Aimez-vous les un les autres « Jésus ».

LA JOIE DE VIVRE ? PAS FACILE…

Mardi 25 décembre 2012 // La France

Le monde actuel, avec l’accumulation des crises, n’invite guère à l’optimisme. Pourtant, contre vents et marées, certains croient en une vague de progrès technologiques bienfaiteurs remplaçant la situation préoccupante d’aujourd’hui par un monde apaisé fêtant une nouvelle période de « Trente glorieuses ».

Or, les ressources de notre monde se raréfient et creusent des fossés de plus en plus larges et profonds entre la foule des pauvres et la classe des nantis et des riches. Comment ne pas être pessimiste dans ces circonstances affligeantes où triomphe l’injustice ? Dans les conditions actuelles, la joie de vivre peut paraître inatteignable, « dure à garder, facile à perdre ». Pourtant, en pensant à nos descendants, nous n’avons pas le droit de leur léguer une société errante, aux mines tristes, mais nous avons le devoir de leur présenter des faces sereines, enthousiastes, porteuses d’espoir. Difficile mais possible grâce à une détection réfléchie des sources où on peut puiser des raisons de vivre pour soi et pour autrui. Ces sources, souvent simples, existent mais elles sont fréquemment obscurcies par nos modes de vie modernes qui nous embourbent dans là mare nauséabonde de l’avoir et du profit. Il faut aussi ajouter l’invasion des technologies incontrôlées, avec leurs écrans divers (TV, ordinateurs,. portables... ), avec les médias et leur pub, tous ces brûle-cerveaux en évolution permanente.

Il conviendrait de s’extirper de ce labyrinthe afin d’être en mesure de nouer des relations nouvelles, de créer des lieux d’échanges, de militer pour des causes porteuses de nouvelles règles de vie simples à promouvoir. Il faudrait développer et organiser des contacts avec les personnes mal à l’aise dans obscurité actuelle et dans une publicité regorgeant de mensonges. Oser la joie de vivre dans un tel climat est une gageure mais renoncer ne serait-ce pas rester indifférent aux malheurs des hommes ? Si positiver est une exigence, en aucun cas elle ne doit effacer la compassion pour les malheureux. « Il faut tempérer le pessimisme de la lucidité par l’optimisme de la volonté » (Antonio Gramsci).

De toute évidence, la déliquescence économique qui nous affecte ne fait pas bondir de joie, par exemple, lorsque les médias nous informent que les crises enflent ; que le pire serait à venir à Fukushima alors que notre Président hésite à fermer le réacteur à bout de souffle de Fessenheim ; quand les reculades gouvernementales peuvent aboutir au percement de nos beaux sites par la fracturation hydraulique afin de puiser le gaz de schiste en versant dans les profondeurs des millions de tonnes d’eau. Comment rester de marbre quand un Premier Ministre fait évacuer manu-militari ces paysans « de chez lui » à qui on détruit les maisons et couvre les terres de béton pour édifier un vaste aéroport déjà qualifié d’inutile et de destructeur de nature ?...

Respirer la joie de vivre à un moment où les sources d’espoir se raréfie, est difficilement croyable.

Malgré tout, un revirement de la manière de vivre des peuples pourrait s’étendre puis se généraliser c’est le voeu que beaucoup parmi nous formulent. La perspective de la joie de vivre, même dans un contexte peu encouragent, peut révéler une puissante source d’énergie, elle est partagée par des groupes, des associations, des militants de tous horizons, tous partageant un même objectif : vivre heureux ensemble en rejetant dans les abîmes les miasmes et les deviances de la génération actuelle

Paradoxalement, la crise avec les misères qu’elle propage, peut souder de nouveaux liens sociaux rendant possible le dictons « Moins de biens pour plus de liens » « Retrousser les manches  ensemble », requiert de gros efforts qui peuvent éveiller l’espoir en un monde nouveau.

Simplicité, fraternité avec les générations de demain, pourrait conduire à un sursaut de civilisation précédant un possible changement du fonctionnement des sociétés du monde..

Il est venu le temps de substituer à la logique de prendre, refuser, garder, la triple obligation de donner, recevoir, rendre.

À l’occasion de l’anniversaire de la naissance du RÉDEMPTEUR faisant tout pour retrouver et conforter une joie de vivre simple, vraie et communicative. Si le soir du 24 décembre nous louons celui qui est venu sur terre pour nous délivrer la parole divine, alors tous les espoirs sont à nouveau permis.

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