La Famille Française.

La femme : Aucun bijou n’égale les valeurs de celle qui autorise l’homme à survivre.

Mardi 4 mars 2014 // La France

Au cœur de l’été, le 6 août dernier, notre amie Brigitte Jacquelin, ancienne présidente de l’Union Nationale FAEF, a participé à l’émission de radio « Les experts » sur Europe1. Elle a témoigné de son choix de consacrer son activité à sa famille et à ses activités bénévoles, des bénéfices qu’elle et sa famille en retirent mais aussi de la difficulté de renoncer à son activité professionnelle.

Un commentaire déposé sur le site internet reproche à l’émission de culpabiliser les femmes ayant une activité professionnelle et des enfants, et de ne pas parler du partage des tâches et des pères au foyer. Mais ce qui culpabilise les femmes, n’est-ce pas plutôt de ne pas être à la hauteur de la mythique « wonder woman » qui concilie allègrement travail, enfants, maison, relations conjugales et sociales ?

Si nous témoignons des bienfaits de notre situation au foyer pour nous-mêmes, notre famille, notre entourage et la société, ce n’est pas contre « celles qui travaillent », mais pour inviter à la réflexion et au changement, afin que la société permette un vrai choix à toutes celles - et ceux - qui souhaitent consacrer plus particulièrement un temps de leur vie à leur foyer. Ce choix n’est aujourd’hui ni soutenu ni valorisé. Il n’est en effet question que de « partage des tâches », réduisant le soin et l’éducation des enfants, le soutien aux aînés et aux personnes handicapées à des corvées
qu’il faudrait répartir équitablement, par la contrainte si nécessaire (cf la réforme du congé parental en projet). On regrette ensuite amèrement que les hommes ne s’y impliquent pas davantage... Qui leur dira la beauté, l’utilité et la richesse de ce travail invisible et non rémunéré ?

Une nouvelle année s’ouvre pour notre association, de nombreuses rencontres, conférences, activités et sorties vous sont proposées, toujours dans la convivialité et la gaieté ! Je souhaite la bienvenue aux nouvelles adhérentes, et à toutes une excellente rentrée.

A propos du congé parental, FAEF-UN approuve les propositions des AFC présentées au Sénat

 Les propositions des AFC (en fin d’article) permettent de prendre en compte tous les membres de la famille et en particulier la mère : pour un temps auprès de ses enfants, une reconnaissance de ce "travail" mais aussi en prévision d’un éventuel retour au travail bien anticipé par une formation, un accueil des enfants...et surtout pour LA LIBERTE dans les familles : "Conserver le principe de libre-choix des familles pour les congés parentaux en maintenant la possibilité d’opter pour une durée courte (1 an) ou une durée longue (3 ans) du CLCA," http://afc-france.org/politique/politique-et-famille/allocations-et-prestations-familiales/1599-reforme-du-conge-parental-le-senat-auditionne-les-afc

Message d’une adhérente excédée

"Je viens de remplir l’inscription administrative d’une de mes filles en classe de première . Je l’ai fait de façon militante, barrant ce qui ne me convenait pas et rajoutant ce qui me convenait. Je te l’envoie en pièce jointe. 

J’ai été sidérée que la possibilité d’être mariés ne soit pas évoquée : les parents peuvent, en premier lieu, être " séparés ou divorcés" puis " vivre à la même adresse " ou être remplacés par un "tuteur". Ensuite, la situation professionnelle demandée est celle de " vos responsables légaux" et non celle de vos parents avec des précisions à donner pour les responsables légaux n°1 et n°2 !!! pourquoi pas n°3 puis n°4. Enfin , d’énervement, j’ai mis que j’étais en activité et regrette de ne pas avoir précisé " ingénieur en harmonie familiale". 

Notre pays dit civilisé n’a-t-il pas perdu le bon sens qui fait le bien-être d’une société et d’un peuple ?

Revenant du Sénégal où j’ai passé une dizaine de jours pour des raisons familiales en Avril, j’ai été frappée par la bienveillance de la population, la vitalité des familles et la joie qui se lisait sur les visages. Je sais pourtant que dans ce pays qui connaît aussi la crise, la vie n’est pas facile, que le tourisme est en baisse, que le chômage sévit. Mais les enfants, nombreux, semblent heureux, les vieux ont leur place au sein des leurs, les femmes et les hommes vaquent à leurs occupations calmement et sans stress apparent…

En France, j’ai été accueillie par le froid, l’affaire Cahuzac, les visages tristes et moroses de mes concitoyens, les sondages pour tout et pour rien et qui souvent n’annoncent rien de bon. Que se passe-t-il ou plutôt que s’est-il passé pour en arriver là ? Notre pays dit civilisé n’a-t-il pas perdu le bon sens qui fait le bien-être d’une société et d’un peuple ? Catherine Rouvier nous alerte sur le fait que « l’incommensurable noblesse, le caractère essentiel et quasi divin de la fonction maternelle, encore perceptible dans les sociétés moins développées, moins matérialistes, moins mécanisées que la nôtre ne sont plus perçus dans nos pays présumés civilisés » 

Pourtant un sursaut se fait entendre par le biais de la « Manif pour tous », par celui des veilleurs ou par les interventions de l’UNAF auprès du gouvernement pour que la famille ne soit pas détruite ou lésée, pour que la femme ait comme l’homme sa part entière et particulière dans notre société. Les consciences se réveillent : tout ne peut être permis si cela nuit aux plus faibles. Nous, les femmes, devons montrer qu’un autre féminisme est possible, celui qui, « réhabilitant la femme dans sa pleine dimension, lui permettra d’être égale aux hommes tout en restant différente et saura concilier modernité et maternité. » C. Rouvier

Marie-Christine Rousselin Le 20 juin 2013

« Les mesures annoncées par le gouvernement en matière de politique familiale sont-elles justes ? »

Savez-vous que les enfants sont une richesse pour le pays ? Dès aujourd’hui ils stimulent l’emploi et la (sacro-sainte) consommation, demain ce sont eux qui feront marcher l’économie et paieront les retraites. Une démographie équilibrée favorise une situation économique saine. Les allemands et les japonais s’inquiètent d’ailleurs de la crise de leur natalité.

  • Savez-vous qu’élever des enfants coûte cher à toutes les familles  ? Le niveau de vie d’une famille en couple avec trois enfants ou plus est en moyenne inférieur de 25 % à celui d’un couple sans enfant après impôts et transferts (source Michel Godet, « Repenser la politique familiale »).
  • Savez-vous que le montant des allocations familiales n’a cessé de baisser en pouvoir d’achat depuis qu’elles ont été créées, parce qu’elles sont toujours revalorisées à minima ?
    FAEF proteste parce qu’il y a tromperie !
  • C’est la branche vieillesse et non la branche famille qui est déficitaire comme veulent nous faire croire les gouvernements successifs. Au contraire, elle renfloue depuis des années la branche vieillesse.
  • Il y a tromperie sur les « familles aisées ». Qui sont-elles, effectivement ? 12% des familles, c’est énorme et cela touche des familles qui ont vraiment besoin d’être aidées. Le montant de la réduction d’impôts permise par le quotient familial était déjà plafonné, et ce plafond a déjà été abaissé en 2012. Jusqu’où cela ira-t-il ?
  • Il y a tromperie parce que les familles modestes étaient déjà largement plus aidées en fonction du quotient familial calculé sur les revenus (sport, cantine, garderie, crèche, classes vertes, bibliothèque, déménagement, allocations de rentrée...) Le quotient familial module déjà les charges des familles en fonction du revenu.

Quelles sont les nouvelles mesures et quel est leur impact sur les familles ?

  1. Le plafonnement du quotient familial va toucher plus durement les familles nombreuses : en effet, à partir du troisième enfant, chaque enfant compte pour une part entière (une demi-part pour les deux premiers), les familles nombreuses qui ont plus de parts subiront plus les effets de ce plafonnement). La hausse des impôts sera donc plus importante pour les familles de 3 enfants et plus.
  2. Toutes les familles de collégiens, lycéens et étudiants vont être également touchées par la suppression de la réduction d’impôts pour études secondaires ou supérieures (61€ par collégien, 153€ par lycéen, 183€ par étudiant). Ce sera lourd pour les familles nombreuses !
  3. La probable réduction du congé parental avec les six derniers mois réservés au second parent est une mesure de réduction de la durée de l’allocation déguisée en « meilleur partage entre hommes et femmes »
  4. La diminution par deux du montant de la PAJE, actuellement allouée à des familles modestes à partir d’un certain seuil va contribuer à une paupérisation de ces familles pas tellement « plus aisées » (les familles vraiment aisées ne la touchent pas).

FAEF se pose ces questions :

  • Qui va payer les crèches promises ? Les municipalités, l’Etat, le Conseil Général ?
  • Est-ce que l’Etat s’engage à ce que ces mesures soient temporaires puisqu’elles sont destinées à combler le « trou » de la branche famille ?
  • Pour tout cela, nous sommes inquiets sur l’avenir de la politique familiale dont le but, selon Michel Godet, est « d’aider les familles à avoir les enfants qu’elles désirent sans pour autant se paupériser et leur permettre de les éduquer au mieux.
  • Ce sont les enfants d’aujourd’hui qui permettront d’assurer les solidarités intergénérationelles de demain ». D’autre part, « le coût de la non famille est exorbitant pour la collectivité » (M. Godet). 
  • La France est en effervescence : des idées jaillissent de partout, parfois contradictoires.

En voici des illustrations :

  • Aujourd’hui même, à l’occasion de la première journée des parents, nous devions parler sur les ondes de la défense du statut des pères/mères au foyer comme moteur de richesse sociale et économique. Autrefois, cette phrase aurait été considérée comme un gros mot.
  • Elle l’est sans doute encore pour certains puisque le rendez-vous de l’interview a été décommandé à la dernière minute. Dommage, nous avions des bonnes idées à dire (cf notre blog faef.blogspot.com).
  • Alors que l’on entend Mme Taubira, ministre de la Justice (quelle justice ?) dire "qu’il faut arracher les enfants au déterminisme des familles" ! ou Mme Najat Vallaud Ben-Belkacem, Ministre du droit des femmes (quelles femmes ?) qu’il faut desexuer l’éducation des enfants au plus tôt, dès la crèche, nous avons de très bonnes surprises de la part de personnalités qui se sont fait les avocats de la cause du couple et de la famille à l’occasion du passage (en force) de la loi dite Taubira sur le mariage homosexuel et aussi de la part d’une partie de la jeunesse qui, très courageusement, a défendu les valeurs fondamentales, spécialement celles de la famille et qui l’a fait dans un engagement souvent total en faveur du plus faible (l’enfant) et de l’avenir de tous.
  • Depuis quelques années, nous sentons un frémissement de la part des médias, en faveur de la famille, surtout quand ceux-ci nous envoient de jeunes journalistes. Il y a une réelle curiosité, la plupart du temps bienveillante, concernant la femme au foyer. Mais cela reste encore bien timide !

L’UNION NATIONALE FEMMES ACTIVES ET FOYER donne la parole aux femmes qui exercent ou voudraient exercer, un temps de leur vie, leur activité principale au sein de leur famille, auprès de leurs enfants, de leurs parents âgés ou handicapés. Elle est non politique, confessionnellement neutre, largement ouverte à tous.

Conclusion provisoire !

Une femme qui souhaite participer au travail et aux responsabilités de son mari, un couple qui a deux ou trois enfants, voire plus, c’est la femme, la maman qui assume le travail le plus ingrat ; un labeur pas toujours compris par son conjoint, ( le mâle), celui qui rentre tard le soir, celui qui trop souvent, « bois, fume, joue, et trompe la mère de ses enfants. » Pour la société, il a un comportement normal ; si par contre c’est la femme qui a un comportement identique, alors… c’est une salope une catin et j’en passe.

Nous devons mettre fin à cette attitude irresponsable de l’homme, et le punir.

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