Hollande : l’impasse.

Mercredi 4 décembre 2013 // La France

Chers internautes ; je viens de découvrir un mensuel digne de vous apporter des informations honnêtes, cette revue fait honneur à la noble et indispensable profession de journaliste.
(POLITIQUE MAGAZINE.)

L’impasse est maintenant institutionnelle. La malfaisance essentielle du régime des partis va se révéler dans les mois qui viennent au point de compromettre l’avenir même de la France.

La République « taxatrice », tel est le qualificatif d’un français exact qu’il convient de lui accoler elle n’est plus que ça. Elle a prétendu tout gérer, tout prendre en main, depuis l’éducation des tout-petits jusqu’aux soins et même aux non-soins des vieillards, assurer la justice sociale, redistribuer les richesses, garantir les assurances sociales et en établir les budgets, imposer les conceptions de ses sectateurs dans tous les domaines, y compris et d’abord dans l’instruction, l’information et même la morale politique. Bref, elle est censée tout faire, même la décentralisation, ce qui est un comble pour une République centralisée qui, en fait de décentralisation, n’organise que la pagaïe et ne fait prospérer que les partis, les hommes de partis qui vivent d’elle, de ses prébendes, des innombrables privilèges dont ils ont su se doter, plus nombreux, plus sûrs que tes privilèges du passé qui se payaient en charges à assumer, en honneur à sauvegarder, en sang à verser. Là, rien !

Rien ! D’un côté des taxes, encore des taxes, toujours des taxes ; de l’autre de moins en moins de services rendus et de plus en plus mal rendus, une France à l’encan, des administrations pléthoriques dont nul ne connaît les innombrables arcanes, au point que le chef de l’Etat D’un côté des taxes, encore des taxes, toujours des taxes ; de l’autre de moins en moins de services rendus et de plus en plus mal rendus... lui-même n’arrive pas à chiffrer à moins de 800 000 (!) - il est en fait largement en-dessous - le nombre de règles dont l’administration républicaine a su enserrer le citoyen français, pour l’empêcher de vivre, de respirer, de travailler, de s’épanouir, ce qui a amené François Hollande à proposer récemment avec cette incroyable impudence qui le caractérise, l’idée d’un « choc » de simplification administrative. Eh bien, tous ceux qui affrontent les difficultés de la vie quotidienne, en fart de simplification, n’ont rien vu venir ; en revanche, ils ont subi de plein fouet choc fiscal sur choc fiscal, doublé en conséquence de chocs administratifs à répétition, puisqu’à chaque fois que les impôts augmentent, que les taxes se multiplient, les systèmes de contrôles se renforcent, ce qui, après tout, est logique. Mais alors, quelle indécence d’oser parler de simplification !

DES DÉPENSES SANS RECETTES

La France est exsangue ; tous ses comptes sont dans le rouge : 2 000 milliards de dettes publiques à la fin de l’année, un déficit qui sera si loin d’être corrigé qu’il dépassera encore les prévisions au-dessus de 4% ; des déficits aggravés sur les comptes sociaux devenus irrémédiables, 350 milliards cumulés, qui sont dissimulés par des jongleries de branche à branche et de compte à compte dont les procédés relèvent de la menterie organisée ; le matraquage fiscal et aussi bien parafiscal qui frappe les contribuables et pas seulement les plus aisés, la matière et l’assiette des impositions s’élargissant au-delà même des capacités contributives ; des entreprises qui n’ont plus de marge et qui perdent leur compétitivité ; partout des arrêts d’activité, des plans sociaux, un chômage qui gangrène la France tout entière malgré les rodomontades d’un François Hollande de plus en plus coupé de la réalité et qui persiste à affirmer que la fameuse courbe va s’inverser ; enfin une agriculture bradée et toute la chaîne agro-alimentaire mise en difficulté, l’Allemagne s’étant assurée la place que la France perd inéluctablement.

Plus de 35 milliards de prélèvements obligatoires supplémentaires, une dépense publique qui loin de diminuer atteint aujourd’hui 57% du PIB et qui fait ainsi de la France le pays le plus étatisé et le plus imposé d’Europe et du monde civilisé, avec des dépenses sociales à hauteur de 600 milliards - 200 milliards de plus que le budget du seul État ! - dont nul ne contrôle plus la croissance, l’efficience ni même l’utilisation, soit 33% du PIB, 58% de la dépense publique ; cette année encore, 16 milliards de déficit et non compensés, la cadès n’y suffisant plus. Tous ces chiffres effarants sont votés, coup sur coup, budget de l’État, budget de la Sécurité sociale, par des députés et des sénateurs, la plupart inconscients et, d’ailleurs, largement absents aux séances.

DES POLITIQUES RUINEUSES

Qui peut comprendre et maîtriser cette monstrueuse machinerie alors même que la dernière loi de financement votée en novembre, contenait dans son invraisemblable mouture, la même reprise et augmentée chaque année, des prescriptions de financements dont il a été décidé qu’elles n’étaient plus valables. Alors, que valent de telles lois ?

Ainsi le seul point de certitude, c’est toujours la dépense. Reste à trouver les recettes. D’où de tous les côtés et pour tous les motifs, des taxations pour couvrir des besoins innombrables, indéfiniment répertoriés, cependant toujours mal définis. Cette immense gabegie pèse au final sur les entreprises constamment taxées, car ce sont elles en définitive qui payent aussi les parts salariales, qui assurent les emplois et offrent le travail. Voilà ce qui tue littéralement la France.

Des politiques d’État ruineuses mais qui fournissent matière à des discours électoraux vibrants, n’ont résolu aucun problème : ni l’éducation en échec, ni l’urbanisation ratée, ni les banlieues incontrôlées et incontrôlables, ni l’économie livrée aux deux maux conjugués d’un socialisme niveleur et d’un libéralisme international aussi sauvage que destructeur, ni l’agriculture bradée par des technocrates incompétents, ni la culture laissée à des bandes de « gauchos » incultes et obscènes, non rien ne marche plus en France. C’est évident. Sauf la taxation, sauf la République taxatrice. Elle est toujours en action : elle s’en prend aux revenus, elle s’attaque aux patrimoines ; et voilà qu’elle veut mettre la main sur cette partie de l’épargne qu’elle a en principe garantie et qui lui échappe encore.., et, comme elle est maligne, elle a fait semblant de céder sur une partie de son rapt pour mieux gagner sur l’autre, l’assurance-vie. ...

Alors « l’éco-taxe » qui pouvait se concevoir dans d’autres circonstances, est apparue pour ce qu’elle était dans le pauvre quotidien de travailleurs et d’entrepreneurs harassés : le « truc » de trop d’un État qui joue à l’écologie pour mieux pressurer le peuple. Les Bretons ont donné leur réponse, eux qui, avec leur bonnet rouge, disaient déjà non aux édits royaux. Ayrault a compris que ça ne passerait pas. Il a suspendu l’application de « l’éco-taxe », en déguisant sa reculade en acte de courage. Bravo donc ! Mais il faudra dédommager l’entreprise chargée de la perception : encore des centaines de millions.., pour le contribuable !

L’État n’est plus l’État et le peuple, dans toutes ses différentes composantes, ne sait plus à qui se fier. Le consentement à l’impôt dont nul ne sait plus à quoi il sert, est remis en cause. Les institutions fondamentale, sont touchées, cependant que les appareils de parti ; sont toujours là, qui prétendent profiter de la situation La V° République est aussi malade que la IV° finissante Aucun procédé politicien, changement ministériel même dissolution de la Chambre, ne la sauvera de soi mal endémique devenu institutionnel : elle n’est plu ; qu’un avatar du régime des partis, celui qui fit toujours, le malheur de la France et la jeta régulièrement en guerre civile.

Restaurer l’État avec des hommes capables, c’est la tâche que devraient s’assigner ceux qui ont encore souci de notre pauvre pays. Politique magazine se veut un organe de ce redressement français, possible et nécessaire...

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