ELLE A BON DOS... LA CRISE !

Mardi 9 avril 2013, par Paul Vaurs // La France

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ELLE A BON DOS... LA CRISE !

D’une façon quasi-générale la situation de la France est catastrophique, tout comme celle de nos voisins européens et, encore pire, celle d’une large majorité des habitants du tiers- monde.

La faute à qui ? La faute à la crise, bien sûr, nous ressasse les experts et les politiques. Elle a bon dos, la crise ! On voudrait nous faire croire qu’elle est un phénomène naturel comme la pluie diluvienne ou la sécheresse, une calamité comme l’invasion des sauterelles sur les récoltes en Afrique, une catastrophe comme un séisme. Mais non ! Nos difficultés ne viennent pas ni du ciel, ni de la terre. Elles découlent directement de nos décisions, individuelles ou collectives, le plus souvent déléguées à nos élus. Le surendettement généralisé qui paralyse particulièrement l’action de l’État n’est pas venu tout seul. Il résulte de la volonté de maintenir, envers et contre tout, le niveau de vie actuel mais, évidemment, sans perturber les gros revenus ! On emprunte pour payer les retraites ou les indemnités de chômage ou les remboursements de soins.

Je pose une question : est-il normal que des Nations vivent de façon perverse, obséquieuse, immonde, inondant l’univers de leurs pétrodollars.

  • Prenez le golfe Persique ou d’autres nations qui ont l’immense privilège de bénéficier de la manne pétrolière ou ( comme en Russie) de ressources gazière qui font la richesse du pays en plus du pétrole.
  • Croyez-vous que les peuples bénéficient de ces richesses que la nature leur a données ? NON, c’est une minorité qui profite des ressources enfouies dans une terre qui appartient à TOUS. 
  • Les pétrodollars bénéficient aux nababs, et dans ces pays la misère est une constance.

Face à cela, on voit surgir, des milliardaires Russes, Chinois, Africains, Arabes, Indiens.., alors que la misère règne sur tous ces peuples. Personne n’a eu à dire « exploiteurs de tous les Pays, unissez-vous » !. Ils savent, comment s’entendre pour mettre la planète en coupe réglée et se regrouper dans leurs lieux de villégiature. L’hebdomadaire « Marianne » vient de publier, à ce sujet, quelques chiffres édifiants. En 40 ans, l’indice dit « du panier de la ménagère » a, été multiplié par quatre tandis que l’indice des produits de luxe, tiré par les achats des plus riches, a été multiplié par 9 avec, en plus une belle envolée de leur consommation.

Citons encore : aux USA, en 1970, les 1% des ménages les plus aisés totalisaient 8% des revenus en 2012, ils atteignent 26%. Ces chiffres indiquent clairement que la crise profite aux riches. Il est grand temps d’exiger une meilleure distribution des revenus et des richesses par la taxation des plus fortunés.

Que nous proposons, comme remède, nos chers experts et nos chers politiques ? La croissance, bien sûr, souvent évoquée mais jamais là ! Mais qui pourrait consommer plus ? Les plus pauvres, si on leur donnait les moyens ! Mais on fait le contraire ; on donne toujours aux plus riches qui sont saturés, qui thésaurisent et s’accaparent encore plus de richesses.

Sur un autre plan, nous refusons de regarder la vérité en face. Ainsi nous n’acceptons pas que la concurrence des pays en voie de développement, les délocalisations de nos productions industrielles, suppriment nos débouchés et nous rapprochent, inexorablement, d’un niveau de vie-moyen, inférieur à celui que nous connaissons.

La soif de prospérité des peuples du tiers-monde est légitime. Les exploiteurs utilisent cette main-d’œuvre sous-payée pour faire craquer le tissu social des pays développés exigeant toujours plus de flexibilité et d’efforts sur les salaires. Le vainqueur de la lutte entre travailleurs et patrons est connu d’avance ! Les rares mesures qui encadrent les plans. sociaux resteront sans grand effet surtout quand les ordres viendront de l’étranger. La dégringolade de l’emploi n’est pas prête à s’arrêter !

L’Allemagne a accepté que son niveau de vie stagne. C’est ainsi qu’elle a retrouvé de la compétitivité, tandis que la Grèce, contrainte au même exercice, ne le supporte pas. La France commence, timidement (ô combien !), à limiter les salaires des dirigeants des entreprises publiques.

Les PDG de Renault et Peugeot ont fait un geste symbolique. Inutile de dire qu’il reste beaucoup à faire pour limiter, directement ou par le biais de l’impôt, les revenus les plus scandaleux !

Sous la Monarchie, en mille ans, nos rois ont bâti une nation qui aujourd’hui attire le maximum de touristes ;Aucune nation ne peut rivaliser avec elle.

La république bénéficie des fruits de l’arbre Capétien, celui orné de fleurs de lys immaculées.

P Vaurs

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