L’INTÉGRATION A BESOIN DU CHRISTIANISME.

Samedi 21 avril 2012 // La Religion

Drapeau de FranceLa sanglante odyssée de Mohamed Merah et, en regard, la mort de deux soldats d’origine arabo-musulmane et d’un autre kabyle catholique a remis au premier plan le problème de l’intégration. Celui-ci n’est pas nouveau, la France s’étant formée par l’accumulation de populations venues d’ailleurs ; il ne concerne pas non plus que notre pays, comme le montrent, dans I’actualité quotidienne, les diverses formes que revêt l’immigration sur pratiquement toute la planète.

Il est incontestable que, par tradition, la France cherche à intégrer les étrangers, sous condition que soient évidemment respectées un certain nombre de règles permettant la vie de tous dans la même société. Cela ne s’est pas toujours révélé facile, et les préjugés se sont plus d’une fois transformés en discriminations, en rejets et en persécutions. Toutefois, le modèle chrétien traditionnel a été sans trop de problèmes poursuivi par le moule égalitaire républicain, car l’un et l’autre se réclament de l’universel et, donc, sont favorables à l’accueil des autres. Cette spécificité française par rapport au communautarisme d’autres nations n’empêche pas, bien sûr, de tenter d’y voir un peu plus clair et de ne pas se contenter de slogans incantatoires : vivre ensemble suppose une véritable volonté, assortie des moyens de la mettre en oeuvre.

Ce n’est donc pas en s’abritant derrière des pétitions de principe et des banderoles de manifestation qu’on résoudra les problèmes liés ; à I’arrivée massive de per- sonnes d’autres religions que le christianisme. La situation apparaît en effet fort différente de l’époque où les immigrants relevaient très majoritairement du christianisme, qu’il se soit agit d’Italiens, d’Espagnols, de Portugais ou de Polonais. Aujourd’hui, le même constat demeure avec les Negro Africains selon, qu’ils appartiennent à des sociétés christianisées ou islamisées.

Les valeurs sur lesquelles reste fondée notre société ne sont pas forcément évidentes pour des populations d’origine allogène, moins ou pas du tout habituées au pardon, au respect du faible et à l’égalité et ne manifestant pas la même capacité à se remettre en question sans craindre de perdre la face. Aujourd’hui officiellement dénommées « républicaines, » ou « humanistes » et rangées sous la bannière des « droits de l’homme » et donc de la « révolte de 1789 », elles constituent l’alpha et l’oméga auxquels doit se référer tout homme politique. Du coup, elles apparaissent plus relatives, car liées à un contexte qui n’a pas la profondeur d’un ancrage religieux, toujours plus intemporel.

Mais est-il possible, dans la France laïque de 2012, de dire que l’intégration supposerait que les principes de la vie en société soient reconnus comme d’origine chrétienne ? A-t-on encore le droit de dire que notre pays s’est bâti sur une religion qui a appris à ses enfants à vivre ensemble et à accueillir l’étranger ?

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