L’engagement politique : c’est maintenant.

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP)..

Jeudi 23 janvier 2014 // La France

La démonstration est faite. Cruellement pour des millions de citoyens. Le gouvernement Hollande-Ayrault, mal nommé de « gauche », improprement « socialiste », a fait la preuve, s’il en était besoin, qu’il mène une politique de droite, c’est-à-dire au service des classes dominantes. Il sert sans la moindre vergogne les intérêts du Medef et de l’Union européenne, l’un des piliers essentiels de l’ordre néolibéral. Il avance, sans obstacle sinon l’écœurement des catégories populaires et plus largement du peuple de France. Il écrase le pouvoir d’achat de la population en laissant filer le chômage et en augmentant la TVA. En faisant voter par l’Assemblée nationale le premier volet de l’Acte III de la décentralisation, là encore improprement nommé, le gouvernement Hollande-Ayrault, que l’on peut désormais sans se tromper qualifier de droite masquée, vient de brader la construction républicaine. Les communes seront dépouillées de compétences majeures, paupérisées et sous tutelle des métropoles et des régions. Les départements, eux aussi, seront sous contrôle direct, voire menacés de disparition. En Ile-de-France, par exemple, la métropole absorbe les départements du 75, du 92, 93 et 94 !

L’euro-régionalisation, tactique retenue par l’Union européenne pour déconnecter les citoyens de leur attachement au pays, à la nation, avance à marche forcée. Evidemment, certains pourront penser que cette démolition programmée de la France, de ses structures démocratiques, passe au-dessus de la tête de la majeure partie des citoyens. C’est vrai, puisque l’opacité est quasi totale. Les élections municipales vont avoir lieu en mars 2014 sans que le sujet majeur, la disparition quasi absolue des communes, ne figure dans les argumentaires des listes des candidats : ni ceux de droite, ni ceux de gauche, ni ceux de l’extrême-gauche. On ne s’arrêtera pas ici sur quelques exceptions éparpillées sur le territoire qui pourtant ont le mérite de ne pas cacher la réalité aux électeurs.

Mais ce calcul politicien, à court terme, qui conduit à promettre mille merveilles, comme la création de nouveaux services publics locaux ou de logements, se retournera contre les candidats et leurs organisations politiques qui ont choisi de se taire ou de mentir pour attirer à eux les voix des électeurs pris en étau entre chômage, baisse du pouvoir d’achat, bas salaires, etc. Tous les candidats qui choisissent de se taire, de camoufler la réalité font le choix de la complicité. Leurs électeurs découvriront le pot aux roses après les élections municipales, lorsque le dernier volet de l’Acte III de la décentralisation sera débattu et adopté par l’Assemblée nationale : il ne restera alors aux communes que le pouvoir de gérer la « mobilité durable » et « la qualité de l’air » comme le prévoit le texte de loi.

Le « tous pourris », « tous menteurs », connaîtra alors une nouvelle vigueur, au grand bénéfice du Front national ! Le M’PEP a choisi, lui, de dire la vérité. De considérer les électeurs comme des citoyens aptes à juger et à réagir face à la réalité. L’Acte III est une nouvelle trahison du gouvernement, marionnette de l’Union européenne qui lui dicte sa conduite. Si l’on veut en juger sur pièce il suffit de lire les vives recommandations de l’Union au gouvernement, en date du 29 mai 2013 : http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/nd/csr2013_france_fr.pdf

Le programme de l’Union européenne est clair : réduction de la dette publique, diminution des effectifs de la fonction publique, réforme des retraites (opérée dans la foulée à la fin de l’été par le gouvernement avec le passage à 43 ans de cotisation), Acte III de la décentralisation, mobilité des fonctionnaires, y compris au niveau européen, etc.

Les élections au Parlement européen de mai 2014 seront une cruelle occasion de légitimer l’Union européenne dont l’unique objet est de briser résistances sociales, démocratie et nations pour mieux inféoder les peuples au libre-échange et à la guerre de tous contre tous. Le M’PEP refuse d’être complice de cette odieuse manipulation. Il n’y a pas, et il n’y aura jamais, d’Europe sociale. Autant demander au Medef de se transformer en syndicat des travailleurs ! Le 25 mai, nous appelons à boycotter la mascarade élective. Une instance antidémocratique ne peut aller chercher les voix de ceux qui en sont les victimes. C’est par un non massif, comme celui du 29 mai 2005 au Traité constitutionnel européen, que les Français doivent rétorquer. Leur non passera par un refus de vote, une abstention tonitruante. L’Union européenne ne passera pas par nous ! Pas de quitus au parlement européen, valet de la Commission. Les dirigeants de l’Union européenne ont d’ailleurs bien compris le danger : ils viennent d’investir plus de 2 milliards d’euros pour mener une campagne dans les 28 pays de l’Union visant à convaincre les citoyens qu’il faut aller voter. Ils ont besoin de la caution des électeurs. Nous ne leur donnerons pas.

Sortir de l’Union européenne pour reconquérir la souveraineté populaire et nationale devrait être l’Acte I de toutes les forces progressistes, afin de conduire des politiques de transformation sociale respectueuses des besoins des catégories populaires, de tous les salariés, des artisans, des privés d’emplois. Le M’PEP n’est pas complice de tous ceux qui ont abandonné la lutte pour le plein-emploi. Rétablir des barrières douanières et mettre en place des coopérations entre les pays qui le souhaitent, sur la base d’un échange équilibré, est une alternative possible et souhaitable. Pas seulement pour les peuples vivant au sein de l’Union européenne mais pour tous les peuples du monde.

En ce début d’année, que tous ceux qui souffrent, qui doutent, qui se désespèrent, tournent leurs regards vers l’Amérique latine : là où les peuples ont reconquis leur souveraineté et construisent, pas à pas, des accords de coopération internationale fondés sur l’égalité et la réciprocité.

Il est désormais incontournable de reprendre en main notre destinée collective. Pour cela, avant tout, c’est l’engagement collectif qui marque la rupture avec le chacun pour soi, le repli, la solitude et la désespérance et la dictature des marchés. L’engagement politique, citoyen, le partage des expériences et la construction d’un projet de société et d’un programme de transformation sociale : c’est exactement ce que fait le M’PEP, au plan national et dans ses fédérations. Désormais le M’PEP appartient à une association internationale réunissant des forces existantes en Grèce, en Espagne, en Italie, à Chypre… qui agissent ensemble pour un but commun : retrouver la liberté de gouverner son pays en respectant la volonté du peuple. Alors ? N’attendez plus, rejoignez-nous ! Faites de la politique pour changer les politiques.

Répondre à cet article