Ce président est un incapable.

Samedi 27 juillet 2013 // La France

Ce deuxième 14 Juillet du quinquennat résumait bien l’état d’esprit du pays. Le président de la République a descendu les Champs-Élysées sous des huées et des sifflets que les commentateurs de la télévision avaient bien du mal à couvrir. Et après le superbe défilé de nos troupes et de leurs matériels, la fête nationale s’est achevée par le chant Paris en colère. Comme une forme de message destiné à un chef de l’État assis à l’endroit même où son prédécesseur le courageux Louis XVI fut assassiné.

Jamais autant que ces dernières semaines les Français n’ont pris la mesure de l’incompétence de leur président de la République et surtout de son incapacité à exercer le poids de cette fonction. Chacun des prédécesseurs de François Hollande avait ses défauts, mais tous ont su transcender leur esprit partisan pour endosser les habits de chef de l’État, de chef des armées et de magistrat suprême. Georges Pompidou le faisait avec simplicité et bonhomie. Valéry Giscard d’Estaing avec modernisme et distance. François Mitterrand, malgré son art de la dissimulation et son goût pour la perversité, a su être le président de tous les Français. Jacques Chirac y était largement préparé après avoir travaillé aux côtés de ses quatre prédécesseurs.

Quant à Nicolas Sarkozy, il suffit de se souvenir de son visage pétrifié d’émotion, dans la cour des Invalides, devant la dizaine de cercueils de soldat morts en Afghanistan, pour comprendre à quel point il était habité par l’ampleur de ses responsabilités.

Quatorze mois après sa prise de fonctions, François Hollande reste le président du conseil général de Corrèze qu’il a été. Il n’a toujours pas compris que les Français ont une vision "capétienne donc royale" de leur président. Il n’a pas réalisé qu’être chef de l’État ne consiste pas à ne diriger que le Parti socialiste et ses multiples courants, mais à s’adresser à tous les Français. Il n’a surtout pas pris conscience de la gravité des événements qui se déroulent sous ses yeux et du fait que l’Histoire est toujours tragique, comme aimait à le rappeler Raymond Aron.

Dire de François Hollande qu’il est "incapable" ne relève ni de l’insulte, ni de la caricature, ni de l’offense. Cela consiste simplement à refléter ce que pensent les Français de tous bords, ceux qui l’ont élu et ceux qui n’ont pas voté pour lui. Cela relève du droit d’alerte dévolu aux journalistes, aux éditorialistes et aux intellectuels lorsque la situation est grave à ce point et que celui qui préside aux destinées du pays n’a toujours pas mesuré l’ampleur du drame qui se noue avec l’irrésistible hausse du chômage, le déchaînement de la délinquance, la montée des communautarismes et surtout la flambée des exaspérations.

Oui, François Hollande est incapable de présider une République irréprochable, lorsqu’il instrumentalise « un cabinet noir » destiné à abattre son prédécesseur. Oui, François Hollande est incapable de comprendre la réalité lorsqu’il affirme, le 14 juillet, que « la reprise économique est là ». Oui, François Hollande est incapable de représenter la sixième puissance mondiale, qu’il isole sur le plan international. Oui, François Hollande est incapable de gouverner lorsqu’il se fait tacler jour après jour par certains de ses ministres. Oui, François Hollande est incapable d’être le successeur du général de Gaulle lorsqu’il instaure à la fois un gouvernement des juges et un nouveau régime des partis. Oui, François Hollande est tellement incapable d’exercer ses fonctions que son opposition ne se construit pas à droite, mais chez ses propres amis.

C’est pour toutes ces raisons que Valeurs actuelles consacre un numéro à l’imposture que représente ce président de la République. Dans la situation économique et sociétale du moment, face à ce mouvement de déconstruction de notre beau pays, de ses racines et de ses valeurs, nos concitoyens méritent mieux qu’un Guy Mollet "au petit pied" ou qu’un nouvel Édouard Daladier. Surtout, la France a besoin d’un profond sursaut et non d’un nouveau Munich.

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