ESPAGNE - Le roi s’en va, vive le roi !

Mardi 10 juin 2014 // L’Histoire

Le 2 juin sera désormais une date historique pour les Espagnols. Après presque trente-neuf ans de règne, affaibli par ses problèmes de santé et par une crise de confiance, Juan Carlos a décidé d’abdiquer. Sa volonté a été confirmée par le président du gouvernement Espagnol. Son Fils Philippe devient Roi. La France salut ce nouveau Souverain avec confiance et respect.

La MONARCHIE est le régime politique qui garantit le mieux des valeurs dites républicaines. La république est un facteur de désunion et d’anarchie. En moins de cinq ans le roi d’Espagne a restitué au peuple espagnol sa liberté ; il a rétabli TOUS, les partis politiques, et fit voter une constitution où la démocratie a trouvé toutes ses marques.

Une république se serait heurtée aux partisans de l’ancienne dictature et l’armée aurait repris le pouvoir en février 1981. Seule une institution indépendante de toutes pressions politiques a pu rallier les opposants au coup d’État du colonel TERRERO. Cette institution, c’est la MONARCHIE. VIVE LE ROI.

L’Espagne a vécu une sanglante guerre civile suite au départ du roi Alphonse XIII et de la 1er dictature du général Primo de Rivière ; cette guerre civile a duré environ trois ans ; la guerre entre Espagnol a fait plusieurs millions de morts. Elle s’est terminée par une dictature de plus de 40 ans. Le général Franco avait imposé un régime autocrate des plus virulents. Peuple d’Espagne n’oublie jamais le miracle dû à ton SOUVERAIN.

Dès l’arrivée de la Monarchie, le roi a réussi le miracle de rétablir la DÉMOCRATIE, SANS QU’UNE GOUTTE DE SANG NE SOIT VERSE. La MONARCHIE, c’est la liberté, la république, c’est l’anarchie.

Peuple de France ne te laisse pas influencer par de fausses informations ; En 1789, la prise de la forteresse de la BASTILLE, n’a été qu’une démonstration d’une partie du peuple influencé par des philosophes LIBRES d’écrire des pamphlets contre le roi, influencé par de riches bourgeois soutenus par le Duc d’Orléans. La prise de cette prison où 4 prisonniers étaient incarcérés a été possible uniquement par la faiblesse du roi Louis XVI qui refusa que l’on tire sur les assaillants.

Le roi pris conscience qu’il devait rendre au peuple la majorité de ses pouvoirs, ce fut fait le 14 juillet 1790.
En 1790, l’Assemblée voulut que cette première commémoration du 14 juillet 1789 soit la fête de la réconciliation et de l’unité de tous les Français. L’Assemblée s’inspira des fêtes civiques spontanées organisées çà et là dans les départements.

Fête de la Fédération de Lyon, le 30 mai 1790.

Le 30 mai 1790, la municipalité de Lyon organise une grande fête civique : les 28 bataillons de la garde nationale de Lyon et des délégations des départements voisins défilent et s’assemblent dans le « Grand-Camp », à l’extérieur de la ville dans la plaine des Brotteaux, où l’on a construit pour l’occasion un temple de la Concorde et un rocher surmonté par une statue de la liberté et de l’autre une branche d’olivier. Un vaste public est spectateur. Une messe est célébrée par le curé de la paroisse Saint-Georges, l’abbé Benoît-Nizier Servier. Le serment suivant est prononcé :

  • « Nous, députés des détachements des différentes gardes nationales rassemblées sous les murs de Lyon, pénétrés de l’importance de la mission sacrée qui nous a été confiée par nos commettants,
    Jurons sur l’autel de la patrie, et en présence de l’Être suprême, de maintenir de tout notre pouvoir la Constitution du royaume, d’être fidèles à la nation, à la loi et au roi, d’exécuter et de faire exécuter les décrets de l’Assemblée nationale, sanctionnés ou acceptés par le roi.
  • Nous jurons d’être inviolablement attachés à ce grand principe de la liberté individuelle, de protéger les propriétés particulières et les propriétés déclarées nationales, d’assurer la perception de tous les impôts ordonnés pour le maintien de la force publique, d’entretenir la libre circulation des subsistances dans toute l’étendue du royaume, de maintenir, partout où nous serons appelés, l’ordre et l’harmonie, sans lesquels les sociétés se détruisent au lieu de se perpétuer.
  • Nous jurons enfin de regarder comme ennemis irréconciliables tous ceux qui tenteraient de porter atteinte à la nouvelle Constitution ; et nous reposant avec confiance sur la Providence qui soutient notre patriotisme, nous promettons de sacrifier nos fortunes et nos vies pour conserver à nos descendants cette liberté après laquelle nous soupirions depuis si longtemps. »

Fête de la Fédération de Paris, le 14 juillet 1790


Aménagement du Champ-de-Mars.

Fête de la Fédération, le 14 juillet 1790 au Champ-de-Mars

À l’imitation des fédérations régionales de gardes nationales qui avaient commencé dans le Midi dès août 1789 et s’étaient étendues à toute la France, La Fayette, commandant de la Garde nationale de Paris, fait organiser à Paris pour l’anniversaire de la prise de la Bastille une fête nationale de la Fédération.

Dès le 1er juillet 1790, 1 200 ouvriers commencèrent les travaux de terrassement. Ils étaient nourris mais mal payés et, quand on leur reprochait leur lenteur, ils menaçaient de quitter le chantier. Il s’agissait de transformer le Champ-de-Mars en un vaste cirque, d’une capacité de 100 000 spectateurs, au centre duquel s’élevait l’autel de la Patrie.

On fit appel à la bonne volonté des Parisiens. Ils répondirent en masse. Louis XVI vint de Saint-Cloud donner un coup de pioche, La Fayette, en manches de chemise travailla comme un ouvrier. Bientôt ce fut une fourmilière humaine, où les ouvriers du faubourg Saint-Antoine côtoyaient les nobles, où les moines côtoyaient les bourgeois, où les courtisanes donnaient la main aux dames des beaux quartiers. Les charbonniers, les bouchers, les imprimeurs vinrent avec leurs bannières décorées de tricolore. Les soldats se mêlaient aux gardes nationaux. On hébergeait les fédérés venus de la province ; ils étaient au moins 50 000.

Fête de la Fédération

La Fête de la Fédération eut lieu le 14 juillet 1790, pendant la Révolution française, un an jour pour jour après la prise de la Bastille. Les fédérés défilèrent avec leurs tambours et leurs drapeaux ; ils étaient 100 000, y compris ceux de Paris. Les Parisiens prirent place sur les talus que l’on avait élevés autour de l’esplanade.

Louis XVI arriva de Saint-Cloud et prit place dans le pavillon dressé devant l’École militaire. La participation de la foule fut immense, très enthousiaste, malgré le mauvais temps. La messe fut célébrée par Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, évêque d’Autun. La Fayette, en grand uniforme, arriva sur un cheval blanc et monta sur l’estrade.

Louis XVI prêta serment à la Nation et à la loi, la multitude le répéta et l’on entonna un Te Deum, puis on se sépara au milieu des embrassements et des vivats qui s’adressaient à Louis XVI et à la famille Royale. À l’étranger, dans plusieurs villes, notamment à Hambourg, on célébra l’anniversaire de la prise de la Bastille.

C’est le 6 juillet 1880 que le 14 juillet devint officiellement jour de la Fête nationale française, sur proposition du député Benjamin Raspail. L’année 1790 (fête de la fédération chère aux à tous les Français) n’ayant jamais été officiellement citée afin de satisfaire les courants de l’époque.

Postérité


La fête de la Fédération, tableau de Charles Thévenin, musée Carnavalet.

Le 14 juillet 1790, tous les privilèges ont cessé. Aujourd’hui, un état républicain a remplacé notre bonne vieille Monarchie, que reste-t-il de la fête de la fédération ? RIEN.

En 1870, « après avoir subi une révolution barbare, la dictature des deux BONAPARTES, la RESTAURATION, et 2 Républiques », les citoyens français ont envoyé au parlement une majorité de députés 90% qui exigèrent le retour de la monarchie constitutionnelle à l’exemple de la royauté britannique. Une république insolente et corrompue, dont les Français ne voulaient plus, alors qu’une monarchie parlementaire avait le souci du bien-être, de la stabilité, et de l’honneur.

Le Chef de la Famille Royale Monseigneur Le Comte de Chambord refusa le Drapeau tricolore emblème de la terreur et de la dictature des deux Bonapartes, il voulait que le Royaume adopte le Drapeau Blanc de la Monarchie Millénaire.

Le Général Mac-Mahon demanda au Prince de réfléchir et d’accepter un drapeau voulu par le parlement. Dans l’attente de la décision du Prince, une république fut instaurée ; c’est ainsi qu’à cause d’un refus qui me semble stupide que notre Patrie vit sous une république.

La V° république est permissive, elle brave les acquit que Louis XVI avaient voulu pour le peuple de France ; Les syndicats sont les représentants des privilégies de cette république inégalitaire. Chassons cette racaille à commencer par notre régime politique quasi dictatorial. Donnons à notre Patrie un régime parlementaire, et en Province installons un régime colbertiste qui mettra hors se nuire la corruption inacceptable qui règne dans les communes, les départements et les régions.

La fonction publique a remplacé la noblesse, ces serviteurs de l’État ont dans leur immense majorité des privilèges aux dépens du reste de la population. Seul le corps médical ne profite pas de privilèges spécifiques comme la SNCF ou EDF et bien d’autres, qui est la véritable noblesse républicaine.

Je tiens ici à saluer nos infirmières, nos sages-femmes, les sans grades, qui dans nos hôpitaux ou nos cliniques sauvent des vies pour un salaire de misère. Le peuple de France ne peut plus rester passif face aux avantages majeurs de l’aristocratie républicaine. Nous devons exiger que les agents de l’État et les travailleurs indépendants aient les mêmes droits et les mêmes devoirs. Le 14 juillet 1790, ENFIN, et avec l’accord TOTAL DU ROI LOUIS XVI, notre patrie était devenue une NATION rigoureusement patriotique, avec une constitution qui tout en reconnaissant qu’il était impossible de ne pas reconnaître les efforts des citoyens qui conduisaient tout autant les affaires de l’Etat, et de notre économie. Des salaires différents seraient versés en fonction des services 

Où sont passées les valeurs que devraient mettre en exergue trois mots magiques : « LIBERTE, ÉGALITÉ, FRATERNITE. ? ». Dans la république Française la liberté voudrait que chaque citoyen ait un travail ; le travail pour tous est la première des libertés.

1 500 Ans de royauté, dont 1 000 Ans de Rois Capétiens, cela donne à réfléchir sur les effets positifs de la MONARCHIE. La république en 150 ans ne put empêcher deux guerres mondiales, plus les affres de la colonisation à outrance.

La Démocratie c’est QUOI ?

Le titre évoque immédiatement le pamphlet, et en ces temps où, dans des cercles malheureusement de moins en moins restreints, il est de bon ton de louer l’autoritarisme de certains régimes, on pourrait craindre le pire. Ce serait là une complète erreur. Le Contre les Elections de David Van Reybrouck n’est pas un brûlot fascisant, mais une réflexion institutionnelle savante, quoique d’une lecture facile, qui ne se propose rien moins que de redonner un second souffle à une démocratie qui semble justement s’essouffler.

Tout commence par la description des symptômes. Nos sociétés souffrent d’une véritable fatigue démocratique qui se caractérise par une double crise : crise de la légitimité et crise de l’efficacité. Crise de légitimité ? Abstention croissante, inconstance des électeurs et partis politiques délaissés. Crise de l’efficacité ? L’auteur (qui est Belge) aligne les faits qui montrent que la politique ressemble de plus en plus à une cascade d’impuissances et dénonce, avec perspicacité, un système médiatique à la dérive qui privilégie toujours l’exposition du caprice du moment à la présentation du problème de fond.

Les symptômes posés, vient ensuite la question du diagnostic. Ici, les points de vue diffèrent. Pour les populistes, c’est la classe politique qui est responsable de la situation. La solution est simple sortez les sortants Les nouveaux entrants seront de « vrais » représentants du peuple et tout ira mieux. On peut y espérer un fugitif gain de légitimité, mais quant à l’efficacité...

Pour les technocrates, nous nous retrouvons dans le schéma inverse le peuple et ses représentants sont par nature incompétents, il faut donc réserver le gouvernement à ceux qui savent. Efficacité ? Peut-être... Légitimité ? Il n’en est plus question.
Pour les critiques de la démocratie représentative, tels qu’on a pu entre autres les rencontrer dans le mouvement des Indignés, ce sont les institutions assurant cette représentation qui sont responsables de nos maux. Il faut donc y substituer des assemblées spontanées au fonctionnement aléatoire ou recourir à la démocratie directe permanente. Dans ce brouhaha généralisé. il est à craindre que disparaissent, et la légitimité, et l’efficacité. Notre auteur avance alors son diagnostic : c’est la faute à la démocratie représentative élective. Pour pallier ce mal, la solution, c’est le tirage au sort.

Une telle idée est aujourd’hui tellement absente de notre champ de réflexion (même si le jury d’assises semble aller de soi) qu’il est absolument impossible de la présenter sans en retracer la généalogie. Et dans le même mouvement, la généalogie de sa relégation. En s’appuyant sur les meilleures sources, David Van Reybrouck se fait ici historien des institutions et des idées politiques. Le tirage au sort a connu son apogée dans l’Athènes classique. 11 était alors considéré comme absolument consubstantiel à la démocratie dans la mesure où il rendait impossible (ou quasiment) toute dérive oligarchique. Une classe de dirigeants « professionnels » ne peut se constituer dans un système où tout citoyen peut être alternativement gouvernant et gouverné selon le bon plaisir du dieu hasard. Un esprit moderne objectera sans une que tous les Athéniens ’étaient pas citoyens, mais cette objection perd de sa force si on rappelle que ces citoyens pouvaient être de conditions sociales fort diverses.

Ce qui d’ailleurs n’est plus vraiment le cas dans les exemples plus tardifs, mais qui méritent d’être rappelés, que nous donne David Van Reybrouck Venise, Florence et quelques autres cités de la Renaissance. Le système du tirage au sort y fonctionne plutôt comme le moyen d’empêcher le déclenchement de conflits ouverts entre les riches familles qui peuvent prétendre diriger ces républiques aristocratiques. Ce sont là les derniers usages identifiés du hasard comme mode de désignation d’autorités politiques. Si le tirage au sort disparaît du champ institutionnel, il reste chez les penseurs. La plupart des théoriciens des Lumières le présentent encore comme l’instrument démocratique par excellence (ce qui ne signifie pas qu’ils le recommandent). Paradoxe ? Ce sont les révolutions américaine et française qui vont l’effacer de notre horizon intellectuel. Nos révolutionnaires ne sont pas vraiment démocrates. S’ils entendent bien se débarrasser d’une vieille noblesse qu’ils jugent inefficace et illégitime, ce n’est pas pour remettre le pouvoir au peuple. Ils veulent constituer une nouvelle aristocratie, et quel meilleur moyen que de recourir au système aristocratique par excellence l’élection. Un suffrage restreint permettra une pleine homogénéité entre le corps électoral et les élus. Par la suite, tout combat démocratique se polarisera sur l’élargissement de ce corps électoral, jusqu’à l’avènement du suffrage universel. Oubliant au passage que l’élection crée une césure fondamentale entre les citoyens, car si tout le monde peut être électeur, tout le monde ne peut pas être élu (il y faut les moyens d’une volonté et la situation propice). Mais les faits sont là, pendant de nombreuses décennies, personne n’osera plus évoquer le hasard comme un moyen pertinent de la démocratie.

Depuis quelques années - constat de la fatigue démocratique ? - certains auteurs se sont de nouveaux intéressés à la question du tirage au sort comme mode de représentation des citoyens au sein d’assemblées délibératives. Certaines expériences concrètes ont même été menées dans certains États européens et des Etats-Unis. David Van Reybrouck nous présente tout cela avec compétence et enthousiasme. Il plaide enfin pour un système bi représentatif (où se retrouve le sort et l’élection).

Fantaisie ? Non. Tout semble indiquer qu’il y a urgence à s’interroger sur les formes institutionnelles de la démocratie.

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