Etats-Unis : Joe Arpaio, le shérif de la peur.

Mercredi 3 octobre 2012 // Le Monde

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Drapeau de FranceA 80 ans, l’officier de police plus corrompu du Far West ne compte pas rendre les armes ni les clés du comté d’Arizona où il fait régner sa loi. Ses cibles : les Latinos qui osent passer la frontière... et Obama.

Joe Arpaio, cet homme de 80 ans qui se qualifie lui-même de shérif le plus dur d’Amérique, sourit tel un gnome ravi. Vue de son bureau situé au dix-huitième étage, l’immense bah- lieue qui s’étend à perte de vautour de Phoenix tremble dans la chaleur brûlante du désert de l’Arizona. Arpaio met un morceau des Rolling Stones pour accueillir le journaliste de ce "magazine de fumeurs de joints’, comme il nous surnomme. Hey ! You ! Cet off of my cloud ! retentit. La visite guidée de la légende Arpaio peut commencer.

Sur une pancarte installée à côté de son bureau figure, écrit à la main, le règlement draconien de Tent City, la prison qu’il a créée il y a vingt ans, dans laquelle 2000 détenus vivent en plein désert sous des bâches de toile, contraints de casser des cailloux dans la chaleur suffocante et obligés de porter des sous-vêtements roses sous leur tenue à rayures blanches et noires. "Travaux forcés", annonce le panneau. Magazines pornos interdits !

Bourru et sans chichis

De derrière son bureau, Arpaio tire une liasse de coupures de presse dont il est le sujet central. Plusieurs dizaines d’articles décrivent le shérif bourru et sans chichis du comté de Maricopa, dont les hommes raflent régulièrement les immigrants illégaux lors de raids nocturnes. Le soixantième raid, le plus récent, a été mené quelques jours auparavant, dans un magasin de meubles du coin. La presse du monde entier parle de ce que je fais, dit-il en feuilletant les coupures de presse. Regardez, rien que cette semaine : un grand magazine russe, la BBC... Certains racontent que je cours après la publicité. Des amis à moi m’ont dit que j’étais dingue d’accorder une interview à votre magazine, pour- suit-il en parlant de Rolling Stone. Mais la polémique, ça m’a plutôt réussi depuis cinquante ans.

Arpaio est un aboyeur de foire totalement décomplexé. Et ses bouffonneries pourraient être amusantes s’il n’était pas connu non seulement pour être le shérif le plus dur des Etats-Unis, mais aussi le plus corrompu et le plus violent. L’Arizona est depuis quelque temps au centre du débat sur l’immigration illégale et les droits des Latinos, et Arpaio se présente comme le symbole de la défiance envers les immigrants, un "Bull" Connor [symbole de la répression violente contre les militants des droits civiques en Alabama en 1963] contemporain s’opposant au gouvernement fédéral sur la politique d’immigration. Aussi est-il devenu l’interlocuteur préféré des politiciens conservateurs, depuis les législateurs locaux jusqu’aux candidats à la_ présidentielle qui souhaitent afficher leur fermeté en matière d’immigration. La députée républicaine Michele Bachmann était assise là il y a pas si longtemps, me dit Arpaio en désignant la chaise où j’ai pris place. Si vous saviez le nombre de présidentiables qui viennent me voir !

Quand Arpaio a été accusé de se livrer à un profilage racial systématique en Arizona, il a déclaré la guerre au président Barack Obama : il l’a accusé de dénaturer la loi fédérale sur l’immigration afin de s’assurer le vote des Latinos. Arpaio continue par ailleurs à enquêter sur l’authenticité du certificat de naissance d’Obama, le thème conspirationniste préféré de ses électeurs d’extrême droite. Je ne vais pas commencer à vous révéler tout ce qu’on sait d’autre sur le président, se vante-t-il auprès d’un journaliste radio conservateur pendant que je suis assis dans son bureau. J’ai de quoi écrire 9 millions de bouquins là-dessus.

Arpaio refuse de tenir compte de la décision récente du président de suspendre temporairement l’emprisonnement et l’expulsion des immigrants illégaux arrivés aux Etats-Unis alors qu’ils étaient enfants. Ces gens-là, martèle Arpaio, seront quand même arrêtés dans le comté de Maricopa. En juin, quand la Cour suprême a annulé certaines dispositions clés de la loi sur l’immigration adoptée par l’Arizona- qui a pour principe central qu’un policier est en droit d’exiger un certificat de nationalité de toute personne soupçonnée d’immigration illégale, Arpaio a lâché en grommelant qu’il s’inclinerait devant les fédéraux, parce que de toute façon, nous avons des lois locales qui continuent à s’appliquer. S’ils croient que je vais baisser les bras, ils se fourrent le doigt dans l’œil.

Sa rhétorique et ses pratiques sèment l’angoisse dans la communauté latino de l’Arizona. Les Hispaniques, ils me détestent parce qu’ils ont peur de se faire arrêter, s’est vanté Arpaio au cours d’une interview télévisée en 2009. Et ils quittent la ville. S’ils s’en vont, je pense que nous sommes dans la bonne voie.

Mais l’intérêt excessif porté à la question de l’immigration a un prix : Arpaio est à ce point obsédé par les immigrants qu’il a négligé d’enquêter, comme c’était sa responsabilité, sur plus de 400 cas d’agression sexuelle, dont certains sur des enfants. Et personne n’a été surpris d’apprendre que J. T. Ready, le suprémaciste blanc d’Arizona qui, avant de se suicider en mai dernier, a tué sa fiancée et trois membres de la famille de celle-ci, avait assisté à des meetings d’Arpaio.

Pourtant, de tels manquements aux devoirs de sa charge n’ont guère porté tort à l’image d’Arpaio, en tout cas auprès du public qui lui est le plus cher. Depuis 1992, et en dépit de nombreuses critiques émises par des organismes de défense des droits de l’homme et certains responsables politiques locaux, Arpaio a été réélu à quatre reprises shérif du comté de Maricopa, la circonscription la plus peuplée d’Arizona, où vivent de nombreux retraités conservateurs.

Petit et corpulent, avec un nez bulbeux et des oreilles en chou-fleur, Arpaio joue son rôle avec aplomb. La sonnerie de son téléphone portable, que les sollicitations des médias font constamment retentir, est tirée d’une chanson de Frank Sinatra : My Way. Je n’utilise pas les e-mails ou u-mails ou je ne sais pas trop quoi, annonce-t-il avant de faire pivoter son fauteuil face à une machine à écrire Smith Corona des années 1960, de taper quelques mots sans regarder le clavier, puis d’en extraire vivement la feuille d’un geste théâtral. Je tape à la machine même quand je réponds aux journalistes, est-il écrit sur le papier.

Mais au beau milieu de cette performance bien huilée survient un imprévu. Son assistante médias, Lisa Allen, ancienne présentatrice d’une chaîne de télévision locale, déboule dans la pièce et m’annonce que je dois m’en aller car un problème personnel s’est présenté. Rideau.

Le problème est plus que personnel : le bureau d’Arpaio vient d’apprendre qu’il est visé par une procédure du ministère de la Justice pour une série de violations des droits de l’homme commises à l’encontre de Latinos - le ciblage et la détention illégaux et anticonstitutionnels de personnes en raison de leur race, couleur ou origine nationale. Les procureurs fédéraux accusent le bureau du shérif du comté de Maricopa d’avoir créé une culture qui induit des pratiques systématiquement discriminatoires envers les Latinos [...], d’un niveau jamais atteint dans les annales de l’agence. La plainte fédérale sera déposée sous quarante-huit heures.

Bienvenue à Tent City

Vous voulez voir la tente où sont regroupés les Mexicains ? s’enquiert Arpaio d’un ton de conspirateur. Ça vous dirait ?Le rideau s’ouvre à nouveau. Et nous voici, par une température qui flirte avec les 40 °C, à l’entrée de Tent City, où des milliers de détenus vivent à l’air libre, purgeant la peine qui leur a été infligée pour des délits allant de la conduite en état d’ivresse au petit deal de drogue. Dès sa création [en 1993], la prison s’est fait connaître pour ses conditions de vie minimalistes, dont Arpaio souligne qu’elles ont permis au comté de Maricopa d’économiser des millions de dollars en coût de construction et d’entretien : Arpaio fournissait deux repas par jour à ses prisonniers (à 30 cents le repas), interdisait café et cigarettes - et rappelait d’un ton satisfait qu’ici les températures estivales pouvaient dépasser les 60 °C. Ses administrés étaient ravis, et la presse nationale est accourue en masse.

Arpaio a également renoué avec des chain gangs, baladant les détenus enchaînés dans les rués pour amuser les badauds. En 1996, il a publié son premier livre : America’s Toughest Sherif le shérif le plus dur d’Amérique, que le sénateur républicain John McCain a vanté comme étant `frappé au coin du bon sens.

Escortés par les deux solides gardes du corps d’Arpaio, nous franchissons une série de cours grillagées, une pour les femmes (où l’un des adjoints d’Arpaio me conseille de ne pas oublier que [je suis] marié, ah ah ah !, puis une autre pour les hommes, qui sont assis à l’ombre sans rien. faire. Dans les prisons d’Arpaio, d’après la plainte fédérale, les gardiens appellent les détenus latinos « wetbacks » (dos mouillés), "salopes de Mexicains", "connards it Mexicains" et "enculés de Mccains". On y a obligé des détenues femmes à dormir dans leur sang menstruel, les gardes refusant de leur fournir des protections hygiéniques parce qu’elles parlaient en espagnol. Arpaio, qui parle un peu d’espagnol avec un fort accent italien, est haï dans les communautés d’où sont originaires les détenus qui nous entourent. Dans les quartiers hispaniques de Phoenix, on peut voir à l’arrière des voitures des autocollants "Fuck Arpaio" (c’est également le titre d’un morceau de rap chicano très populaire). Le shérif affirme qu’il ne fait rien d’autre que le travail dont le gouvernement n’a pas su s’acquitter ; arrêter des immigrants illégaux au motif qu’ils enfreignent les lois de l’État, pour les remettre aux autorités fédérales. Il affirme avoir arrêté 50 000 immigrants illégaux depuis 2007.

L’immigration illégale est la principale préoccupation des électeurs d’Arizona. Maricopa, quatrième comté des Etats-Unis par sa taille, a beau être situé à plus de 70 kilomètres de la frontière mexicaine, Phoenix, la capitale de l’Arizona et principale agglomération du comté, est une destination prisée aussi bien par les immigrants illégaux que par les trafiquants de drogue. Trente pour cent des habitants du comté sont d’origine hispanique, et cette proportion est en constante et rapide augmentation - elle a fait un bond de 47 % au cours de la dernière décennie. Mais, à Maricopa, l’argent et le pouvoir politique restent pour l’instant aux mains des banlieues blanches et conservatrices de Phoenix.

Mettre des Mexicains en prison plaît évidemment à cet électorat. Dans une influente communauté de retraités comme Sun City, où l’âge moyen est de 73 ans, Arpaio incarne le vigile armé qui maintient la racaille à distance.

Arpaio a commencé à s’intéresser à l’immigration illégale il y a environ six ans, quand il a constaté qu’un politicien ambitieux du nom d’Andrew Thomas s’était fait élire procureur du comté de Maricopaen promettant de prendre des mesures énergiques à l’encontre des immigrants illégaux. En 2006, peu avant que le ministère de la Sécurit&intérieure donne pouvoir aux agences de police locales de participer aux efforts fédéraux dans la lutte contre l’immigration illégale, Arpaio mit sur pied une Human Smug ling Unit unité de lutte contre le trafic d’êtres humains - et se servit de l’interprétation quelque peu abusive de la loi inaugurée par Thomas pour s’en prendre non pas aux "coyotes" [passeurs de clandestins] et autres contrebandiers, mais aux clandestins eux-mêmes.

L’initiative était peut-être indéfendable d’un point de vue juridique, mais, sur le plan politique, c’était de l’or en barres. Arpaio a rapidement multiplié le nombre de ses arrestations, ce qui lui a valu l’attention des médias. Le shérif a fait sensation en mettant en place des barrages routiers afin d’interpeller tout automobiliste pouvant avoir l’air de se trouver illégalement aux Etats-Unis - ce qui revenait quasiment à donner à la police toute licence de multiplier les délits de faciès. Lorsque des responsables politiques de Phoenix ont émis des critiques contre les pratiques d’Arpaio, le shérif s’est contenté de faire usage de son pouvoir pour s’en prendre à son tour à ceux qui le critiquaient. En 2006, il a créé une unité anticorruption dirigée par son premier adjoint, David Hendershott, un homme imposant dont les collaborateurs utilisaient sur leurs portables la musique de la Marche impériale associée à Dark Vador dans La Guerre des étoiles pour signaler ses appels. L’unité, qui travaillait main dans la main avec le procureur du comté, Andrew Thomas, fut chargée de faire table rase de la corruption politique, mais se transforma rapidement en équipe de choc dirigée contre les adversaires politiques d’Arpaio. A coups d’enquête et de procédures, Hendershott s’est attaqué au gestionnaire du comté, à quatre juges du comté et à la totalité des membres du conseil de Maricopa, qui avaient tous eu le tort de contrarier Arpaio d’une manière ou d’une autre.

Arpaio s’est même attiré l’hostilité d’autres services de police. En 2008, le harcèlement et le profilage racial auxquels se livraient les hommes du shérif déclenchèrent des manifestations à Mesa. Pour empêcher Arpaio d’envoyer ses flics réprimer les manifestants, comme il l’avait fait dans plusieurs autres villes, le chef de la police de Mesa, George Gascon, a établi un cordon sanitaire autour de la manifestation et invité des défenseurs de la liberté d’expression à transmettre leurs doléances aux autorités. Furieux, Arpaio a déclenché un raid nocturne contre l’hôtel de ville de Mesa sous prétexte de chercher des immigrants illégaux. Une poignée de portiers ont été interpellés, mais tous avaient des papiers en règle. Convaincu que ces papiers étaient des faux, Arpaio a alors ordonné une descente sur le commissariat de police de Gascon afin d’en récupérer les données informatiques.

En décembre dernier, le ministère de la Justice a publié les conclusions d’une enquête menée durant trois ans sur le bureau d’Arpaio, dans lesquelles figure un rapport de alpages recensant de nombreux exemples de profilage racial et de violation des droits de l’homme dont se serait rendu coupable le bureau. Au lieu de lui intenter un procès, les procureurs fédéraux-ont requis d’Arpaio qu’il accepte la présence d’un surveillant fédéral au sein de son bureau afin d’y observer ses agissements, une méthode testée avec succès auprès du département de la police de Los Angeles en 2001. Arpaio a refusé de coopérer, affirmant que les fédéraux n’avaient aucune preuve l’incriminant. Nous avens arrêté 500 [clandestins] de plus, juste pour marquer le coup, s’est-il vanté ensuite lors d’une soirée de collecte de fonds.

Le jour même où le ministère de la Justice publiait son rapport, le ministère de la Sécurité intérieure a retiré à Arpaio le pouvoir de détenir et d’expulser des immigrants illégaux au nom du gouvernement fédéral. Le shérif ajuré qu’il continuerait à faire la chasse aux immigrants en les arrêtant pour des délits aussi mineurs que Grés infractions au code de la route, puis en les remettant aux autorités fédérales pour qu’elles les expulsent. Il a également qualifié le rapport du ministère de la Justice de coup politique mitonné par le gouvernement Obama pour gagner les faveurs des Latinos en vue de l’élection présidentielle. A mon avis, tout ça a été soigneusement calculé, commente Arpaio. Vote hispanique. Année électorale. Je sers de repoussoir. Arpaio affiche la même indifférence à l’égard du procès que lui intente le ministère de la Justice, promettant prendre sa revanche devant le jury.

I did it myyyy way...

La sonnerie du portable de Joe Arpaio retentit. Hey, Neil Cavuto ! J’vous adore, Neil, s’exclame Arpaio en m’adressant un clin d’oeil tout en répondant au présentateur de Fox News. Vous me connaissez, je suis italien comme vous. On parle, on parle, on parle... Vous me manquez, Neil. Comment se fait-il que vous ne m’appeliez pas quand je fais des trucs bien, comme quand je boucle des types qui maltraitent les animaux ?.
Dès notre retour dans son bureau, Arpaio accorde une interviewa Fox News dans laquelle il évoque son enquête sur le fameux certificat de naissance d’Obama. En juillet, Arpaio a fait les gros titres partout en affirmant - sans présenter le moindre début de preuve - qu’il a officiellement démontré que le certificat de naissance du président est frauduleux.

Et ce n’est pas la seule conspiration qu’il entend dénoncer. Arpaio martèle que les accusations du ministère de la justice ont été lancées afin dé détourner l’attention des problèmes de relations publiques que connaissait alors le ministre Eric Holder. Tout cela serait donc orchestré ? Orchestré ; répète Arpaio en savourant le terme. Oui, le mot me plaît bien.

Je lui demande quelle est sa cote dans les sondages. Aucune idée, affirme-t-il. Mais je pense que je suis au plus haut. Pourtant, le show Joe Arpaio pourrait bien toucher à sa fin. L’année dernière, un rapporta montré que son bureau avait négligé d’enquêter sérieusement sur plus de 400 crimes sexuels commis dans le comté de Maricopa entre 2005 et 2007. Arpaio, a aussi obligé son premier adjoint, David Hendershott, à démissionner après la publication d’un rapport interne évoquant des années de corruption et de comportements répréhensibles. Enfin, Andrew Thomas, l’ancien procureur du comté de Maricopa, que la presse locale a qualifié de monstre créé par Arpaio, a été rayé du barreau au printemps dernier un comité d’éthique venait de conclure qu’il avait outrepassé ses pouvoirs en poursuivant à tort des personnalités locales qu’il accusait d’avoir fomenté un complot en vue d’attaquer le bureau du shérif. Et depuis le récent assouplissement de la politique d’immigration décidé par Obama et le jugement de la Cour suprême limitant les dispositions les plus dures de . la loi sur l’immigration en vigueur dans l’Arizona, Arpaio a de plus en plus de mal à expulser les Mexicains qui n’ont pas commis de délit. 

Parmi ses soutiens, on s’inquite : la démagogie permanente du shérif pourrait être de moins en moins payante. Même les électeurs qui soutiennent le shérif commencent à en avoir assez du cirque médiatique, me glisse l’un de ses collaborateurs. C’est un type super et des tas de gens l’adorent, mais son côté narcissique, son besoin incessant d’être au centre de l’attention vous mettent parfois mal à l’aise, avoue ce collaborateur. Je n’en reviens pas que ça ait pu durer aussi longtemps.

Un calibre 50 à vie

Personne, pourtant, ne s’attend à ce que Joe Arpaio échoue à se faire réélire cet automne, et surtout pas Joe Arpaio lui-même. En dépit de l’image presque entièrement négative que renvoie de lui la presse, la moitié des électeurs du comté de Maricopa continuent à approuver son action, il a collecté 7 millions de dollars de fonds pour sa campagne. Arpalo se verrait bien rester shérif du comté de Maricopa longtemps après ses 90 ans, son pistolet de calibre 50 dans un holster accroché à son fauteuil roulant. La recette est simple continuer à susciter la controverse, continuer à alimenter les médias, continuer à amasser les dons de campagne envoyés par des habitants des quatre coins du pays. Et continuera s’offrir en spectacle..

Après votre article, me prédit Arpaio, je vais probablement récolter 2 millions, de plus.

Joe Hagan

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