La famille, voilà la solution.

Vendredi 21 février 2014 // La France


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Plutôt que de saper la famille, les socialistes devraient comprendre qu’elle est le meilleur espace de solidarité. Surtout au moment où l’État-providence est exsangue.

Une étude d’opinion réalisée par Ipsos sur les grandes craintes des Français a fait ressortir que 90 % de nos compatriotes sont convaincus que l’économie du pays est en déclin. Ce chiffre est tout simplement dramatique. Cela signifie qu’il n’y a plus aucune confiance collective dans la capacité de la France à se redresser. Cela veut dire que de plus en plus de Français estiment que leurs enfants vivront beaucoup moins bien qu’eux. Cela montre l’asthénie dont souffre notre pays et à quel point il mérite une totale remise à plat de son mode de fonctionnement, de son gigantesque tonneau des Danaïdes de la dépense publique et surtout de ce modèle social que droite et gauche regardent comme une "vache sacrée".

Les terribles déconvenues rencontrées par les socialistes depuis qu’ils sont au pouvoir auraient dû logiquement les amener à se poser quelques questions. La non-inversion de la courbe du chômage, le déficit budgétaire et l’absence de croissance auraient justifié un examen de conscience. Mais plutôt que d’assumer cet échec, comme François Mitterrand l’avait fait en 1983, le président de la République a sorti un nouveau lapin de son chapeau : le pacte de responsabilité. Un lapin étrange qui fait les yeux doux au patronat et qui réussit à semer le trouble à droite. Preuve qu’il s’agit plus, de la part de François Hollande, d’un coup politique destiné à affaiblir l’opposition à deux mois - d’un scrutin décisif que d’une volonté de mettre fin au déclin français.

L’agence de notation Moody’s ne s’y est pas trompée. Si elle a maintenu sa note sur la dette souveraine française, elle l’a placée sous surveillance négative. Pourquoi ? Bien sûr à cause du « recul continu de la compétitivité de l’économie française » et « du risque d’une dégradation accrue de la solidité financière du pays ». Mais surtout parce que les analystes de la deuxième agence mondiale ont compris que « bien que le gouvernement ait introduit ou annoncé un certain nombre de mesures » économiques, « la réalisation et l’efficacité de ces initiatives se heurtent à la persistance de rigidités », notamment sur le marché du travail, et à des « tensions politiques et sociales ». C’est-à-dire que ce "guide Michelin" des investisseurs étrangers considère que François Hollande n’a pas les moyens de mettre en place les mesures qu’il a annoncées en raison notamment des pesanteurs d’un État Léviathan, d’un État mammouth, d’un État nounou. Mais encore une fois, alors que la France ne peut rebondir qu’avec une diminution d’au moins 130 milliards d’euros de la dépense publique comme ils sont nombreux à droite à le proposer, le gouvernement ne s’attelle qu’à une réduction quasi symbolique des dépenses de l’État. Surtout, il exclut d’emblée ce qui coûte le plus cher, ce bien mal nommé État providence qui prend l’eau de toutes parts. Puisque le modèle social de la France est à bout, pourquoi ne pas le reconnaître ? Et ne conserver que la Sécurité sociale, les systèmes
de retraite et l’aide aux handicapés.

Il est temps de passer à la lessiveuse les milliards d’euros consacrés aux allocations, aides ou primes diverses qui ruinent le pays, mettent à bas la notion de mérite et maintiennent dans l’inactivité des quantités de Français.

Contrairement à ce que pensent beaucoup de politiciens ou d’experts auto proclamés, les Français sont tout à fait prêts à une telle remise à plat des aides, des inégalités de traitement entre le public et le privé ou du fameux "mille-feuille territorial". Ils ont compris depuis longtemps que la France des privilèges était celle constituée à la fois par les profiteurs d’en haut et les profiteurs d’en bas, qui ont confisqué le pays aux dépens des oubliés, des sans-voix et de tous les invisibles. Ils réalisent aussi que cette France qui vit aux crochets des autres est celle qui nous tire vers ce déclin presque inéluctable.

Voilà pourquoi, à un moment où, de gré sinon sous le coup de la main invisible des marchés, la France n’a pas d’autre solution que de réduire son État providence, la famille doit être défendue, renforcée et protégée. Le meilleur espace où la solidarité prend corps, se développe et s’accroît en période de crise, c’est bien sûr la famille. Les socialistes ont beau vouloir tirer un trait sur l’expression "gérer en bon père de famille", les Français, eux, continuent à accorder plus de confiance à leurs proches qu’à une Sécurité sociale en faillite, à des systèmes de retraite en capilotade ou à un État moribond.

Il est donc temps de comprendre que si l’État est LE problème, la famille faite d’un père et d’une mère reste LA solution pour reconstruire la société, restaurer les valeurs de notre pays et redonner aux Français la confiance en eux.

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