Justice pour Chloé

Lundi 8 juin 2015 // La France

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Rendre justice à la petite Chloé, c’est ouvrir un débat sur le laxisme pénal de Christiane Taubira et sur les inconséquences de cette Europe passoire de Schengen.

Il n’est pas de plus beau coeur que celui d’un enfant et il n’y en a pas de plus mauvais que celui qui le brise. Nous avons tous pu mesurer la justesse de cette sentence, la semaine dernière, après l’annonce du viol et du meurtre à Calais de la petite Chloé, à peine âgée de 9 ans. L’actualité est malheureusement ponctuée de ces crimes atroces qui fauchent non seulement des vies d’enfants, mais aussi la raison de vivre de leurs parents. Si, cette fois, ce meurtre insupportable a pris une ampleur nationale, jusqu’à créer une polémique en plein deuil, c’est que l’assassin a pu être très vite arrêté, qu’il a avoué ces horreurs et qu’il a été incarcéré dans des délais records. À cette occasion, tous les Français qui ont pleuré comme les parents de Chloé ont découvert que l’assassin, un Polonais de 38 ans, a un lourd passé judiciaire. Il s’agit d’un multirécidiviste qui a été condamné, en 2004, à quatre ans de prison, puis, en 2010, à six nouvelles années de détention, pour des extorsions avec violence. Enfin, en 2014, il a été frappé d’une interdiction de territoire, qui reprenait les termes d’une première décision d’expulsion, prise en septembre 2005.

Encore une fois, Manuel Valls est monté au créneau, dès que l’opinion publique a pris la mesure de ce scandale, pour dire qu’aucune faute n’a été commise et que, bien sûr, personne n’est responsable dans ce drame

Peut-être le premier ministre a-t-il raison sur le papier ? Dans ce cas, ce serait bon qu’il aille exposer cette opinion aux parents de Chloé qui pleurent aujourd’hui la disparition de leur petite fille. Mais cela n’empêche pas chaque Français, interpellé par ce drame, de penser en son for intérieur que, d’une part, sans le climat de laxisme pénal instauré, voulu et revendiqué par Christiane Taubira, le meurtrier de cette enfant serait toujours en prison ou à défaut expulsé de France, et que, d’autre part, sans les dérives, les folies et les inconséquences de Schengen, ce Polonais ne serait pas revenu à Calais commettre un forfait sanguinaire.

Bien sûr, il y a une place pour la compassion, pour le deuil et pour l’effroi. Mais il doit y en avoir une maintenant pour un débat de grande ampleur sur cette politique pénale menée depuis trois ans, qui a conduit à des remises en liberté massives de fous furieux, et sur cette Europe de Schengen qui n’est qu’une passoire pour les rebuts de la société. Car personne n’aurait dû laisser ce Polonais en liberté ou sans contrôle après ce qu’avait écrit, en 2009, la psychologue qui l’avait examiné et qui avait conclu son rapport par ces mots sans appel : « Une récidive est fort probable avec un potentiel de violence non négligeable. Le pronostic d’une réadaptation reste très aléatoire, voire illusoire. »

Alors que la France tout entière était sous le coup de ce drame horrible, le premier ministre n’a rien trouvé de mieux à faire que d’aller dans un collège de banlieue annoncer la mise en place d’un vaste plan contre le racisme et l’antisémitisme. Très belle opération de communication largement relayée par tous les médias officiels. Car tout le monde est évidemment contre le racisme, comme on est scandalisé par la guerre ou la faim dans le monde. Mais ce plan pèche par trois aspects précis. D’abord, il fait croire que la France est un pays composé d’affreux racistes. Nous étions déjà de sanguinaires colonisateurs, d’épouvantables esclavagistes et les auteurs d’un pseudo-apartheid. Quel intérêt y a-t-il donc à s’inventer des crimes imaginaires quand on n’est pas capable d’empêcher les crimes réels, sinon dresser les Français les uns contre les autres ? Ensuite, ce plan comporte un volet très dangereux, qui vise à réduire une fois encore la liberté d’expression. Enfin, s’il est toujours utile de parler de racisme et d’antisémitisme, pourquoi ne jamais parler de christianophobie ? NOUS FRANÇAIS SOMMES FIERS D’APPARTENIR à LA FAMILLE DES CHRETIENS.

S’il y a aujourd’hui une cause d’ampleur mondiale, c’est celle du génocide des chrétiens d’Orient, qui sont martyrisés comme l’ont été les premiers chrétiens, il y a deux mille ans. Or, la France n’échappe pas à cette volonté de détruire la culture chrétienne. En témoigne encore la stupéfiante profanation d’un cimetière de Castres, dans le Tarn, avec la mise en pièces de 215 tombes, crucifix et stèles. Mais pour l’Élysée, il ne s’agit que d’une « dégradation », car il y a toujours deux poids et deux mesures. Quant à l’auteur de cet acte, il est présenté comme un déséquilibré, même si, lors de sa garde à vue, il a passé des heures entières à psalmodier des prières musulmanes. Mais bien sûr, avec le plan annoncé par le premier ministre, tout ceci ne pourra bientôt plus être écrit sous peine de poursuites pour propagation de la haine raciale. Ce qui n’empêchera pas Valeurs actuelles de continuer à clamer la vérité. Car c’est notre devoir.

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