L’Edito de Gérard Brazon.

Dimanche 5 avril 2009, par Gérard BRAZON // Editorial

Politique : La gréve, l’exemplarité, les risques, Jusqu’où aller ?

Pour ou contre le mouvement social ? Pour ou contre les grèves à répétitions ?

Est-ce le bon moment ?

Une crise majeure sévit sur la France mais aussi sur l’Europe, est-il raisonnable de faire grève ? Je n’ai pas de réponses toutes faites.

Ancien responsable syndicaliste j’ai participé à des manifestations, remonter les rues sous les slogans réclamant la justice sociale, des augmentations de salaires, etc. Mais à cette époque, les entreprises n’étaient pas au bord d’un gouffre comme disent les oiseaux de mauvaises augures ou les experts économiques. Mais que valent les sentences de ces experts qui pendant des années n’ont pas vu venir le chaos actuel !

Dans le même temps, des milliards d’euros se percutent dans les médias et les esprits des salariés ! Les licenciements s’entrechoquent avec les résultats des bilans d’entreprises comme Total. Pour les uns ce sont des bonus pour les autres c’est la porte ou la ceinture à serrer avec l’angoisse de perdre son boulot.

Ou est la vérité ? Entre des petites entreprises aux abois qui se plaignent des banques qui prêtent peu ou pas assez et des banques qui sont refinancées (à tort où à raison ?) et garanties par l’état.

Ou sont les certitudes ? Entre des grosses entreprises qui profitent de la crise pour licencier à bon compte et des PME qui se battent pour garder leurs salariés ?(L’un de ces petits patrons c’est suicidé dernièrement)

Ou est l’équité ? Entre des grands patrons salariés irresponsables financièrement et soucieux de leurs bonus et des patrons qui ont misés leurs biens personnels ?

Quelle exemplarité entre des hommes politiques de droite comme de gauche qui appellent à faire des efforts vis à vis des citoyens (quand ils sont au pouvoir) et leur propre train de vie en tant qu’élus ?

Certes, il n’est pas forcément besoin de ressentir la misère dans sa chair, la faim au ventre, le froid, la pluie ou la chaleur dans la rue en tant que SDF pour comprendre et être sensible à cette misère ! Pour autant, comment peuvent-ils, ces femmes et ces hommes politiques, sans se poser des questions d’exemplarité, demander ces efforts lorsque leur vie quotidienne de base n’est pas véritablement leur premier soucis. Est-il nécessaire de circuler dans des voitures de luxe avec chauffeur et gardes du corps quand ce n’est pas des gardiens aux portes des immeubles devant des personnes aux abois ? Cela fait "Fêtes Impériales" et ce n’est pas un bon exemple ! Nous devrions nous inspirer des pays nordiques sur ce sujet !

Alors certains penseront que c’est du populisme ! Peut-être et je m’en moque complètement.

Je pense qu’il serait bon et sain que ce personnel politique montre l’exemple puisqu’il est acteur principal même si je sais qu’il sont loin de compter leur temps de travail et qu’un élu l’est sept jours sur sept.

En ces temps troublés, l’exemplarité est déterminante qu’il le sache !

Alors est-ce nécessaire de faire la grève ? Je pense en toute sincérité que la grève est le signe d’une angoisse forte et que tous les acteurs de la vie sociale devraient être prudents devant cette angoisse ! Les politiques, les responsables d’entreprises et syndicaux.

La France est souvent fascinée par les mouvements violents. La France n’a jamais véritablement pu se réformer sans à coups puissants. Et dans cette France, il y a toujours des boutefeux pour vouloir renverser un ordre établi. C’est en cela, que l’Histoire peut être un véritable enseignement.

La grève comme moyen de pression ? Pour combien de temps ? Contre qui ? Bien souvent, le contre coup est supporté par les salariés eux-mêmes in fine. Je prends l’exemple de la CGT qui est entrain de tuer les entreprises de Marseille.

Sans doute faudra t’il inventer d’autres moyens d’actions plus ciblé !

Sans doute faudra t’il cesser pour les politiques de faire des déclarations à l’emporte pièce sur tout !

Sans doute faudra t’il aux salariés une meilleur formation et informations sur l’économie des entreprises ! Sans doute faudra t’il que les chefs d’entreprises prennent en compte dans la redistribution des bénéfices les salariés eux-mêmes !

Sans doute ! Ce n’est pas la grève qui arrangera cela. Je dirai même avec certitude que des entreprises vont mourir et des salariés vont perdre leur emploi du fait des ces grèves !

Victoire diront-ils demain à droite comme à gauche ! Comme d’habitude...

Gérard Brazon

Mardi 17 mars 2009

Voyage en Espagne : Un bonjour de Madrid en passant...

Madrid !

Cette ville est magnifique mais hélas, l’accès à Internet reste cher lorsque l’on est de passage ! Par exemple, dans mon Hôtel du Centre de Madrid à San Domingo sur la Gran-Via, c’est 4€ les 30mn. Excusez du peu...

Il reste tout de même les journaux français que l’on ne trouve que sur la magnifique Place "Banca España" ! Cela dit, on peut s’en passer des journaux français surtout lorsque, après les avoir acheté, j’apprends que des policiers se font tirer dessus, qu’un proviseur se fait poignarder, que des "mineurs" entrent dans un Lycée et agressent tranquillement des élèves et des profs, Qu’une grève s’annonce forte pour le 19 Mars comme si cela allait arranger les affaires françaises ! Bref, tout semble aller pour le mieux dans mon beau pays de France. Rien de neuf sous son soleil. Hélas...

Tandis qu’à Madrid la vie bat son plein jusqu’à fort tard le soir et la nuit.

La TVA est unique et à 7%. La vie semble bien moins chère que chez nous ! Sauf pour les loyers des étudiants français ! Entre 400 et 600€ une chambre dans un appartement sans les charges ! C’est la raison de ma présence à l’origine.

Mais je me sens bien dans cette ville grouillante de vie et d’une propreté étonnante. Un métro de grande qualité. Cette ville est très jeune également !

Les Espagnols sont des gens agréables aux verbes hauts mais véritablement sympas. Je ne ressens aucune sensation d’insécurité malgré la foule dense. Les rue sont noires de monde et aucun énervement, aucune mauvaise humeur de la part des badauds. Rien à voir avec la Défense le Samedi après-midi, sur les Champs Elysée ou l’agressivité est trop souvent palpable. 

Il me faudra bien rentrer. Je ferai une série de reportage sur le Prado, le Musée Thyssen et sur Madrid en général que je vous recommande vraiment.

Gérard Brazon
par Gérard Brazon publié dans : Ecriture communauté : Libre expression

Poésie : Les amours ancillaires

Il y a les contes de fées, les histoires de princes et de princesses, la belle et la bête et puis les films ou l’on voit la pauvre petite fille riche se marier avec le jardinier ! A moins que ce ne soit l’inverse. Des amours de papiers journaux, de ces amours qui font grimper les ventes de la presse à sensations !

Mais le plus souvent ce sont des amours improbables si ce n’est impossibles ! La famille, les contrats de mariages. L’argent appelle l’argent. Pas les sentiments. Pourtant, la pauvreté tue la pensée. On n’échappe pas à l’argent du fait d’être sans argent disait Orwell. Mais c’était dans un ouvrage de philosophie politique.

C’est donc un petit poème qui ne raconte pas un conte de fée. Juste le banal quotidien.




Amours ancillaires.

Rencontre insolite autour d’un potage.
Avec une petite gosse de riche de son âge.
Une photo de groupe, un regard échangé
D’un amour impossible, le voilà prisonnier.
 
Prisonnier de ses grands yeux au regard si clair
Qui l’ont fixé un long moment. Pour lui plaire ?

A moins que ce ne soit une illusion.
Ou une simple erreur d’appréciation.

Elle a l’ambition des plus fortunées.
Le charme, le pouvoir et la beauté.
Que pèse-il dans ce regard échangé ?
L’impossible amour, aux amers regrets.
 
Que croit-il espérer ce pauvre fou ?
Qui souhaiterait s’enchaîner à sa roue.
Qu’elle soit sa princesse, la riche héritière ?
Succombant à des amours ancillaires.
 
Elle l’a regardé entre deux sourires.
Comme un élément dans le paysage.
La curiosité d’un nouveau visage.
Et déjà, il n’est plus qu’un souvenir.
Attirée par une autre nouveauté.
Il n’existait plus. Déjà oublié !
 
Alors, il va reprendre son tablier.
Ses outils, songer à sa triste vie.
Oublier son parfum et son odeur
Soigner ses reins chargés de douleurs
Penser au triste salaire du labeur.
Insuffisant pour l’aimer et lui donner
Sa vie de douceurs et de couleurs.
 
Une photo de groupe, un regard échangé
Une petite gosse de riche fortunée
Un pauvre jardinier tout labouré.
 

Une déclaration à mes soeurs ! Les femmes ! Et mes excuses aussi !

A vous Mesdames.

Aujourd’hui la société, les médias, le commerce surtout ont fait de cette journée, la fête de la femme

C’est quasiment tous les jours que c’est "votre fête" mais à l’envers !

Le Mari, le boulot, les gosses et puis les tracas mensuels et ceux quotidiens.

C’est tous les jours que vous subissez les aléas de la "condition féminine" ! En 1909 (seulement 100 ans) le fait de porter un pantalon n’est plus un délit. Nous prenons compte de votre opinion politique depuis à peine 60 ans ! Vous avez le droit de choisir d’enfanter ou non depuis à peine 40 ans ! Ah les droits de la femme ! 

Vaste débat chez les hommes il y a encore si peu. Vous êtes si fragiles, si émotives, votre cerveau n’a pas la même taille que nous les hommes alors forcément, tout s’explique disaient les hommes du 19ème et de la moitié du 20ème siècle ! Même d’un point de vue religieux, l’âme se frayait un chemin difficilement dans ce "cloaque" qu’était la petite fille à sa naissance disait ce macho de Saint Augustin ! Je passe sous silence ce que pensent certains autres religieux de vous aujourd’hui. Il n’ y a qu’à regarder dans la rue ! Cela devient criant. Je dirais même inquiétant pour vous mesdames !

Ah La femme !

Objet de tous les désirs, de toutes les convoitises et de tous les phantasmes ! Mais surtout l’objet de toutes les attentions des annonceurs publicitaires ! Pour la lessive, la cuisine, pour votre beauté ! Ah ces publicités qui s’attachent, se collent à votre condition de femme !

Vous êtes la fée du logis, la mère attentionnée, la femme attentive à son mari, la laveuse et la repasseuse enjouée, etc. Toujours le sourire ! Bref, la femme parfaite dans son rôle de femme dans notre société. Quelle avancée depuis les Rois, les révolutions, les Républiques !

On vous signale, pour le cas où, qu’il vous faut mettre du déodorant pour mieux plaire à la gente masculine dans les ascenseurs. Et puis, délicate attention n’est-ce pas, on vous fait remarquer que lorsque vous prenez de l’âge il existe des serviettes ad hoc !

Quand je regarde la pub vous concernant, je suis effaré, pire consterné. 
Nous, les hommes, nous n’avons presque rien ! Hormis la voiture et le foot. Bref le beau rôle. Parfois une attention sur les lames de rasoirs ! Mais vous êtes encore là pour valoriser cette peau douce de l’homme rasé de près.

Je me moque ? Pas de vous certainement pas !

Je trouve au contraire toutes ces attentions un rien vulgaires ! Vous méritez tellement mieux. 

Alors, les hommes, les fameux décideurs, ceux qui donnent le la, le top, tous les faiseurs d’opinions vous concèdent, en compensation, une journée de la femme. Pour mieux continuer à vous cantonner dans votre rôle de femme le restant de l’année.

Je ne suis pas sûr que nos féministes apprécient !

Mais est-ce qu’il y a encore des féministes dans ce pays ? Je n’en suis pas si sûr désormais.

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