Aménagement du territoire.

Samedi 1er septembre 2012 // La France

La politique d’aménagement du territoire ne se construit pas seulement dans le cadre hexagonal, elle doit prendre pleinement en considération l’échelle européenne.

L’État décentralisateur, n’est plus le seul acteur de l’aménagement du territoire, mais il reste le garant essentiel de l’unité, et de la solidarité nationale. Les Français souhaitent être davantage associés aux décisions qui les concernent, et participer plus concrètement et de manière permanente à la construction de leur cadre de vie et de travail.

La France doit participer à la dynamique et à la solidarité de plusieurs grandes provinces physique, économique et culturelle de l’Europe, « le bassin rhénan, l’Europe du nord-ouest, le bassin méditerranéen, la région alpine, le Costa-brava, et le pays basque espagnole, la façade atlantique… Notre politique d’aménagement du territoire doit s’appuyer sur cette diversité, et en faire un atout majeur pour assurer un développement équilibré.

À l’échelle des bassins de vie, les mutations économiques provoquent un accroissement de la mobilité professionnelle, sociale et géographique, qui déstructurent les réseaux de sociabilités, nourrit l’exclusion et renforce les inégalités. La politique d’aménagement du territoire doit contribuer à maîtriser ces phénomènes, en aidant les territoires les plus en difficulté, notamment les zones rurales en voie de désertification, les zones en reconversion lourde, et les zones urbaines en difficulté à se forger un projet.

Le soutien doit notamment mettre l’accent sur l’éducation, le civisme, la culture, l’information et la communication, et sur l’innovation. La politique d’aménagement du territoire doit aussi contribuer au renforcement des dispositifs de proximité et à l’expression des solidarités locales nécessaires à la constitution des réseaux sociaux. Dans un contexte d’exacerbation des concurrences, elle doit privilégier les coopérations entre Provinces, afin d’améliorer les services offerts aux acteurs économiques et aux populations, notamment en donnant corps aux réseaux de villes et de pays.

À l’échelle du temps, la politique d’aménagement du territoire doit être durable. Elle doit prendre en compte l’environnement et les ressources, dans une perspective de long terme et de pérennité du développement. L’environnement n’est plus un bien consommable ou un gisement à exploiter. Sa qualité, sa diversité et les services qu’il rend aux populations sont, en soi, des facteurs de développement et d’attraction. Toutes les énergies doivent être exploitées, ne pas abandonné le nucléaire « comme le suggèrent des écologistes en manques de critiques » si par le passé, l’énergie nucléaire faisait peur, aujourd’hui, nous devons reconnaître qu’elle ne pollue pas, et qu’elle est la source énergétique du futur.

L’eau potable ou les eaux de baignade, l’air, la prévention des risques industriels et naturels, la qualité des paysages et la biodiversité sont de nouveaux paramètres de développement et des éléments essentiels de bien-être. La notion écologiste doit avoir toute sa place, dans une politique nouvelle, fondée sur une plus grande autonomie des Provinces, qui doivent remplacer les régions existantes, « tout en ayant une part de jacobinisme, qui, par l’intermédiaire des Préfets, assurera les droits régaliens de la Nation ».

Lorsque j’évoque les droits « régaliens » de l’État, je pense notamment, à la répartition par péréquation de la manne financière citoyenne. Fini les villages, les villes, les départements qui bénéficient de sommes d’argent considérables, parce que, là un barrage, là un poteau électrique, là des industries, là un concentré de sièges sociaux, la liste n’est malheureuse pas exhaustive, et nous voyons bien que l’égalité, est loin d’être une réalité, tant dans ce qu’on coutume d’appeler la France profonde, que dans les villes à forte implantation industrielle, ou bureaucratique.

Comprendre, le pourquoi indispensable, d’un aménagement du territoire. « Prenons l’éducation nationale : Le Ministère de l’éducation nationale, aurait pour mission, de veiller, à ce que toutes les Provinces, aient les mêmes droits, les mêmes programmes, et les élèves les mêmes diplômes. L’État, dans mon résonnement, doit « justement » créer de fastes Provinces, celles-ci, avec le conseil provincial, et le préfet, s’assurant du bon fonctionnement des écoles, collèges, lycées, universités. L’État, doit faire parvenir la trésorerie indispensable à la bonne marche des établissements. Le droit à apprendre, est inaliénable de l’esprit démocratique. Fils de riches, fils de pauvres, fils des campagnes ou fils des villes, tous doivent pouvoir excéder à l’instruction, à l’éducation, mais aussi à tous les sports s’ils le souhaitent.

Il est nécessaire que les pouvoirs locaux disposent des moyens nécessaires pour prévoir et gérer, il faut que les Provinces reflètent l’identité des citoyens qui les composent, c’est pour cela que je suggère que des régions comme (Midi-Pyrénées, Aquitaine, Langue d’Oc Roussillon) ou entre autres PACA plus Rhône-Alpes) équivalent à deux Provinces, Etc...

La décentralisation consiste à l’abandon par l’État d’une partie des pouvoirs qui ne lui incombent pas absolument. Il devrait restituer aux provinces (et non aux régions actuelles) les compétences qu’un jacobinisme lui a ravies et qui de Paris, dans les palais gouvernementaux, se muent en incompétences.

Les programmes électoraux sont rédigés à Paris par les pontifes des partis, et, ils se ressemblent d’une région à l’autre, d’un département à l’autre, d’une ville à l’autre. Les réalisations locales sont établies sur des projets, fait par des cabinets d’études, à la solde des partis. Pour conquérir le pouvoir local tous les moyens sont décidés dans la capitale.

Découpage, modes de scrutins différents, désignation des candidats, parfois fraudes, fausses factures... On ne réalisera de véritable décentralisation que si l’on prévoit des ressources équivalentes au volume et à l’importance des charges transférées. Les ressources ne doivent en aucun cas provenir de taxes nouvelles, mais des impôts « locaux », taxe d’habitation, taxe foncière, taxe professionnelle. À ce jour, ces trois impositions, sont perçues majoritairement par les communes.

Celles qui ont de nombreuses ressources, « limitent le montant des taxes », par contre, les communes qui pour des raisons diverses, non pas d’atouts, de « planche de salut », en sont réduites à taxer au maximum la population, elles n’ont pas la possibilité de financer des projets qui sont indispensables. C’est à l’État, de prélever les taxes cités ci-dessus, et de répartir les sommes par une péréquation juste, et profitable à l’ensemble des citoyens.

L’injustice est-elle, que nous constatons que toutes les villes souhaitent élire un maire-député ou sénateur, un président, un ministre ou secrétaire d’Etat. « Notre démocratie, fonctionne aux relations, et aux intrigues ».

Actuellement, nous venons de le voir, les décisions découlent trop des ministères parisiens, de la couleur, du nombre et de l’autorité de la représentation politique locale dans la capitale. Nous tournons peut-être en rond, mais les conséquences nous crèvent les yeux des saupoudrages au centime près qui ne satisfont personne et qui ne permettent, que des chantiers sans envergure et de routine.

Des crédits en surnombres attribués à ceux qui ne savent pas quoi en faire, mais qui les sollicitent pour les enlever aux autres, notamment à ceux de l’autre bord « politique « dont ils pourraient accroître le renom. En conséquence les Français s’interrogent sur le coût et l’utilité de certains ministères. Ils veulent bien payer des impôts, mais à condition qu’ils ne soient pas détournés à des fins partisanes et de propagande électorale.

Les maires des cités-dortoirs, qui ne perçoivent pratiquement pas de taxe professionnelle et qui essaient de gérer au mieux leur misère à l’aide de subventions et d’emprunts, ne le démentiront pas, il en est de même pour les communes rurales qui constatent avec amertume qu’une « ville-sœur » touche des sommes considérables du fait qu’un barrage ou qu’un poteau électrique se trouve dans la commune.

Partons donc de ce qui existe : la première des communautés territoriales, c’est la commune. Bien loin d’être regardée comme la dernière circonscription de la pyramide administrative, la commune doit être considérée comme la communauté territoriale de base, elle-même issue de la communauté familiale, parce qu’elle est composée par l’ensemble des familles qui ont choisi d’y établir leur résidence principale.

« Famille de familles, voilà la commune, disait Maurice Barres ». Elle préexiste à toute organisation provinciale comme à toute constitution de l’Etat. En principe, ces petites communautés municipales devraient recevoir la plus large autonomie pour traiter les affaires qu’elles sont capables de gérer elles-mêmes.

Communauté de vie, la commune doit pouvoir assurer, en toute liberté, la gestion de tout ce qui touche à l’administration civile, à l’existence quotidienne des citoyens. Et cette gestion devra être la plus directe, la plus démocratique possible, puisque c’est dans le cadre de la commune que se réalise le contact direct entre l’administration et l’administré, entre l’électeur et l’élu. La commune apparaît bien, on l’a dit, comme l’école primaire « de la science politique », le lieu privilégié de la démocratie locale, c’est le niveau au quel la population est le plus attachée.

L’Etat doit garantir de l’union nationale ( en Corse par exemple ) la Commune doit satisfaire les besoins de proximité. Nul ne conteste l’existence de ces deux échelons, même si des nuances apparaissent quant à leur rôle. Pour l’État, on souhaite à la fois le renforcement du rôle de contrôle et d’arbitre et une décentralisation pour permettre l’exercice de responsabilités à un niveau plus proche du citoyen. Pour la Commune, on souhaite un renforcement de l’intercommunalité, afin de disposer des avantages liés à la proximité et de ceux qui sont liés à la qualité.

Il faut supprimer les plus petites communes, les regrouper, et permettre aux citoyens d’avoir la possibilité d’obtenir toutes les informations, papiers et formulaires qu’ils doivent aujourd’hui se procurer à la Préfecture du Département. C’est à l’État d’aller au-devant du peuple, et non l’inverse. Les cartes d’identités, les passeports, la liste n’est pas exhaustive !!!.

Avec les nouvelles technologies, notamment avec le » Web-Internet », les communes les plus « étriquées », doivent pouvoir obtenir, tous les documents que peuvent exiger ses administrés.

C’est du chef-lieu de canton, que devraient être transférés tous les services de l’administration (c’est ce que je préconisais en amont). Ce sont ces cantons qui devraient devenir les cadres naturels de la fédération des communes.

Il semble que les lois « Ferry » suggèrent l’implantation de grandes universités, au détriment d’universités plus modestes. Si cela était, la France aurait des enseignements à la mode « Anglo-Saxonne ». La culture et l’esprit français, ne se prêtent pas à ce type « de professer ». Il faut être en opposition, avec tous projets qui accentueraient la désertification du pays. Nos hôpitaux, nos universités, nos lycées et collèges, enfin, tout ce qui touche de prêt ou de loin, les soins médicaux, l’instruction et l’éducation doivent bénéficier des mêmes ressources financières.

Les politiques qui consistent à vouloir supprimer « cliniques, hôpitaux, maisons de retraite, maternités, crèches, écoles, collèges, lycées, voire des universités « ne font qu’accentuer la désertification, privent les citoyens de soins, et les propulsent vers un milieu urbain déjà surchargé. Le devoir des gouvernements, est de privilégier tout ce qui favorise les services de proximité. Dans les campagnes notamment, les gendarmeries, la poste, ne doivent en aucun cas êtres supprimés, c’est comme les sapeurs pompiers, les « patrons » peinent à « libérer » leurs compagnons bénévoles, l’aménagement du territoire doit former des citoyens, dont le métier, sera justement, de faire partie de ce corps d’élite, et de service, que sont les sapeurs pompiers.

Dans un autre registre, l’aménagement du territoire se doit de protéger le commerce de proximité. Notre pays dispose d’un réseau de prestation qu’il faut à tout prix préserver (commerces, artisanats, pharmacies, médecins, distribution de carburant), la liste n’est pas, loin sans faut, exhaustive.

Durant la campagne électorale de 1995 Jacques Chirac reconnaissait qu’un demandeur d’emploi coûtait à la société la somme de 6 000 francs par mois, vu ce constat, il serait de bon sens que l’État par son aide financière à la Province, empêche cette fuite en avant, et écarte le danger qui plane sur le milieu rural, milieu qui peu à peu a tendance à disparaître. Mieux vaut payer des citoyens qui ne demandent qu’à travailler, que de les voir pointés au chômage. En 2003 Jacques Chirac est toujours au pouvoir, et un chômeur coûte toujours autant à la société alors !!!!!!

Les communes, les cantons, les districts, la province. C’est le cadre naturel de l’équipement et de l’aménagement du territoire. Par le quadruple échelonnement de la commune, du canton du district, de la province, se trouverait ainsi réalisée une sorte d’administration locale à quatre degrés, analogue à celle que l’on rencontre dans la plupart des pays étrangers qui nous entourent.

L’Allemagne avec ses communes, ses districts et ses cercles. La Suisse avec ses communes, ses districts et ses cantons. L’Angleterre avec ses paroisses, ses districts et ses comtés. Si l’on traite ainsi l’unité de gestion du gouvernement Provincial dans ce cadre, le département perd sa justification. Seul le Préfet doit demeurer, pour garantir la démocratie, et faire respecter l’ordre et la justice.

Chaque Province, aura un Préfet qui siégera au côté de son Président . Son rôle, sera de veiller scrupuleusement à ce qu’aucune dérive « mafieuse » ne vienne ternir l’image de la Province. L’Exemple qu’ont donné de nombreux élus, suite à la décentralisation « Defferre », les nombreuses mises en examens, mais aussi les mises en détention pour malversation, commande que la Nation, soit sure de l’intégrité de ses représentants.

Le Président Jacques Chirac, son Premier Ministre, et le Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, se sont (attelés à cette lourde, mais passionnante tâche). Un découpage qui tienne compte à la fois des facteurs naturels et humains, physiques et psychologiques, linguistiques et coutumiers, historiques et confessionnels, un découpage simple, sans enclave, et qui n’éloigne aucun administré de l’administration. Une décentralisation réussie doit constamment rappeler à l’État, les racines et la diversité des provinces qu’il fédère, les libertés essentielles à leur épanouissement.

La décentralisation de Monsieur Deferre est mauvaise parce que nos vieilles provinces, traditionnelles terres de liberté, doivent êtres gérés et représentées par des hommes libres, et qu’elles ne verront surgir que des hommes de partis, parce qu’elles suppriment certaines tutelles administratives mais aggravent les tutelles juridiques qui ne valent pas mieux, parce qu’elle augmente les dépenses des collectivités mais ne leur cède pas toute la part correspondante des recettes de l’État, parce qu’elle les laisse assumer seules l’impopularité des impôts dont le taux est déterminé par le montant des dépenses. Si elle satisfait à n’en pas douter les élus, dont elle augmente le nombre, et les partis qui récupèrent ainsi tous les pouvoirs qui appartenaient naguère à des personnalités indépendantes, elle ne répond pas aux besoins de renouveau du pays.

Reste que des pans entiers de notre morale, échappent aux règles qui régissent notre démocratie, c’est inadmissible. Il est notoire de constater que trop souvent des Maires abusent de leur pouvoir pour faciliter l’obtention d’un logement, ou au contraire pour en refuser sans raison. Il est anormal que dans notre pays, se développent de plus en plus, des polices, dites « municipales », là aussi, cette force qui est aux ordres des Maires, doit être placée sous l’autorité conjointe des commissaires de la police nationale et des maires.

Dans nos campagnes, il est connu que pour obtenir un terrain, notamment (par exemple en Auvergne) une montagne, les S A F E R accordent à de riches agriculteurs des privilèges moyennant ce qu’il est coutume d’appeler (dessous de table). Il serait impératif qu’un organisme indépendant, ou un juge de paix, puissent rendre dans chaque chef lieue d’arrondissement, une justice de proximité.

Les Conseillers Régionaux seraient remplacés par les Conseillers Généraux plus proches des collectivités locales, et responsables de l’intercommunalité. Ce sont eux, qui siégeraient au conseil provincial, du fait, de la suppression des départements.

Il serait démocratique, et équilibré, qu’une assemblée représentant, l’ensemble des corporations et des syndicats, ait droit de citer dans le nouvel organigramme de l’aménagement du territoire. Cette assemblée, élue par les différentes composantes cités en amont, siégeait dans la ville principale de la Province, au côté de l’assemblée provinciale, et aurait un rôle consultatif, voire un rôle législatif. Nombres de sujets pourraient trouver une solution, et des grèves seraient évitées. Le dialogue de proximité, est toujours le meilleur, les citoyens se connaissent, connaissent les difficultés de leurs interlocuteurs, et trouvent des solutions, avant que n’éclate un conflit. Cette chambre, serait le « Conseil économique et social » territorial. Je pense que la décentralisation ne peut pas faire l’impasse sur « Le Sénat » il est urgent de revoir le mode d’élection des Sénateurs, et la duré de leur mandat.

La question religieuse a été abordée par Monsieur le Ministre de l’Intérieur, et « la communauté musulmane « qui souhaite que la France, intègre non seulement sa « religion », mais aussi ses coutumes. Là, il y a problème, la France a une culture Chrétienne, notre Religion, est le culte Catholique, cela, depuis que Clovis, Roi des Francs, s’est converti à la religion de son épouse Clotilde... Nos ancêtres, se sont battus, pour la France, et pour la Croix, ils sont morts, pour défendre les valeurs de la morale Chrétienne.

On peut, et l’on doit rappeler que la religion catholique, fut la cause de nombreuses injustices, et de nombreuses guerres. Les croisades, l’inquisition, les massacres en Amérique latine !!!!!!!!
Les trois autres religions monothéistes « le culte Protestant, le culte Juif, le culte Orthodoxe doivent, avoir une place identique au culte catholique.

Nous ne pouvons accepter que des islamistes barbares, cruels, viennent chez nous, après nous avoir chassé de chez eux, et qu’en plus, ils exigent, et commettent chez nous, des actes criminels. Jamais, l’immense majorité du peuple de France, n’acceptera le sectarisme des infidèles.

La Province aurait son Préfet garant de la bonne marche des institutions

Paris, donc l’État, doit scrupuleusement veiller à une répartition irréprochable, « dois-je le redire » de la manne citoyenne. Un débat national sur l’aménagement du territoire, doit être fédérateur des énergies, il doit concerner la nation et ceux qui l’habitent, il doit reposer sur des bases fiables. Il ne saurait se circonscrire à l’hexagone, il doit intégrer la dimension territoriale de l’Europe et traiter la question des communications entre les villes d’Europe. C’est-à-dire que ce débat ne doit pas être dévoyé. Trop souvent posée en termes d’opposition entre le milieu Rural et le milieu Urbain, la question débouche sur un antagonisme stérile.

Faire l’impasse sur l’aménagement du territoire urbain reviendrait à laisser plus de la moitié de la population hors du champ de la question et aurait pour conséquences une dégradation du cadre et des conditions de vie dans nos villes. Ce débat doit reposer sur des observations et des constats objectivement réalisés et non pas sur des idées reçues comme l’hypertrophie urbaine ou la prétendue richesse des villes.

On entend souvent répéter que nos villes ont démesurément grossi, qu’elles sont surpeuplées et que l’aménagement du territoire doit viser à limiter ou même diminuer l’importance de la population urbaine. Cette affirmation est si répandue qu’elle paraît indiscutable. Pourtant si l’on compare le niveau de la population des principales villes des différents pays européens, on découvre une réalité toute différente.

L’Aménagement du territoire, ce doit d’aller vers une démarche de qualité, quant à l’équipement qu’il faut orienter, afin de permettre aux Provinces, comme à Paris de jouer pleinement leur rôle d’animation et de vitalisation de l’espace environnement. Dans ce rééquilibrage en terme d’équipements de qualité, l’État a un rôle important à jouer. Il n’y a qu’à regarder comment il a concentré dans le domaine culturel l’essentiel de ses efforts sur les institutions de la capitale (Opéras, Théâtres, Musées, Bibliothèques, etc...), pour mesurer combien, à la fois en investissement et surtout en fonctionnement, les crédits sont mal répartis. La France n’est pas malade de Paris, ni de ses Régions, « Provinces », elle est malade du poids excessif de la Région Ile-de-France.

Un grand principe doit être respecté, l’aménagement du territoire et la poursuite de la décentralisation ne peuvent se faire qu’avec la population et non contre son avis. Mais il s’agit bien de l’avis de la population et non de l’avis d’élus locaux ou d’institutions « élues au second degré ». Or, l’observation de la participation aux diverses élections, tout comme l’examen des sondages d’opinion, vont dans le même sens : Pour l’avenir, c’est la Commune et les Provinces qui doivent prendre le pas dans la poursuite de la décentralisation. Dans ces conditions, la démarche d’aménagement du territoire qu’il s’agit de mettre en oeuvre doit bénéficier de manière prioritaire aux Provinces et aux Communes.
Au demeurant, comment pourrait-il en être autrement ? Affaiblir les Provinces et les grandes villes seraient revenir à une France jacobine et centralisée. L’État dispose localement de fonctionnaires compétents, qui ont souvent une vision d’ensemble. En outre, l’État est garant d’une nécessaire cohésion et il peut être un frein aux excès, voire aux « féodalismes » locaux qui peuvent s’exercer par le biais de tutelles financières de fait. L’État doit donc se donner les moyens de continuer à pouvoir jouer un rôle important dans la prise de décision, dans l’arbitrage et dans le contrôle.

Les lois de décentralisation prévoient qu’aucune collectivité ne doit exercer de tutelle sur une autre. Mais tout le monde sait que la réalité est bien différente la tutelle et le contrôle existe dans les faits, par le biais des subventions accordées.

Pour l’élection des conseillers généraux, l’équilibre démocratique n’est manifestement pas respecté. Dans de nombreux Départements, la population des cantons les plus peuplés est très largement supérieure à celle des cantons les moins peuplés. On rencontre fréquemment des cas où la population des cantons les plus peuplés, est 10 ou 20 fois supérieure à celle des cantons les moins peuplés. Il s’agit là d’un véritable « délit de démocratie » auquel une loi devrait apporter une modification.

C’est dans cette perspective que le gouvernement devrait préparer les contrats de plan État Provinces. Il s’agit d’outils essentiels de l’aménagement du territoire qu’il nous faut mettre au point, adapter à l’environnement qui est le nôtre au tournant du millénaire.

Nous avons besoin d’un autre type de développement, inscrit dans la durée, qui s’attache à la fois à la création d’emplois ou d’activités nouvelles et à leur caractère durable, c’est-à-dire compatible avec l’efficacité économique, la justice sociale et la préservation de l’environnement. À la logique de guichet doit se substituer une approche par projet, dans le respect des services, publics ou privés. La remise en cause de privilèges scandaleux de certaines administrations publiques, notamment, l’E D F, ou la S N C F, doivent prendre fin.

Le 14 juillet 1790, les privilèges furent abolis, en présence de SM le Roi de France, et du peuple de Paris. Ce n’est pas, au troisième millénaire, que l’on doit subir le terrorisme sauvage d’une noblesse républicaine, ces nantis, ces malades du repos, ces paresseux rêveurs, ces preneurs d’otages, qui n’ont retenu des leçons scolaires qu’un mot, « LA GREVE ».

Les acteurs : ::Les communes, les cantons, les districts, les provinces.

Les Provinces sont, à mes yeux, les interlocuteurs privilégiés de l’État dans le processus de contractualisation. Elles doivent être les chefs de file de l’aménagement du territoire. Cette confirmation répond au souci de clarification que nombre de citoyens ont formulé à plusieurs reprises. La reconnaissance pour la province de cette fonction de chef de file, pour l’aménagement du territoire ou le développement économique n’est pas pour autant exclusif.

L’aménagement du territoire doit s’assurer d’une qualité d’accès de chacun aux services essentiels. L’évolution des maternités et des services d’urgence, des Commissariats et des Gendarmeries, ou encore la modernisation de la Poste, affectent la répartition de ces services publics sur le territoire. Elles ne peuvent être conduites indépendamment les unes des autres, ou sans concertation suffisante par chacune des administrations et chacun des Etablissements Publics concernés. Les projets de réorganisation territoriale des services publics doivent être étudiés en fonction de schémas relatifs à l’enseignement supérieur et à la recherche, à la culture, à l’information et à la communication visent particulièrement au développement de ces fonctions immatérielles.

Le projet de schéma « espace naturels et ruraux » assure la cohérence du projet de loi d’aménagement avec le projet de loi d’orientation agricole. Les schémas relatifs à l’énergie et aux transports de voyageurs et de marchandises, « favoriser le ferroutage « prendront en compte la satisfaction des besoins à court terme, en favorisant l’utilisation optimale des équipements et services existants, et la préservation à long terme des milieux et des ressources. Un projet de loi, devrait réaffirmer la place des Provinces et la pertinence des approches interrégionales, particulièrement à l’échelle des grands bassins fluviaux, des massifs montagneux et des littoraux.

La mise en œuvre de ce projet est une condition nécessaire de la reconnaissance et du développement des territoires. Elle constituerait un facteur indispensable à un développement équilibré, permettant de diminuer les coûts induits par l’hyper-concentration urbaine. C’est aussi un préalable à un effet positif de désenclavement. Les territoires ruraux en difficulté et les zones urbaines en conversion feraient l’objet d’un soutien différencié. Une décentralisation réussie doit constamment rappeler à l’État, les racines et la diversité des provinces qu’il fédère, les libertés essentielles à leur épanouissement.

Il serait démocratique, et équilibré, qu’une assemblée représentant, l’ensemble des corporations et des syndicats, ait droit de citer dans le nouvel organigramme de l’aménagement du territoire. Cette assemblée, élue par les différentes composantes cités en amont, siégeait dans la ville principale de la Province, au côté de l’assemblée provinciale, et aurait un rôle consultatif, voire un rôle législatif. Nombres de sujets pourraient trouver une solution, et des grèves seraient évitées. Le dialogue de proximité, est toujours le meilleur, les citoyens se connaissent, connaissent les difficultés de leurs interlocuteurs, et trouvent des solutions, avant que n’éclate un conflit. Cette chambre, serait le « Conseil économique et social » territorial.

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