Dehors assassin !

Jeudi 4 juillet 2013 // La France

De la moquette et des coussins, ils assistaient aux prêches de l’aumônier pour « mieux les attaquer », muni d’un coran édité en Arabie Saoudite. Car les revendications des détenus ne concernent pas seulement la restauration ou le port de la djellaba depuis longtemps admis, au moins dans les cellules. Elles portent aussi sur la pratique du culte musulman.

Les islamistes ont annexé de nombreuses structures collectives. Il a fallu six mois pour reconquérir un gymnase transformé en lieu de culte par des détenus.

Pour enseigner leurs doctrines ou pour y communier lors de prières collectives, précise la note sur « le prosélytisme en détention ».

À la maison centrale de Poissy, il y a plusieurs années, la direction avait mis six mois à "reconquérir" un gymnase transformé en lieu de culte par des prisonniers qui en interdisaient l’accès au personnel féminin. Il est de plus en plus fréquent que des détenus refusent d’adresser la parole aux femmes intervenant en prison, qu’il s’agisse de surveillantes ou de conseillères d’insertion censées les accompagner tout au long de leur détention.

Député UMP de l’Aube, Nicolas Dhuicq n’a cessé d’interpeller le gouvernement sur ces dérives. En novembre 2012, devant l’Assemblée nationale, il a souligné que les progrès de l’islamisme mettaient en danger les gardiens mais aussi la sécurité des Français : « La réalité, dans les prisons de France, c’est que le règlement de l’administration pénitentiaire n’est pas appliqué. La réalité, particulièrement dans les centrales, c’est que la République régresse, c’est que le terrain est livré à celles et ceux qui utilisent leur religion comme un instrument politique majeur de conquête du territoire. »
« Des décisions de transfèrement sont prises aussi souvent que nécessaire » pour éviter l’émergence de groupes islamistes au sein d’un établissement, lui a répondu Christiane Taubira. Qui parie aussi sur la formation d’aumôniers musulmans modérés pour contrecarrer l’influence des fondamentalistes. À condition de bien les choisir. L’an dernier, l’administration pénitentiaire a décidé le retrait d’agrément d’un aumônier musulman qui diffusait en prison des ouvrages religieux jugés polémiques. Fabrice Madouas

Islamisme : la menace intérieure.

Terrorisme : L’agression commise à la Défense, le 25 mai, contre un militaire par un Français converti à l’islam confirme le danger que font peser sur nos sociétés les tenants d’un islamisme radical, décrits par Manuel Valls comme un ennemi intérieur.

Dossier coordonné par Fabrice Madouas.

« Je jure par Allah que nous n’arrêterons jamais de vous combattre. Vous ne serez jamais en sécurité. » La nouvelle de l’agression commise le 25 mai par un Français converti à l’islam contre un soldat qui patrouillait à la Défense donnait une résonance singulière à la confession livrée trois jours plus tôt par Michael Adebolajo, après le meurtre d’un soldat britannique à Londres. Les mains encore ensanglantées devant le cadavre de sa victime, qu’il venait d’assassiner avec un couteau de boucher, le meurtrier revendiquait la dimension islamiste de son geste devant un passant, qui l’enregistrait sur son téléphone.

Deux exemples parmi d’autres d’un terrorisme low cost, commis au nom du djihad comme les attentats d’Al-Qaïda, mais sans moyen, sans planification ni l’aide d’aucun réseau, par des ressortissants des pays en question. Et qui plus est, dans le cas français, par un jeune homme aucunement issu de l’immigration mais tombé dans l’engrenage d’un islamisme radical importé, dan : la foulée d’une immigration de masse par des fauteurs de haine.

Mis en examen pour la tentative d’assassinat de la Défense, Alexandre Dhaussy est né il y a 22 ans à Trappes, de parents français, famille sans histoire avec laquelle il rompt assez jeune, semble-t-il, se faisant remarquer très tôt pour port d’armes, vol avec effraction et violences. Délits qui lui valent de simples rappels à la loi, mais aussi de figurer au Fichier national automatisé des empreintes génétiques. C’est à sa majorité qu’il s’est converti à l’islam, non pas comme beaucoup en passant par la case prison mais par le biais du Tabligh, qui est, avec le salafisme, le grand mouvement prosélytique dans nos banlieues, où il récupère des jeunes à la dérive et profite de la resocialisation qu’il leur offre pour les réislamiser.

Ce n’est donc plus pour des faits de délinquance mais pour son zèle intégriste qu’Alexandre, devenu Abdelilah, fait parler de lui, au point de susciter une note de la sous-direction de l’information générale (SDIG), rédigée le 20 février. Contrôlé alors qu’il effectuait une prière de rue, en 2009, en compagnie de deux individus fichés comme fondamentalistes, il y est considéré comme « converti à l’islam radical ». Entre autres incidents, on note qu’il a refusé un emploi parce qu’il « nevoulait pas travailler avec des femmes », refusé de prendre un bus où-se trouvaient des femmes, et aurait manifesté son désir de « suivre une formation religieuse à l’étranger ». Seul un voyage au Maroc serait avéré.

Alexandre-Abdelilah a reconnu les faits qui lui sont imputés. Il avait mûri son projet avant le meurtre de Londres, mais cet attentat a sans doute précipité le passage à l’acte. Le 25 mai, il avait l’intention de tuer un gendarme en faction devant l’Assemblée nationale, mais change d’idée en route pour s’en prendre à une patrouille Vigipirate de la Défense. Il achète deux couteaux dans un supermarché du centre commercial, se livre à une prière musulmane enregistrée par les caméras de sécurité, puis quelques minutes plus tard frappe de deux coups de couteau Cédric Cordier, du 4e régiment de chasseurs, avant de prendre la fuite. Les coups passent près de la carotide, les jours de la victime ne sont pas en danger mais l’intention de tuer est manifeste. Le 29 mai, le suspect, identifié grâce à son ADN, est interpellé.

Comme Michael Adebolajo, on a donc affaire à un converti (le tueur londonien, d’origine nigériane, est issu d’une famille chrétienne) radicalisé par un mouvement fondamentaliste Al Muhajiroun dans le cas du Britannique. Comme Mohamed Merah, ils avaient été repérés, à des titres divers, par les services de renseignements, sans pour autant faire l’objet d’une surveillance rapprochée qui aurait pu empêcher le passage à l’acte. Le problème est-il le manque de moyens des services de ren-seignements, souvent pointé, ou le nombre rapidement croissant des individus à risques ? Manuel Valls reconnaît l’existence de « plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines deMerah potentiellement dans notre pays » ; la note de la SDIG, remarque-t-on au ministère de l’Intérieur, ne dessinait pas un profil de djihadiste mais seulement de fondamentaliste contestant les règles de la lai- cité, et ily en a des milliers en France »... Dont une proportion inconnue capable de basculer dans la violence meurtrière.

Parmi les combattants de ce "terrorisme de l’intérieur", un nombre croissant de convertis, que le juge Marc Trévidic évalue à un tiers des personnes impliquées dans des enquêtes terroristes. Les convertis sont en effet, plus souvent que d’autres, sujets à la radicalisation, enthousiasme des néophytes ou volonté de faire ses preuves dans leur nouveau milieu.

Ce nouveau terrorisme est le fait d’individus qui agissent seuls, éventuellement avec l’aide de proches, mais sans l’impulsion ni le soutien de réseaux djihadistes. « Il y a donc, analyse Manuel Valls, un ennemi extérieur le terrorisme d’État, des groupes organisés, mais aussi un ennemi intérieur des individus qui s’autoradicalisent et agissent seuls, beaucoup plus difficiles à repérer. »

« Lumpenterroristes », comme les qualifie Alain Bauer en raison de la pauvreté de leur doctrine et de leurs méthodes, ces activistes ne sont pas pour autant forcément des prolétaires : Alexandre Dhaussy est fils d’ingénieur ; auteurs de l’attentat de Boston, les frères Tsarnaev étaient bien intégrés dans la société américaine ; Adlène Hicheur, condamné en 2012 à quatre ans de prison pour préparation d’actes terroristes, était physicien au Cern ; l’homme qui, en 2009, ouvrit le feu, faisant 13 morts, sur la base américaine de Fort Hood, était psychiatre militaire... Tous cas où la tentation islamiste n’a pas eu pour terreau la misère, le racisme ou l’exclusion, mais bien la radicalisation religieuse et la haine de l’Occident. Dans un autre ordre d’idées, les émeutes de Stockholm, dans ce temple de l’État providence que reste encore la Suède, montrent que les questions sociales servent souvent d’alibi à un malaise identitaire.

Auteur d’Islam, l’épreuve française, qui vient de paraître chez Plon, Élisabeth Schemla dénonce latentation, sous le prétexte justifié d’éviter les amalgames, de déconnecter l’islamisme radical de l’islam, et de faire comme s’il n’y avait aucune passerelle entre les deux. Insistant sur le fait que « l’islam est ce que son clergé et ses fidèles en font », elle dénonce l’aveuglement des autorités françaises qui laissent le monopole de la prédication à des imams majoritairement étrangers seuls environ 400 sur 2 000 seraient français qui importent en France une vision de la religion venue de pays musulmans « où l’islam est religion d’État et la charia appliquée avec plus ou moins de rigueur ».
Aveuglement de municipalités qui aident les islamistes à contourner la loi de 1905 en leur facilitant la construction de mosquées sous couvert de centres culturels au cours des dix dernières années, le nombre de mosquées en France, qui dépasse 2 400, a doublé.
Aveuglement politique de l’État français qui laisse des puissances étrangères, à commencer par le Qatar, financer l’islam le plus radical dans notre pays, laissant ainsi se créer le vivier fondamentaliste duquel peuvent surgir ces "ennemis intérieurs" dont parle Manuel Valls. Ennemis intérieurs qui en réalité prospèrent sur notre aveuglement, et qui sont forts d’abord de nos propres faiblesses.

Laurent Dandrieu.

Les mutations du terrorisme : Loups solitaires.
Comment prévenir un attentat quand il est préparé par une microcellule, voire un individu seul ? C’est la tâche délicate des services français.
Les "loups solitaires". C’estl’expression qu’emploient les médias pour désigner les terroristes qui semblent agir seuls, comme Merah en France. Est-elle fondée ? Dans leur rapport sur les renseignements français, présenté le 14 mai, les députés Jean Jacques Urvoas et Patrice Verchère analysent longuement « la funeste prégnance de la menace islamiste » sur notre sol.

S’ils insistent sur les risques d’attentats perpétrés à l’étranger contre des intérêts françai ils n’excluent pas qu’une action terroriste soit menée sur notre sol par une cellule extérieure ou par des individus résidant en France et formés à l’étranger. « À ce sujet, soulignent-ils, une personne entendue par la commission d’enquête a qualifié d’exponentiel le nombre de jeunes allant faire le djihad en Syrie » : des volontaires convergent vers ce pays de toute l’Europe pour y combattre dans les rangs de groupes islamistes « dont les objectifs etles méthodes sont clairement terroristes » C’est notamment le cas de « plusieur dizaines de Français » .

La principale menace provient de ces djihadistes mais « l’ère des grand. réseaux terroristes semble achevée au profit d’un éclatement de la menace désormais orchestrée par des microcellules, voire des individus seuls », affirment les deux rapporteurs. Il s’agi d’hommes jeunes, « aux profils psycho logiques souvent perturbés et qui font l’objet d’une radicalisation de plus et plus rapide », influencés par leur entourage, par la fréquentation de mosquée ; intégristes ou par un passage en prison. Internet joue un rôle croissant dans leur endoctrinement. « Nul besoin d’un Al Qaïda ou d’un Aqmi centralisé pour s’en gager dans le djihad », confirme Michel Lacarrière, ex-numéro deux de la DGSI même si tout passage à l’acte néces site l’appui d’une structure minimale précise le juge Christophe Teissier.

Plusieurs de ces microcellules ont été démantelées récemment.
Le 7 mars, trois admirateurs de Mohamed Merah ont été interpellés à Marignane alors qu’ils procédaient à la confectior d’explosifs artisanaux de forte puissance. Le 26 mars, un islamiste franco algérien a été tué par la police belge qui tentait de l’arrêter. « Il avait constitué un stock d’armes et d’explosifs très important. »
La difficulté pour les services compétents la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et la sous-direction de l’information générale (SDIG) n’est pas tant de repérer ces individus que d’« évaluer leur dangerosité, confie un policier du ministère de l’Intérieur. Avant, on avait peur du gros attentat. Aujourd’hui, il faut pourchasser des fous avec des couteaux... Des milliers de noms circulent entre les services chaque année. Certains sont fichés sous différents alias : la transcription d’un patronyme arabe est variable ». Manuel Valls estime à 500 le nombre des notes sur l’islam radical reçues par les services de renseignements depuis le début de l’année.

« Les signalements viennent de partout, poursuit ce policier : de particuliers, des administrations, de la surveillance de lieux de culte, des services étrangers... Si le profil d’un individu retient notre attention, nous allons le cribler, c’est-à-dire vérifier sa présence dans les fichiers. Maison ne peut pas se permettre de "filer" des milliers de personnes. Nous sommes contraints de faire des choix ! Quant aux écoutes, c’est pareil : il faut des moyens, souvent un traducteur... » C’est la raison pour laquelle Jean-Jacques Urvoas et Patrice Verchère recommandent le recrutement de 300 agents en renfort des 3 000 fonctionnaires que compte la DCRI.

« Si le suspect est vraiment intéressant, on peut le faire approcher par une source humaine [un indic, NDLR] et le convoquer pour un entretien. » C’est ce qui s’est passé pour Merah. « Il a fait l’objet d’un débriefing, il a su donner le change. Il est difficile, quand on a quelqu’un une ou deux heures devant soi, de savoir ce qu’il fera après... » La tâche est d’autant plus complexe que les apprentis terroristes savent s’adapter : la taqqiya, un concept venu de l’islam chiite, autorise le djihadiste à « donner l’apparence d’un mode de vie incompatible avec les préceptes islamiques afin d’empêcher sa détection dans les sociétés occidentales », rappellent Urvoas et Verchère.

Ce qui n’a cependant pas empêché les services de prévenir des actions terroristes : « Depuis2008, la DCRIa interpellé au titre de sa seule activité judiciaire 277 islamistes dont121 ont été mis en examen et 8O écroués. »

Fabrice Madouas

Contagion : Les prisons ; Le chaudron intégriste !

De nombreux détenus se radicalisent derrière les barreaux. L’administration pénitentiaire peine à contenir l’influence d’imams autoproclamés. Des syndicalistes sonnent l’alarme.

« La prison est en panne ! Nos détentions sont livrées à des "lobbys"qui gangrènent" leurs bons fonctionnements ! Nos détentions se sont ghettoïsées, laissant le prosélytisme islamique galopant s’installer et fédérer ses forces, préparant ses attaques et ses troupes à l’intérieur d’une institution démocratique : la prison ! C’est grave ! »

Ces quelques phrases sont tirées d’une lettre ouverte envoyée le 6 mai à François Hollande par le secrétaire général de FO Pénitentiaire. Emmanuel Gauthrin y décrit l’exaspération des gardiens confrontés aux dérives d’un système carcéral que le gouvernement ne parvient pas à endiguer. « La sécurité des prisons françaises est dynamitée », poursuit-il en déplorant qu’une « loi pénitentiaire permissive » et des procédures administratives complexes aient « ligoté les surveillants en leur enlevant toute autorité ».

Ce constat alarmant fait écho aux propos tenus par Nicolas Sarkozy en mars 2012, après la mort de Mohamed Merah. « Nous ne pouvons pas accepterque nos prisons deviennent des terreaux d’endoctrinement à des idéologies de haine et de terrorisme », avait déclaré l’ancien chef de l’État. C’est en prison que Merah s’était "radicalisé" au contact de ses codétenus. Comme Khaled Kelkal, l’auteur des attentats de 1995. Ou, plus récemment, Jérémie Louis-Sidney, abattu par le GIPN en octobre 2012, après l’attentat contre une épicerie juive de Sarcelles. C’est aussi en prison que Ouassini Cherifi a recruté ses complices pour organiser, en 2005, des braquages destinés à financer Al-Qaïda.

Il y a 66 000 détenus en France. En se fondant sur les demandes de menu sans porc, le contrôleur général des prisons estime que 30 à 40 % sont de confession musulmane. L’administration pénitentiaire penche plutôt pour la moitié sachant que cette proportion peut atteindre 70 % dans les établissements d’Île-de-France, du Nord, ainsi qu’à Marseille et Lyon. Tous, heureusement, ne basculeront pas dans l’action violente. Quelque 800 détenus font l’objet d’une surveillance particulière, dont 200 sont incarcérés pour des faits en relation avec l’islamisme radical, précisait l’an dernier la chancellerie. Mais le prosélytisme agressif que certains imams autoproclamés déploient derrière les barreaux favorise la radicalisation de détenus d’autant plus perméables à leurs prêches qu’ils sont jeunes et qu’ils connaissent mal l’islam.

C’est ce que soulignaient des gardiens, en mai 2011, dans un document explosif sur « le prosélytisme en détention », dont Valeurs actuelles révèle aujourd’hui le détail. « Omniprésente dans ses revendications [...1, la mouvance islamique exploite les moindres failles de la réglementation qui régit la gestion globale d’un établissement pénitentiaire. Il devient de plus en plus fréquent que ces mêmes revendications fassent référence à la charia et à la sunna. » Et de décrire avec précision la mise en place d’une « nouvelle forme de caïdat », voire d’un « contre-pouvoir islamique » au sein des prisons, que l’administration pénitentiaire peine à réprimer.

L’ancien aumônier musulman de la maison d’arrêt de Nanterre a déjà raconté comment, en 2010, une véritable cour s’était formée autour d’un prisonnier turc condamné pour terrorisme. « Il se déplaçait entouré de gardes du corps », recevait dans sa cellule garnie de moquette et de coussins et assistait aux prêches de l’aumônier pour « mieux les attaquer », muni d’un coran édité en Arabie Saoudite. Car les revendications des détenus ne concernent pas seulement la restauration ou le port de la djellaba depuis longtemps admis, au moins dans les cellules. Elles portent aussi sur la pratique du culte musulman.

Les islamistes ont annexé de nombreuses structures collectives « pour y enseigner leurs doctrines ou pour y communier lors de prières collectives », précise la note sur « le prosélytisme en détention ».

 À la maison centrale de Poissy, il y a plusieurs années, la direction avait mis six mois à "reconquérir" un gymnase transformé en lieu de culte par des prisonniers qui en interdisaient l’accès au personnel féminin. Il est de plus en plus fréquent que des détenus refusent d’adresser la parole aux femmes intervenant en prison, qu’il s’agisse de surveillantes ou de conseillères d’insertion censées les accompagner tout au long de leur détention.

Député UMP de l’Aube, Nicolas Dhuicq n’a cessé d’interpeller le gouvernement sur ces dérives. En novembre 2012, devant l’Assemblée nationale, il a souligné que les progrès de l’islamisme mettaient en danger les gardiens mais aussi la sécurité des Français : « La réalité, dans les prisons de France, c’est que le règlement de l’administration pénitentiaire n’est pas appliqué. La réalité, particulièrement dans les centrales, c’est que la Démocratie régresse, c’est que le terrain est livré à celles et ceux qui utilisent leur religion comme un instrument politique majeur de conquête du territoire. »

« Des décisions de transfèrement sont prises aussi souvent que nécessaire » pour éviter l’émergence de groupes islamistes au sein d’un établissement, lui a répondu Christiane Taubira. Qui parie aussi sur la formation d’aumôniers musulmans modérés pour contre carrer l’influence des fondamentalistes. À condition de bien les choisir. L’an dernier, l’administration pénitentiaire a décidé le retrait d’agrément d’un aumônier musulman qui diffusait en prison des ouvrages religieux jugés polémiques.

Fabrice Madouas
6 juin 2013 Valeurs actuelles


Dehors assassin.

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