Ça suffit, l’esprit du 11 janvier

Lundi 4 mai 2015 // La France

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Plus nos dirigeants parlent de l’esprit du 11janvier moins ils luttent contre l’islamisation de la France et moins ils ont conscience qu’il est minuit moins cinq.

Quoi qu’il arrive, il ne se passe plus une journée sans que le président de la République ou le premier ministre n’invoquent l’esprit du 11 janvier. Comme si les flammes d’un esprit saint (laïc bien sûr) dansaient sur leurs têtes à chaque fois qu’ils font une déclaration solennelle. Un cimetière juif profané, c’est toujours une horreur, de surcroît au moment où le monstre de l’antisémitisme refait surface un peu partout en Europe. Mais faut-il pour autant que le chef de l’État y voie une menace pour la République, alors que l’enquête de gendarmerie a montré que cette infamie était le fait de cinq gamins décérébrés ? De la même manière, annonçant le recours à l’article 49-3 pour faire passer la loi Macron, le premier ministre a eu recours à cet esprit du 11 janvier. Comme si, depuis cette date, plus personne n’avait le droit d’émettre une opinion divergente de celle de nos dirigeants.

Bien sûr, ce qui s’est passé les 7,8 et 9 janvier à Paris avec ces meurtres abominables de journalistes, de policiers ou de juifs ne doit pas être effacé de nos mémoires. Bien sûr, la menace terroriste qui continue de grandir, comme l’ont montré les événements de Copenhague ou l’atroce décapitation d’Égyptiens coptes en Libye, nous rappelle que nous avons basculé dans une nouvelle guerre sainte. Bien sûr, s’agissant de toutes les questions qui touchent à la lutte contre l’État islamique, contre les djihadistes et toute forme de terreur, les pouvoirs publics savent qu’ils peuvent compter sur une France unie, une France mobilisée soutenant tout entière ses soldats, ses forces de l’ordre et ses agents du renseignement.

Mais qu’on en finisse d’invoquer à tout bout de champ cet "esprit du 11janvier" ! Qu’on arrête de lire dans un grand quotidien du soir que l’économie doit être "Charlie" ! Qu’on cesse de faire croire aux Français que la xénophobie est désormais l’un des principaux problèmes de leur société. Ce n’est pas seulement une ineptie. C’est une grosse fumisterie qui consiste à crier au loup sans pour autant prendre les mesures qui s’imposent pour ramener l’ordre dans nos cités, faire cesser les communautarismes et lutter contre cet ennemi de l’intérieur qu’est l’islam radical. Plus nos dirigeants parlent de 1’ "esprit du 11janvier", moins ils prennent de mesures fortes contre l’islamisation de la France.

Le premier ministre a annoncé une série de consultations sur l’avenir de l’organisation du culte musulman en France. Au même moment, Nicolas Sarkozy a annoncé que son parti allait débattre de la place de la religion musulmane en France. Un groupe de travail piloté par Henri Guaino et Gérald Darmanin a donc prévu de s’entretenir avec des représentants de l’islam ou des maires dont les villes comptent une forte communauté musulmane, avant de rédiger une synthèse de leurs travaux. Mais pas avant le mois d’avril. Élections obligent !

Au moment où l’islamisation de la France - que Valeurs actuelles pointe du doigt régulièrement, ce qui vaut à l’auteur de ces lignes d’être condamné par la justice - est passée du fantasme à la réalité, les réflexions que proposent nos politiques sont très éloignées du défi que la France doit relever. Au moment où RTL nous apprend que les conversions à l’islam n’ont jamais été aussi nombreuses en France que depuis les attentats de Charlie Hebdo (deux fois plus qu’il y a un an), tous ces débats paraissent bien timides. Au moment, enfin, où un nouveau parti, surgi de nulle part, l’Union des démocrates musulmans de France, s’apprête à donner raison à Michel Houellebecq aux prochaines élections départementales en présentant une multitude de candidats, il faut se demander si nos dirigeants ont pris conscience qu’il est minuit moins cinq...

Si l’on veut s’attaquer à l’islamisme radical, au djihadisme et à cette théocratie incompatible avec la République, peut-être faut-il commencer par le commencement. À savoir rappeler que la France est un pays de culture judéo-chrétienne. Ensuite, il faut naturellement tout faire pour que le flot d’immigrés venant notamment de pays infectés par l’islam radical soit endigué. Non pas limité ou réduit, mais stoppé sans trou dans les mailles du filet. En période de guerre, il n’y a pas de demi- mesure possible. Enfin, il faut arrêter de tergiverser s’agissant des populations immigrées qui sont déjà surie territoire français. En luttant sans état d’âme contre toute forme de communautarisme.

En défendant pied à pied tout ce qui relève de l’identité française et qui est menacé par l’islamisation rampante du pays. Surtout, en mettant fin au droit du sol. Quand le pays est attaqué, il faut se battre, et il y a mieux à faire qu’à invoquer un esprit fantomatique.

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