Jean-Luc Mélenchon en meeting.

Le seul candidat en lice à faire applaudir le nom de Robespierre.

Mercredi 11 avril 2012 // La France

C’est la cuite finale.
Buvons tous du pastis

Buvons car nous devrons un jour
Tuer tous les bourgeois.

Jean-Luc Mélenchon, Madame Eva Joli
Philippe Poutou le Guignol qui ne fait pas rire
Nathalie Arthaud la folle du village
Cheminade le dément qui regarde son cul dans l’attente de voir la lune.

1er partie

Françaises, Français, comment pourriez-vous faire confiance à ces cinq spécialistes du mensonge, de la délation, de la haine, de la désinformation poussée à l’extrême. Si l’un de ces cinq PITRES accédaient au pouvoir, notre Patrie connaîtrait une catastrophe pire que notre défaite lors de la dernière guerre mondiale. Savez-vous que quatre de ces candidats revendiquent leur appartenance et leur fidélité à un régime qui compte à son palmarès 70 million de morts rien qu’en Europe.

Trotski faisait partie des criminels qui sous Staline ont semé la terreur dans la Russie Soviétique ; Ils avaient préparé le « terrain » au Nazisme et à son Chef le criminel Adolf Hitler. Cheminade, cet illuminé a réussi à obtenir les 500 signatures nécessaires pour se présenter aux élections présidentielle. Comment peut-on arriver à un tel degré de débilité, de naïveté pour désigner celles et ceux qui un jour pourraient gouverner la France ; Reste Eva Jolie, mais, comment nos écolos ont-il fait pour demander à cette Norvégienne de lès représenter ? C’est de la folie ; Et dire que Madame Lepage n’a pas pu obtenir les fameuses 500 signatures et que Monsieur Hulot n’a pas pu obtenir les voix de ses amis ; c’est une honte Madame Jolie a des mots indignes à l’égard du Chef de l’Etat. Si ce dernier n’a pas à être favorisé puisqu’il est candidat, il mérite le respect. Jolie ne sait même pas ce qui signifie le mot RESPECT ; N’a-t-elle pas dit qu’elle avait fait emprisonner Monsieur Dominique S K ; ce fut son seul fait d’arme ; Pauvre fille…

Seconde partie

Mélenchon se prend pour Lénine

Programme Des promesses si nombreuses qu’elles finissent par ne plus être chiffrables : le programme de Mélenchon, décortiqué par l’économiste, Jean Peyrelevade.

Pour Jean Peyrelevade, le programme de Mélenchon relève tout simplement de la folie furieuse. On ne peut pourtant pas le classer dans la catégorie des grands réactionnaires. Après avoir été directeur adjoint du cabinet du premier ministre Pierre Mauroy, en 1981, il a longtemps appartenu à la famille socialiste, avant de se rapprocher de François Bayrou.

« La France est plus riche que jamais. [...] L’égoïsme social des possédants viole l’intérêt général », écrit Jean-Luc Mélenchon dans le premier chapitre de son programme. Alors, tout est possible. Que propose-t-il exactement ? Il y a quelques mesures dont on a entendu parler : rétablissement des 35 heures, sans annualisation ni perte de salaire et avec les embauches correspondantes, notamment dans la fonction publique ; retraite à 60 ans à taux plein, smic à 1700 euros (brut immédiatement, net d’ici à la fin du quinquennat), salaire maximal fixé à 360 000 euros par an, imposé à 100 % au-delà, blocage des loyers, titularisation des 800 000 précaires de la fonction publique, régularisation de tous les étrangers en situation irrégulière, décriminalisation des séjours irréguliers en général, fermeture des centres de rétention... Et celles qui sont passées inaperçues. La longue série des incroyables promesses de Mélenchon. Exemples. Pour sortir les jeunes de la précarité, « de la dépendance familiale et du recours au salariat pendant leurs études », Mélenchon leur verserait une allocation. Et pour ne pas être pingre, les jeunes qui cherchent un emploi y auraient également droit. Ces revenus seraient financés « par la solidarité nationale ».

Il créerait aussi un droit automatique au passage à temps plein pour les temps partiels. Les stages seraient encadrés et rémunérés à 50 % du smic dès le premier d’entre eux, leur durée serait limitée à six mois avec un délai de carence de trois mois entre deux stages. Pour les chômeurs, une nouvelle convention de l’Unédic instaurerait la fin des radiations, l’arrêt des dispositifs de contrôle social des chômeurs et l’ouverture des droits à la protection chômage dès le premier mois de travail.
Le logement locatif social serait reconnu comme « le logement universel accessible à tous ». Un plan d’urgence de construction de 200 000 logements sociaux par an serait lancé et le budget logement porté à 2 % du PIB (40 milliards d’euros) en crédits de paiement.

Les surloyers et plafonds de ressources seraient supprimés, les loyers bloqués dans le public et leur évolution encadrée dans le secteur privé par le plafonnement des prix à la vente et à la location. Les logements vacants seraient réquisitionnés, les expulsions locatives de toute personne en difficulté économique et sociale interdites. Dans le domaine de la santé, toutes les dépenses seraient couvertes à 100 %, y compris les lunettes et les soins dentaires. Forfaits et franchises seraient bien sûr supprimés.
La révision générale des politiques publiques, qui démantèle nos services publics, serait abrogée. Ceux-ci seraient non seulement développés mais on en créerait de nouveaux, définis démocratiquement par les citoyens. L’État garantirait aussi l’accès de tous « à la pratique sportive de son choix tout au long de la vie ». Jean-Luc Mélenchon nous offre encore de nouveaux transports publics, bien évidemment gratuits. Voilà un aperçu du programme du candidat. Un simple aperçu, quelques propositions au milieu de beaucoup d’autres.

Institutionnaliser l’absence de lien entre travail et revenu

« Il n’y a pas une seule de ces mesures qui ne relève de la folie », juge Jean Peyrelevade. Quelle qu’elle soit. Le smic à 1700 euros ? « Il faudrait dans la foulée aligner par le haut toute l’échelle des salaires. Parce que l’ouvrier qui gagne aujourd’hui 20 % de plus que le smic grâce à une qualification particulière réclamera lui aussi — légitimement— la réévaluation de son salaire. Et ainsi de suite. Rappelons que 1700 euros, c’est au-dessus du salaire médian, qui s’établit à 1600 euros. Par médian, on entend que la moitié des salariés gagnent moins et l’autre plus. « Notre pays est déjà l’un de ceux dont le coût du travail est parmi les plus élevés en Europe, au détriment de sa compétitivité. Adopter cette proposition serait tout simplement catastrophique pour notre économie. »

Idem pour les mesures chômage : « Mélenchon veut institutionnaliser un défaut français qui nous porte déjà préjudice : l’absence de lien entre travail et revenu. Ses propositions d’indemnisation reviennent à généraliser à l’ensemble de la population le régime des intermittents du spectacle, sans contrepartie ni contrôle. Un régime qui coûte actuellement plus de 1 milliard d’euros par an, pour quelques milliers de bénéficiaires... « Les règles qu’il veut fixer pour les stages des jeunes sont tout aussi délirantes et démagogiques. On est sûr que, dans ces conditions, les entreprises cesseraient immédiatement d’accueillir des stagiaires. Ce serait la mort de ce dispositif, qui, malgré quelques abus, offre aux jeunes de vraies possibilités d’insertion progressive dans le monde du travail. »

Reste à parler chiffres et crédibilité, quand le candidat du Front de gauche promet un salaire versé par l’État à tous les étudiants et aux jeunes en général, ou encore l’accès gratuit à tous les sports tout au long de la vie. « Ce programme n’est même pas chiffrable et Mélenchon le sait très bien, accuse Jean Peyrelevade. Il cultive le rêve de la révolution virtuelle portée par ses immenses talents d’orateur. »

Mais comment un État endetté à hauteur de 1700 milliards pourrait-il financer de telles sommes ? « C’est un point crucial du discours mélenchoniste, sur lequel il fait reposer l’ensemble de son raisonnement, poursuit Peyrelevade. Que fait-il ?Il s’appuie sur les théories de Maurice Allais, seul économiste français ayant reçu le prix Nobel. Ses théories sont complexes, elles sont mal assimilées et détournées par Mélenchon. Allais était un monétariste défavorable à l’idée de laisser au système bancaire classique la liberté de distribuer le crédit. Pour résumer, Mélenchon part du principe que seule la Banque centrale devrait pouvoir prêter de l’argent à l’État. Et comme nous serions alors dans la sphère publique, ces prêts s’effectueraient à taux zéro, sans intérêt. Cela consisterait en réalité à faire marcher la planche à billets et à entrer dans une spirale inflationniste folle. »

Dans le droit fil de sa démonstration (l’argent emprunté sans intérêt), Mélenchon nous explique que la charge de la dette n’aurait jamais dû exister. Dans sa théorie, les sommes versées chaque année au titre de la charge de la dette auraient servi à rembourser le capital et nous ne serions pas endettés aujourd’hui. « Ces intérêts représentant bien sûr un cadeau fait à ces salauds de capitalistes avec la complicité des politiques. » On aboutit bien sûr, c’est la suite logique, à décréter l’illégitimité de la dette et donc à soutenir l’idée d’en effacer purement et simplement une partie. « On est, encore une fois, dans la folie furieuse, insiste l’économiste. Cette dette, rappelons-le, est détenue pour un tiers, soit environ 500 milliards d’euros, par les ménages français et autant par des ménages de la zone euro, à travers les banques et les compagnies d’assurances. Que se passerait-il ? On assisterait à la faillite généralisée de notre système bancaire et de nos compagnies d’assurances.

L’affolement serait général. Les Européens se défendraient comme ils pourraient, mais leurs réactions seraient légitimement violentes. Il est clair que tous les avoirs français à l’étranger seraient saisis. On serait dans l’exacte logique de la Russie de 1917, quand les révolutionnaires ont décidé de ne pas honorer la dette des tsars. Notre pays s’attirerait l’hostilité du monde entier et se retrouverait totalement isolé. Il serait immédiatement exclu de l’euro et notre économie s’effondrerait brutalement. Le niveau de vie des Français chuterait dans des proportions considérables. À ce stade, on est dans une histoire de fou, il n’y a même plus la possibilité d’argumenter.

C’est du grand n’importe quoi. Mélenchon se prend pour Lénine. Et il est terriblement coupable de faire croire que sa révolution car il s’agit bien de révolution se déroulerait de façon pacifique et bienheureuse. Non, ce serait un terrible chaos. Entretenir 15 % de l’électorat français dans ce typé d’illusions est grave. Et malheureusement, personne ne le dénonce. Ni Sarkozy, qui a intérêt à voir Mélenchon gêner Hollande. Ni Hollande sait avoir besoin des voix de Mélenchon au second tour. »

JOSÉE POCHAT
Valeurs actuelles 5 avril 2012

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