France Catholique.

La France danse sur un volcan.

Par Dominique Daguet

Samedi 25 janvier 2014 // La France

On se perd devant la prolifération des décisions incohérentes, délictueuses, parfois infâmes que nous impose le gouvernement actuel de la France : on finit par croire qu’existe une volonté hostile chargée de réduire notre pays à n’être plus qu’un zombie.

"Incohérentes" car elles tirent le chariot dans des directions contradictoires, faisant aller dans un sens puis un autre et ainsi de suite alors que manque un vraie vision d’avenir, une conception de la politique qui tienne compte aussi bien des nécessités horizontales que des aspirations verticales. ‘’Délictueuses’’ parce qu’il y a peu, ce qui aujourd’hui est recommandé envoyait en prison. ‘’Infâmes’’ parce que visant à détruire notre pays en prenant des mesures économiques inadaptées à la réalité telle qu’elle s’impose partout autour de nous et qui jamais ne pourront réduire un chômage qui bat tous les records ; parce que visant à détruire notre pays en déconstruisant la philosophie du mariage, la rendant inepte et absurde, et de ce fait organisant le chaos au sein des familles, notamment en perdant de vue qu’elles sont le pilier central de l’architecture interne de la patrie ; parce que visant à détruire notre pays en permettant que des enfants se retrouvent légalement sans un père ou sans une mère après avoir été conçus artificiellement ; parce que visant à détruire notre pays en jetant les jeunes filles et les femmes dans l’enfer de l’avortement systématisé comme un droit alors qu’il n’est qu’un affreuse misère du corps et de l’âme ; parce que visant à détruire notre pays en perdant le respect de ce qu’est l’être humain, en niant que soient humains les tout petits dès leur conception, en favorisant l’élimination des plus faibles ; parce que visant à détruire notre pays en poussant les jeunes adolescents dans la pratique anarchique d’une sexualité sans amour ; parce que visant à détruire notre pays en menant une politique de sécurité visiblement axée sur la formule « deux poids, deux mesures » où les voyous sont mieux considérés que les citoyens honnêtes.

Parce que visant à détruire notre pays en réduisant drastiquement progressivement l’armée française au point qu’elle ne pourra plus bientôt assurer notre défense, alors que l’on ne cesse pourtant d’exiger d’elle des efforts qui outrepassent les moyens qu’on lui a laissés ; parce que visant à détruire notre pays en adoptant des conduites que les citoyens sont libres de juger indignes chez leurs dirigeants quoiqu’elles soient réputées ‘’privées’’ étant donné qu’elles ont naturellement un impact public : les réactions à l’affaire Gayet à travers le monde indiquent clairement que notre pays est devenu, sous le règne de politiques idéologues, la risée du monde à travers les commentaires de l’ensemble des médias étrangers : peut-être également est-il condamné, ce pays autrefois une lumière, comme un dépravé et nous tous avec lui ?

J’ai lu et entendu des commentaires formulés par des journalistes aux ordres et qui trouvaient parfaitement normal que le Président se détende de temps à autre comme il l’entend : nulle considération sur les actes qui puissent laisser penser qu’ils ne sont pas ‘’normaux’’. La liberté sexuelle ne se juge pas, elle est naturelle nous serine-t-on à longueur de temps, « un droit de l’homme », et rien de ce qui se fait en la matière ne peut être considéré comme contraire à " l’irréprochabilité " comme à l’‘’exemplarité’’exigée par Monsieur Hollande. Il est un « dogme républicain » que semblent respecter toute la classe politique les exceptions sont rares : la morale, c’est-à-dire l’analyse pertinente et les recommandations qui en découlent de ce qui est bien et de qui ne l’est pas, c’est fini ! Peillon l’affirme, le bon peuple se tait, tiraillé entre le Pape de Rome et celui de la Laïcité divinisée.

Eh bien, je préfére de loin la vertu domestique du Général de Gaulle.

Hier soir, Monsieur Pujadas, dont on sait l’amour respectueux qu’il porte au Chef de l’État français, tenait les rênes de l’émission Des Paroles et des Actes. Le thème était casse-figure : on allait devoir s’exprimer sur les drames actuellement vécues par les dames du Président. Ses maîtresses, en somme, à moins que l’on préfère user du plus vilain des mots de la langue française, ‘’concubine’’ ! Là encore, la morale n’avait qu’à bien se tenir et surtout se taire. On ne voulait pas d’elle : tout juste acceptait-on que s’exprimât l’éthique. Car au moins celle-là ne dit rien sur le Bien et sur le Mal, ces empêcheurs « de se faire plaisir » - slogan à la mode et que naturellement on se refuse à consulter.

Je n’ai jamais compris comment l’on pouvait encore justifier l’existence d’un Ministère de la Justice à partir du moment où l’on jette la pauvre Morale dans un cachot médiéval, avec pour infirmière l’Éthique dont les Comités officiels font ce qu’ils veulent…

Je ne devrais pas nommer les participants : ils étaient comme sur des charbons ardents, s’épiant les uns les autres. Lequel irait jusqu’à trahir ? Il fallait pourtant bien donner son avis : mais sans déplaire à l’hôte du Château ! Monsieur Guaino tira son épingle du jeu, cependant empêché le plus souvent de parler par l’extrême bavard qu’est Franz Olivier Giesbert. À croire qu’à lui seul ce dernier voulait jouer tous les rôles. Il a d’ailleurs le secret de toutes les attitudes des comédiens. Sa chevelure abondante doit y aider. Christophe Barbier, toujours aussi long de visage, l’étrillait parfois ce qui n’empêchait pas Giesbert de le déclarer nul, ce qui n’était pas mon cas. Quant à Monsieur Le Fol, chargé de l’agriculture au gouvernement peut-être que les aventures galantes font partie de ses attributions ministérielles , il n’avait d’autre souci apparent que de dégoupiller de possibles grenades et faire croire à qui voulait l’entendre presque personne que la politique suivie par son maître était excellente… Une dame journaliste venue d’Albion cherchait à désorienter la conversation, qui devait l’ennuyer : cependant, j’ai apprécié qu’elle ait osé parler avec faveur du mariage dont l’hôte de l’Élysée, pensait-elle, avait grand tort de se priver… Je n’ai pas hélas retenu le nom d’une autre dame, qui dans le fond faisait parfois des remarques pertinentes.

La lettre de Livres Hebdo sur l’Araignée informe le monde littéraire de l’entrée dans le Jury du Prix Femina d’Anne-Marie Garat et Josyane Savigneau, « ces deux ‘’auteures’’ », est-il précisé, « venant remplacer respectivement aux sièges de Paule Constant, démissionnaire car déjà membre du Goncourt, et de Viviane Forrester, décédée ».

Si je note ce fait sans grande importance c’est seulement à cause de la féminisation du substantif ‘’auteur’’, qui depuis toujours désigne soit un homme soit une femme. La musique d’‘’auteure’’ déconcerte et sonne mal : le mot vient affaiblir l’usage du neutre, dont on ne devrait pas diminuer le rôle… Certes, le neutre garde la forme masculine, sans pour autant induire une quelconque confusion. Si l’on dit : « Madame XYZ, auteur d’un roman », ou « mannequin d’une grande féminité etc. », personne ne verra en elle un travesti. En irait-il de même si l’on écrivait : « Jean-Paul Sartre, auteure etc. » ?

J’aime fort le Québec, mais déteste l’importation chez nous de cette soi-disant réforme venue de là-bas qui veut féminiser à outrance les mots sans que cela apporte quelque avantage que ce soit à la beauté de la langue comme à sa précision.

Le Père Henri Boulad, Égyptien jésuite, écrit : « L’islamisme, c’est l’islam à découvert ». Je découvre qu’il a horreur des innombrables muezzineries qui désormais organisent un sempiternel chaos sonore dans toutes les villes où les musulmans sont installés : à Ouagadougou la compétition criarde entre muezzins est affolante. Ils doivent être des dizaines se relayant de 4 à 7 heures du matin pour déverser sur la tête de tous les dormeurs, fidèles et infidèles mêlés, pour que pénètre au plus profond de leurs neurones la parole dite de Dieu alors qu’elle n’est que celle, peut-être, de Mahomet, en tout cas celle du calife du dixième siècle qui officialisa ‘’sa’’ version du Coran après maintes manipulations. De toute façon, ce sont toujours les mêmes citations qui parviennent jusqu’aux tympans des dits dormeurs ainsi que des réveillés de force, répétition inlassable dont l’effet hypnotisant inscrit dans la conscience de chacun une indication muette mais efficace, qui pousse le croyant à une soumission secrète dont il ne se doute pas. Méthode totalitaire s’il en est, pratiquée pour que le musulman de base soit à jamais assujetti à sa communauté : plutôt à ses dignitaires. La liberté de choix ? Inexistante.

Le Père Boulad se plaint avec justesse de cette formidable emprise sonore qui pollue tout l’espace : « En réunion, lors d’un spectacle, à la messe, il faut s’arrêter de parler ! […] Une discrimination et une intolérance visibles existent. L’islam est totalitaire dans son essence. […] Depuis ses origines et par nature il est radical et politique. Il est conquérant et veut dominer ! » Il nous prévient des moyens qu’il utilisera : « la natalité, l’immigration, la conversion ». La mosquée, dans nos pays, est un tout autre lieu que seulement de prière : « elle est souvent lieu de propagande car islam et politique sont inséparables. […] L’islamophobie est l’arme que les islamistes utilisent contre notre liberté de penser, pour museler notre discours. Ils manipulent notre laïcité. Je crois voir venir en Europe une guerre de religion, du fait de la lâcheté et de la corruption des élites politiques ».

L’analyse est pertinente, et si l’on entend bien ce qui est dit l’on comprend mieux pourquoi nombre de chrétiens de la Centre Afrique ne veulent plus des musulmans chez eux : les Sélékas les ont envahis, venus des pays voisins, dont le Tchad, ils ont pendant des mois tués, pillés, détruits sans que les musulmans locaux protestent et les incitent à aller voir ailleurs… La peur sans doute… mais en islam c’est toujours ainsi ; la peur est intrinsèque à la loi de l’islam : tu te convertis ? Tu mourras. Tu protestes ? Tu seras châtié.

Nos prétendues élites politiques se refusent à comprendre ce qui menace nos lendemains, quand la population musulmane dépassera le seuil au-delà duquel les islamistes se sentiront en mesure de nous imposer leur façon d’être avec leur charia. C’est d’ailleurs en cours ! Madame Aubry a enclenché les actes de soumission dans sa bonne ville de Lille : viendra le jour où il sera impossible de revenir en arrière. Viendra le jour où la France sera l’Algérie ou l’Arabie saoudite. Le musulman lambda, souvent un brave homme, n’a évidemment pas conscience qu’il est en train, avec tous ses frères en islam, de conquérir sur notre dos un empire. Le Français lambda ne sait pas qu’il est en train de vivre ou même de danser sur un volcan. Mais à force de ne pas comprendre, il finira par se réveiller et l’épreuve de force, comme en Centre Afrique, débutera. L’horreur même. Il serait tellement plus judicieux de mettre enfin un terme à l’immigration mahométane : nous sommes fort proches désormais de ce seuil que les inconscients de la gauche couchée nient en bloc et en détail. C’est imbécile mais cela est.

Les chrétiens ont pour devoir d’accueillir avec amour « l’étranger avec sa famille ». Certes, mais seulement si les capacités d’accueil sont suffisantes. Certes, mais seulement si l’on ne détruit pas dans le même mouvement la maison d’origine. L’amour est exigé de lui également et prioritairement pour ses compatriotes. L’amour enfin n’empêche en rien la lucidité et la prévoyance. Aussi la prudence. Ce sont des qualités qui manquent singulièrement chez nos contemporains chargés de la gérance de notre pays. Pour dire clairement ce qui doit être dit, ce sont des fous maniant sans précautions des pains de TNT ou de semtex.

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