Gaza sous les bombes.

Halte au massacre du peuple palestinien.

Communiqué du GUPS Aix-Marseille

Mercredi 30 juillet 2014 // Le Monde

Communiqué du GUPS Aix-Marseille

Encore une fois, le gouvernement israélien provoque un bain de sang à Gaza. Si le prétexte de cette agression contre une population civile est le tir de roquettes, l’objectif avoué est bien de briser la résistance palestinienne et le récent gouvernement d’unité nationale.

Depuis mardi le 8 juillet : plus de 2 000 raids israéliens, des milliers de tirs (par air, terre et mer), plus de 109 martyrs et 816 blessés en grande majorité civils (enfants, femmes, personnes âgées…) qui ne peuvent fuir Gaza assiégée et sous blocus illégal depuis septembre 2005 maisons détruites par centaines, privation d’eau et d’électricité pour ses habitants.

Depuis novembre 2012, le Hamas respectait une trêve et avait stoppé les tirs de roquettes.

Durant les semaines qui ont suivi la disparation, le 12 juin, de 3 colons Israéliens, l’armée d’occupation israélienne s’en est prise au Hamas en Cisjordanie, sans qu’il y ait de réaction militaire de ce dernier. Quelques jours après la découverte des 3 corps, un drone israélien abattait, le 7 juillet, 7 membres du Hamas à Gaza. C’est seulement après ces assassinats que le Hamas s’est remis à tirer des roquettes, considérant que la trêve avait été délibérément rompue par Israël.

En Cisjordanie (dont Jérusalem-Est annexée illégalement), la répression est terrible, avec de nombreux tués et blessés, et l’arrestation de 824 palestiniens dont des députés et des enfants qui viennent s’ajouter aux 5250 prisonniers détenus illégalement en Israël.

Paysans et jeunes sont agressés par les colons dernièrement : Mohammad Abu Khdeir, 16 ans, qui fut brûlé vif. D’Israël, les appels à la haine et à la terreur se multiplient contre la population palestinienne.

Le 29 avril marque la fin officielle des négociations de 9 mois, date butoir fixée par les Américains pour arriver à un accord-cadre abordant toutes les questions-clés du conflit israélo-palestinien (frontières, sécurité, statut de Jérusalem, question des réfugiés).

Résultat : les israéliens, comme toujours, ont claqué la porte.

Israël se présente aujourd’hui comme victime alors que la violence première est l’occupation, la colonisation, l’apartheid et le nettoyage ethnique qui continue depuis 1948.

Ce n’est pas un conflit entre Israël et le Hamas, mais un conflit entre une puissance occupante et un peuple occupé. Les palestiniens, comme tous les peuples de la planète, ont le droit à la légitime défense et à la résistance jusqu’à l’aube de la justice, de la liberté et de la victoire.

  • ARRÊT IMMÉDIAT DES BOMBARDEMENTS SUR GAZA !
  • ARRÊT DES AGRESSIONS ET RÉPRESSION BARBARE EN CISJORDANIE ET À JÉRUSALEM-EST !
  • LEVÉE DU BLOCUS ILLÉGAL DE GAZA !
  • LIBÉRATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES PALESTINIENS !
  • BOYCOTT, DÉSINVESTISSEMENT ET SANCTIONS CONTRE ISRAËL !

L’Union Générale des Etudiants de Palestine en France
GUPS Aix-Marseille | الإتحاد العام لطلبة فلسطين في فرنسا

Monsieur François HOLLANDE
Président de la République
Palais de l’Élysée
55, rue du faubourg Saint Honoré 75008 Paris

Monsieur le Président de la République,

Depuis une quinzaine de jours Israël a déclenché une intense offensive militaire contre la Bande de Gaza, faisant plusieurs centaines de morts, avec énormément d’enfants et encore bien plus de blessés, dont 80 % de civils.

Le 9 juillet, vous avez cautionné ces massacres en affirmant qu’Israël avait le droit de prendre « toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces ».

Vous vous êtes bien gardé de rappeler que les tirs de roquettes depuis Gaza (qui ont fait à ce jour 2 victimes civils) font suite à une attaque israélienne de grande ampleur sur l’ensemble de la Cisjordanie, sur fond de l’aggravation constante de la colonisation de ce territoire.

En soutenant un État qui agrandit ses frontières par la force, vous violez la Charte des Nations Unies.

Par la coopération militaire et économique que vous entretenez avec Israël, vous vous rendez complice de crimes de guerre et de crime contre l’humanité, que sont les punitions collectives et le ciblage délibéré des civils pratiqués à Gaza.

Contrairement à ce que vous avez affirmé lors de votre discours traditionnel du 14 juillet, nous ne cherchons pas à « importer le problème israélo-palestinien », mais à exporter les valeurs de la France que sont la liberté, la justice et le droit à résister contre l’occupation.

Et les déclarations du premier ministre, Manuel Valls, qui induisent l’idée que nos manifestations de solidarité avec le peuple palestinien seraient assimilable à de l’antisémitisme sont indignes et une insulte pour nous. Elles viennent soutenir ce que les sionistes et le gouvernement israélien veulent faire croire pour empêcher toute critique de l’État d’Israël et lui permettre de continuer à bombarder, coloniser, assassiner en toute impunité.

Monsieur le Président, vous avez dénoncé à Alger le 20 décembre 2012 le système colonial « profondément injuste et brutal ».

Le 15 octobre 2013, à Soweto en Afrique du Sud, où vous rendiez hommage à Nelson Mandela, vous avez déclaré à propos de l’Apartheid « c’est émouvant de venir ici, à Soweto, Soweto où, il y a 40 ans, les gens mouraient pour leur liberté, pour leur dignité ».

Aujourd’hui, par vos déclarations, vous validez le système colonial et d’apartheid qui qualifient aussi la politique des gouvernements israéliens depuis bientôt 70 ans.

La France doit se ranger du coté du Droit ! C’est pourquoi nous vous demandons instamment :

  • de condamner clairement l’agression militaire israélienne et d’exiger son arrêt immédiat. Et de cesser toutes coopérations militaires avec l’état d’Israël.
  • d’imposer la levée du blocus de Gaza.
  • de mettre tout en œuvre, y compris des sanctions économiques, pour que l’État d’Israël se conforme au droit international.

Nous vous rappelons que :

  • Le Président de la République Française doit constitutionnellement être le garant du respect du droit international et des droits de l’Homme.
  • L’ONU a proclamé 2014 année internationale de solidarité avec le peuple Palestinien.

Signataires, membres du Collectif « Palestine 04 Urgence de la Paix et du Droit » : ACAT, ACDPP, ADECR, ADM, AFPS04, CCFD, CFDT, CGT , Confédération Paysanne, EELV, Femmes Solidaires, Forum Civique Européen, France-Cuba, FSU, INDECOSA, LDH, Les Amis de l’Humanité, MAN, Mouvement pour la Paix, NPA, PCF, PG, Radio Zinzine, Sud-Education, Terre des Hommes, OCML

Avec le soutien de : Attac 04, Solidarités 04, Assemblée Citoyenne du Bassin Manosquin

Siège de l’AFPS 04 : le chêne, LD Richard, route de Volx, 04100 Manosque

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