La république doit arrêter d’emmerder le Français. Nous voulons une Monarchie parlementaire.

Lundi 6 juillet 2015 // La France

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Louis XIV roi de France. Le Souverain magnifia la France. Les chefs de la planète vinrent tous à Versailles présenter à Louis respect et admiration. Le roi-soleil est le contraire du criminel Corse. Le dictateur Bonaparte ne fut qu’un chef de guerre orgueilleux, un tueur comme l’étaient Hitler ou Staline.

Un soir de 1966, alors que Georges Pompidou était premier ministre, un jeune chargé de mission à Matignon du nom de Jacques Chirac présente à son patron une pile de décrets à signer. Le chef du gouvernement entre alors dans une colère noire et remet à sa place son lieutenant : « Mais arrêtez donc d’emmerder les Français. Il y a beaucoup trop de lois, trop de règlements dans ce pays. » Dans la très belle correspondance privée de l’ancien président de la République, mort tragiquement en avril 1974, cette détestation des normes, des interdits et des arrêtés revient constamment, tant Georges Pompidou était attaché à la liberté individuelle et au sens de la responsabilité de chacun.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Jacques Chirac, une fois devenu président de la République, n’a pas suivi les conseils de celui qui lui avait mis le pied à l’étrier. jamais autant de textes de circonstance et d’interdits en tout genre n’ont été votés que pendant ses deux mandats à l’Élysée. Il suffisait qu’un fait divers se déroule, comme une noyade dans une piscine, et l’Assemblée nationale devait immédiatement pondre des pages de lois sur la sécurité des bassins d’agrément. Le point d’orgue de cette politique a été la mise en place du principe de précaution, et son inscription dans la Constitution. Ce qui constitue un crime contre l’intelligence humaine, contre le progrès et contre la France des Lumières, celle de Pasteur ou de Pierre et Marie Curie.

François Hollande, qui partage beaucoup de points communs avec Jacques Chirac, a décidé de marcher sur les pas de ce dernier en matière de normes, de règlements et sur tout d’incursions permanentes dans la vie privée de chacun de nous. La vitesse sur les routes nationales va être abaissée à 80 kilomètres- heure. À Paris, Anne Hidalgo veut faire rouler les voitures, dans certains quartiers, moins vite que les vélos. De son côté, Ségolène Royal a décidé de ressortir les pastilles à apposer sur les pare-brise en fonction du degré de pollution émise par chaque véhicule.

Une mesure qui va pénaliser tous ceux qui vont chaque jour au travail avec une vieille voiture parce qu’ils n’ont pas les moyens d’en changer tous les deux ans. Une loi récemment votée interdit les émetteurs wi-fi dans les crèches alors que les enfants y sont assis une bonne partie de la journée devant des écrans de télévision qui diffusent des ondes dix fois plus puissantes que les prises Internet. Et l’on pourrait multiplier les exemples à l’infini.

Cette nouvelle manière de faire de la politique n’est pas seulement grave parce qu’elle touche à nos libertés individuelles, à notre mode de vie et parce qu’elle constitue une incursion insupportable dans notre vie privée. Elle est surtout angoissante pour trois raisons. D’abord parce que faute d’obtenir des résultats en matière économique et sociale, comme en témoigne l’explosion du nombre de chômeurs depuis trois ans (voir notre dossier), François Hollande a décidé de se replier sur les sujets sociétaux. Cela a consisté à mettre en place le "mariage pour tous", puis à décider d’une politique de "peuplement" de certains quartiers, ou à réécrire l’histoire de France telle que nos enfants ou petits-enfants devront désormais l’apprendre. Jamais l’État n’a coûté aussi cher aux citoyens avec un taux de dépenses publiques représentant 57 % de la richesse nationale, et jamais il n’a été aussi incapable de faire marcher ses propres fonctions régaliennes, l’amenant, par défaut, à s’occuper de tout ce qui relève du domaine privé.

La deuxième conséquence de cette nouvelle manière de faire de la politique, c’est le renforcement systématique de cet État nounou dont les Français ne veulent pas. Au nom de quoi ou de qui le gouvernement, le Parlement ou Bruxelles sont-ils autorisés à interdire la fessée, à avoir un avis plus sûr que celui des médecins en recommandant d’euthanasier tel malade, contre l’avis de ses parents, ou à interdire que l’on puisse fumer dans sa propre voiture ? Et enfin, le troisième acte de la tragédie en cours, c’est que si nos dirigeants ne nous parlent plus que de nos comportements, de nos libertés qui se réduisent à vue d’oeil, voire de nos vies intimes, c’est qu’ils n’ont plus rien à dire sur les vrais sujets qui préoccupent les Français : leur identité, leur avenir, leur place future dans un monde en proie à des conflits violents, leur sécurité, leur emploi, leur retraite, leur territoire, leur patrimoine, voire leur culture.

Et François Hollande n’est plus qu’une sorte d’Albert Lebrun dont le général de Gaulle avait dit : « Au fond, comme chef de l’État, deux choses lui avaient manqué : qu’il fût un chef et qu’il y eût un État. »

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