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CHINE-AFRIQUE : Un partenariat critiqué.

Mardi 2 septembre 2014 // Le Monde

La Chine a publié, en juillet, son deuxième livre blanc sur l’aide qu’elle accorde, à l’étranger. Elle y met l’accent sur la façon dont elle procède pour réduire la pauvreté et améliorer le niveau de vie des populations des pays concernés, sans leur imposer des conditions politiques. Le rapport souligne le principe sacro-saint de l’aide de la Chine en ces termes : « Quand elle offre son aide à l’étranger, la Chine adhère aux principes de ne pas imposer de conditions politiques, de ne pas interférer dans les affaires intérieures des pays aidés, et de respecter, pleinement, les choix indépendants de voie et de modèle de développement de ceux-ci ».

Intitulé, « L’aide de la Chine à l’étranger (2014) », ce livre blanc indique que la Chine, plus grand pays en voie de développement du monde, a offert, pour 89,34 milliards de yuans (près de 14 milliards de dollars) d’aide, à l’étranger, sous forme de subventions, de prêts concessionnels ou sans intérêts, entre 2010 et 2012.

L’Afrique en a, largement, bénéficié. En effet, la Chine a, activement, développé sa coopération, avec les pays africains, élargi, progressivement, son aide dans la région et promu, de façon efficace, le développement global de ses relations, avec le continent. Dans le domaine de la coopération agricole, par exemple, Pékin a établi quatorze centres de démonstration de technologies agricoles, entre 2010 et 2012, et a envoyé un grand nombre d’experts pour mettre, en œuvre, la coopération technique, en Afrique. La Chine a, également, accordé un grand soutien à la construction d’infrastructures et au développement intégré. Entre 2010 et 2012, elle a construit 86 projets d’infrastructures économiques, sur le continent.

La Chine a annoncé, en 2012, l’établissement d’un partenariat de coopération transnationale et transrégionale dans le domaine de la construction d’infrastructures avec des pays africains, tout en offrant, son soutien à la planification de projets et aux études de faisabilité. La Chine s’est engagée, depuis longtemps, à aider, les pays africains, à améliorer leurs conditions médicales et sanitaires. Il existe, actuellement, 43 équipes médicales chinoises, dans 42 pays africains.

La Chine a, également, contribué à la construction de 30 hôpitaux et de 30 centres de prévention et de contrôle de la malaria. Elle a offert des provisions et des équipements médicaux d’une valeur de 800 millions de yuans, ainsi que, des médicaments anti-malaria, et a formé, plus de 3.000 membres du corps médical, pour l’Afrique.

En ce qui concerne l’éducation, la Chine a construit 150 écoles primaires et secondaires, en Afrique, et a formé, au total, 47.000 personnes, toutes professions confondues, pendant les trois dernières années.

Elle a, en outre, aidé les pays africains à améliorer leur capacité à traiter le changement climatique, et a renforcé entre autres, la coopérai dans la surveillance météorologique, par satellite, et dans le développement d’énergies nouvelles.

Je donne ces détails sur la coopération entre la Chine et l’Afrique, à dessein, pour confondre les critiques, généralement, injustes, formulées, à la Chine, par les Occidentaux. Au moment où le tout premier Sommet Etats-Unis/Afrique, va se tenir, à Washington, les 5 et 6 août, Pékin n’a pas à rougir de ce qu’elle fait, en Afrique. On attend, plutôt, la sortie du livre blanc de la coopération entre les Etats-Unis et l’Afrique, la France et l’Afrique, ’Europe et l’Afrique, le Japon et l’Afrique, le Brésil et l’Afrique, l’Inde et l’Afrique, la Turquie et l’Afrique, etc., pour établir des comparaisons crédibles.

Les investissements de la Chine, en Afrique, quelques années, après la disparition du Bloc soviétique, ont, permis au continent noir, de devenir, à nouveau, séduisant. Grâce à la Chine, en partie, l’Afrique est redevenue un continent courtisé. Les attaques dont la Chine fait l’objet, en Afrique, montrent aux Africains que l’avenir du monde, se dessine, sur leur continent. Il n’est plus question d’occulter le fait que la croissance mondiale, ce 21e siècle, se fera grâce à l’intégration de l’Afrique dans l’économie mondiale où elle est appelée à jouer un rôle actif.

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