Burn-out

Mercredi 22 juillet 2015 // Santé

Vous connaissiez le breakdown ? Vous aimerez le burn-out ! Les hebdos vous en décrivent tous les symptômes au point que vous n’êtes pas loin de penser que vous en êtes atteint. Le burn-out menace : bosser, c’est du stress.

Je croyais, au passage, que "vigie-pirate-culture" s’attaquait à l’éradication des termes anglophones ? Cela ne doit pas concerner Benoit Hamon qui veut inscrire le syndrome du burn-out dans la catégorie des maladies professionnelles, lui qui n’est autre, en français, qu’une des formes de la dépression nerveuse.

Ce qui est en revanche un vrai facteur de flip pour les patrons, c’est la lisle ininterrompue de nouvelles maladies dites "professionnelles". Burn-out d’accord, mais, en revanche, est-il normal que 1’attribution des causes réelles de cette fatigue nerveuse extrême incombe désormais à l’entreprise qui en devient la responsable.

Sur quels critères ? Comment savoir si ce burn-out n’est pas lié à des problèmes personnels, à des troubles du sommeil, à l’esclavage volontaire des nouvelles technologies, etc., qui s’ajoutent à la fatigue professionnelle ?

Tout est fait pour que le maximum de maladies soit attribué au travail, parce que, si c’est le cas, c’est l’entreprise qui paie : prise en charge, indemnités, taxes liées au nombre d’"accidents du travail" (avec un coefficient indexé sur le nombre de victimes déclarées annuellement). Une façon de compenser la perte abyssale de l’assurance maladie.

À ce train-là, le chômage sera bientôt reconnu comme maladie professionnelle : stressant de ne pas avoir de boulot ! et ces de la responsabilité desparrons. Bientôt le prélevement "santé au chômage" ?

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