Christiane Taubira, retour au moralisme de gauche.

Samedi 16 juin 2012 // La France

Notre nouveau Président a nommé, à la Justice, au poste qu’occupait - et qu’occupe toujours dans le bureau de la place Vendôme - le chancelier d’Aguesseau, Christiane Taubira.

À quoi ça rime ?
Quel est le sens ?
Une dérision pour l’institution ?
Une promotion de la Guyane indépendante ?

Si elle est indépendantiste, elle n’a qu’à être présidente ou ministre de la Guyane indépendante.., ou alors, il s’agit d’un calcul pervers et colonialiste pour retenir, par Christiane Taubira, la Guyane dans le sein de la République. Il faudrait alors, aller chercher dans les prisons de Fresnes, les indépendantistes corses pour les nommer à l’Intérieur, à la place du catalan Manuel Valls. Et d’ailleurs, ce catalan est-il partisan du maintien de la Catalogne dans la République ? Ou, en accord avec son homologue barcelonais, va-t-il organiser la Catalogne indépendante ? Indépendante du royaume d’Espagne et de la République française ? Il faudra, dans ce cas réfléchir à l’indépendance de la Provence, qui, alliée à la Corse et à la Catalogne, peut former un beau royaume méditerranéen - le royaume de Majorque, dont les rois avaient, à Perpignan, un beau Palais où j’eus l’honneur d’accomplir la première partie de mon service national, dans un régiment d’infanterie de marine aujourd’hui disparu, comme le royaume.

Mais Christiane Taubira ?
La réalité est que Christiane Taubira va faire rendre justice aux esclaves dont elle est peut-être une descendante... - ces choses-là demandent vérification - et travailler un peu plus à la mauvaise conscience des Français par rapport à eux-mêmes ; son Premier ministre ira-t-il chercher quelques-uns de ses administrés les plus anciens, pour, tels les bourgeois de Calais, venir demander, en chemise et la corde au cou, condamnation et repentir pour leurs ancêtres négriers.

Taubira, c’est aussi la réponse à Rachida... car nous en sommes là dans la vie politique.

Autant dire que la justice qui n’intéressait pas vraiment le prédécesseur de Monsieur Hollande - sauf à surveiller « les affaires » -, n’intéresse le nouveau que dans la mesure où elle va servir à injecter une dose nouvelle ou supplémentaire de mauvaise conscience nationale. « Justice au service du moralisme de gauche... » - Oui, mais il y a aussi une doctrine.., ou au moins une politique pénale.

Telle qu’elle ressort des rares propos du candidat et des premières déclarations du Ministre, c’est le retour au laxisme, pour faire pendant et opposition au précédent. Ainsi, du moins, l’élection a-t-elle été accueillie dans les prisons par les détenus.

Reste qu’il s’agit-là d’attitudes, de poses. La réalité, c’est le terrain et cette réalité s’imposera, malgré les idéologies, comme elle a toujours fini par s’imposer. La justice a besoin d’être rendue, en pratique, pour exister. Elle est la réponse à un besoin, le besoin de voir rendre à chacun ce qui lui est dû. Que le juge soit noir, blanc, rouge, rose ou brun, la requête est la même et son devoir est semblable. Il n’est pas là pour accomplir une repentance ou un devoir de mémoire. Il est là pour trancher les différends, pour juger.

Comme d’autres fonctions de l’État, la justice continuera, comme elle le peut, au gré de la conscience professionnelle des magistrats... hors la présence du « Grand Juge »..., en l’attendant.

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