Valeurs Actuelles

La résistance des familles doit continuer.

Mardi 4 mars 2014 // La France

Le problème que vit notre pays à l’heure où le pouvoir n’a plus de majorité, c’est qu’il est soumis à la dictature des minorités. A laquelle il faut s’opposer à tout prix.

Pourquoi la France va-t-elle si mal ? Pourquoi les Français n’ont-ils plus confiance en leurs dirigeants ? Pourquoi notre pays donne-t-il le sentiment d’une nation apeurée ? Parce que depuis plus de vingt mois, nos compatriotes subissent une double peine qui leur est devenue insupportable. La première, c’est d’assister à la déconfiture économique à laquelle nous conduisent les socialistes. Le chômage n’a cessé de s’aggraver en 2013 pour atteindre son plus haut niveau historique, et chaque jour 1300 Français se retrouvent sans emploi. Rien d’étonnant à cela lorsque l’on sait que, l’an passé, 266 usines ont fermé dans toute la France et 62 000 entreprises ont mis la clé sous la porte. Mais le plus grave est sans doute la chute de 77 % des investissements étrangers dans notre pays. Un chiffre accablant qui témoigne de la défiance du monde entier à notre égard.

Non seulement notre président de la République est devenu la risée de la presse mondiale, en raison de ses échappées nocturnes, de la "répudiation" de sa compagne officielle et de sa muflerie. Non seulement il n’est plus pris au sérieux par personne, pas même ses ministres, qui le qualifient d"adolescent attardé". Non seulement le Premier ministre a disparu des écrans radar, emportant avec lui la réforme fiscale et le pacte de responsabilité. Mais en plus le pays tout entier s’enfonce dans la crise et devient l’homme malade de l’Europe, au moment précis où nos voisins voient leurs prévisions de croissance revues à la hausse. Tout cela alimente un sentiment de déclassement insupportable à vivre.

La seconde peine est presque plus terrible. Car ce gouvernement qui échoue dans tous les domaines où il avait promis monts et merveilles cherche des exutoires à ses échecs dans les domaines sociétaux. L’an passé, il a cicatrisé les plaies à l’intérieur de sa propre majorité en faisant voter l’inepte mariage homosexuel. Le voilà maintenant qui veut s’attaquer à la fin de vie de chacun d’entre nous, après avoir demandé un rapport au Pr Didier Sicard, qui avait pourtant recommandé de ne pas toucher aux textes en vigueur.

Mais le pire encore, c’est sa volonté de « changer de civilisation », comme l’a dit Christiane Taubira, en commençant par un "lavage de cerveau" des écoliers et des lycéens. Le ministre de l’Éducation a beau se vouloir rassurant, c’est tout de même lui qui a prononcé, le 14 mars 2013, à l’Assemblée nationale, cette phrase monstrueuse : « Le but de la morale laïque est d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour permettre à chaque élève des’émanciper. » Dans la même veine, Christiane Taubira a affirmé, dans la même enceinte, que « l’éducation vise à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux et à en faire des citoyens libres ».

Comme c’était le cas dans la Chine de Mao, le but est donc de changer la société en soustrayant les enfants à la tutelle morale de la famille, en les lobotomisant, afin qu’ils croient qu’il n’existe pas de différence entre un garçon et une fille, voire entre un homme et une femme, qu’il faut être tolérant à l’égar de jeunes musulmans qui refusent notre mode de vie et que la religion n’est rien d’autre que l"opium du peuple". Il est normal que les socialistes cherchent à détruire la famille, puisqu’elle est désormais, dans notre société en décomposition, le seul îlot de liberté où peuvent encore se transmettre les valeurs éternelles de respect, d’autorité, de mérite, d’effort et de sens de la patrie. Mais comme les familles n’entendent pas se laisser déposséder de leurs dernières prérogatives, elles ont battu à nouveau le pavé. Comme au printemps dernier. Et la mobilisation a été telle que le gouvernement a été contraint de retirer momentanément sa loi sur la famille prévue pour cette année.

Il reste que la vigilance doit demeurer intacte. Car le problème que vit notre pays à l’heure où le pouvoir n’a plus de majorité, c’est qu’il est soumis à la dictature des minorités. La minorité homosexuelle a réussi à faire modifier un code civil rédigé il y a trois siècles pour pouvoir célébrer 7 000 mariages qui dureront ce que durent les roses. La minorité écologiste interdit l’usage d’Internet dans les crèches, avant celui du diesel et des OGM.

La minorité musulmane implante des mosquées partout en France, y compris dans d’anciennes églises consacrées. Et cela va aller de mal en pis. Voilà pourquoi les Français doivent être prêts à se lever à nouveau, à résister et à dire non. Car ainsi que l’écrivait saint Augustin : « À force de tout voir l’on finit par tout supporter... À force de tout supporter l’on finit par tout tolérer... À force de tout tolérer l’on finit par tout accepter... À force de tout accepter l’on finit partout approuver ! »

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