir les premiers journaux comptables. L’ensemble ne m’apparaît pas d’un grand intérêt finalement. C’est quelques claques ajoutés de coups de pied en vache plus loi, qui ont vite fait de me ramener à la bonne hauteur. Sans compter les petites trahisons d’amis pour la vie. Il faut être bien né ou avoir de l’intelligence mais surtout un puissant caractère pour poursuivre ce genre de rêve d’enfant. J’étais bien trop écorché à vif, la sensibilité à fleur de peau et dans l’attente, pour réaliser mes ambitions. En échange je visais la sagesse, ai-je réussi ? Dieu seul le sait !..

Il pensait souvent à la sagesse.
Comme impossible à la jeunesse.
Et il imaginait la vieillesse,
Comme l’acquisition d’une richesse.

Le temps est passé ! Le temps s’écoule.
Qu’importe pour lui la pierre qui roule.

Il a brûlé ses croyances.
Et oubliée son enfance.
Pleuré son adolescence,
Bâtit sur des espérances.

Levé l’ancre trop tôt ou bien trop tard.
Coupé le cordon, largué des amarres.
S’éloigner ! Aborder un autre quai.
Partir et chercher la sérénité.

Le temps immuable s’est écoulé.
Pour lui, qu’importe, la pierre à rouler.

Elle a roulé sa belle jeunesse,
Son enthousiasme et ses richesses.
Affiché au miroir son vouloir à secourir le monde.
Démontré que la fraternité est le début de la sagesse.

Il ne lui reste qu’un goût d’amertume,
À l’heure où sa vie n’est plus qu’écume.
À l’heure ultime du posthume.
La sagesse n’existe pas. C’est un leurre.
Et il n’a rien trouvé. Hormis la peur.

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