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Mercredi 24 avril 2013 // Divers

La biodiversité est tout particulièrement affectée par l’artificialisation croissante des milieux naturels, la surexploitation des ressources et la pollution. C’est pourquoi la France s’est dotée d’une Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) 2011-2020 qui a pour mission de modifier en profondeur notre rapport à la nature afin de préserver, restaurer, renforcer et valoriser la biodiversité au travers son usage durable et équitable.

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La Biodiversité

La biodiversité est tout particulièrement affectée par l’artificialisation croissante des milieux naturels, la surexploitation des ressources et la pollution. C’est pourquoi la France s’est dotée d’une Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) 2011-2020 qui a pour mission de modifier en profondeur notre rapport à la nature afin de préserver, restaurer, renforcer et valoriser la biodiversité au travers son usage durable et équitable.

La SNB 2011-2020 s’est en effet fixée pour ambition commune de « préserver et restaurer, renforcer et valoriser la biodiversité, en assurer l’usage durable et équitable et réussir pour cela l’implication de tous et de tous les secteurs d’activité ». Cela s’entend dans tous les espaces dont ta France est responsable, en métropole et outre-mer mais également dans le cadre européen et international, là où la France peut contribuer à cette ambition, dans un esprit de solidarité planétaire.

Six orientations stratégiques réparties en vingt objectifs couvrent tous les domaines d’enjeux pour la société : susciter l’envie d’agir pour la biodiversité, préserver le vivant et sa capacité à évoluer, investir dans un bien commun, le capital écologique, assurer un usage durable et équitable de la biodiversité, assurer la cohérence des politiques et l’efficacité de l’action, enfin développer, partager et valoriser les connaissances. A ce jour, 312 organismes ont ainsi adhéré à la SNB :122 associations et autres structures participant à la protection, connaissance ou éducation à l’environnement, 111 entreprises et organisations professionnelles, 46 établissements publics, 31 collectivités territoriales et 2 syndicats de travailleurs.

Fort du succès d’un premier appel à reconnaissance SNB lancé en mai 2012, qui avait permis de retenir 22 projets d’engagement volontaire émanant principalement des grandes entreprises, mais aussi du secteur associatif, des collectivités territoriales et du monde syndical (on y retrouve aussi bien la Ligue de protection des oiseaux et Réserves naturelles de France, ce qui est somme toute normal, que LVMH, Vinci et le MÉDEF, ce qui est plus inattendu), le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie vient de lancer officiellement un nouvel appel à reconnaissance des engagements volontaires pour la biodiversité. Au-delà de la valorisation de projets moteurs, cet appel à reconnaissance est l’occasion de mobiliser l’ensemble des acteurs et de susciter les nouvelles adhésions à la Stratégie nationale pour la biodiversité et plus largement de confirmer l’engagement renouvelé de la France et des acteurs de notre société en faveur de la biodiversité.

Deux étapes sont nécessaires pour s’engager dans la mise en oeuvre de la SNB, adhérer à la Stratégie nationale pour la biodiversité : pour cela, les acteurs doivent signer « l’adhésion à la SNB » pour signifier leur adhésion à la vision, l’ambition, les orientations stratégiques, les objectifs et les principes de gouvernance de la SNB ; soumettre un projet d’engagement volontaire : chaque acteur est ainsi invité à établir un programme d’actions pour la biodiversité et à le soumettre à l’évaluation du comité national de la SNB. En cas d’évaluation positive, le projet est « reconnu SNB » confortant ainsi la démarche du porteur de projet.

Appel aux Urnes !

Appel donc aux amateurs (et aux professionnels) en quête de reconnaissance.

L’Alsace se prononçait aujourd’hui sur l’adoption, ou le rejet d’une réforme visant à fondre dans un seul Conseil d’Alsace les deux conseils généraux des Bas et Haut Rhin et l’actuel conseil régional.

Les urnes ont tranché : 65% voix pour le oui dans le Bas Rhin et 55% de non dans le Haut Rhin. Sans aller plus loin dans l’analyse des résultats et de ce seul constat la réforme est repoussée puisque pour être adoptée elle devait, entre autres obligation obtenir un vote favorable dans les deux départements. De plus, autre critère de validité du scrutin, le quorum de 50% de votants n’a pas été atteint. Le statu quo l’emporte. ; le conservatisme triomphe ; la décentralisation marque le pas ; le formatage jacobin des esprits a montré sa puissance.

Certes les verrous imposés par la loi (quorum quant au rapport votants/inscrits ; quorum quant au pourcentage de oui dans les deux départements ; choix des départements comme circonscriptions électorales) rendaient difficile un vote positif et c’est aussi la question fondamentale qui est posée de la capacité du suffrage universel à innover. Car au fond la question ne portait en fin de compte pour l’essentiel « que » sur la fusion des trois assemblées. Mais sans doute était-ce encore trop demander.

C’est maintenant la question du « particularisme » alsacien qui va se poser car les tenants du non vont sans doute reprendre les arguments qui sous-tendaient leur action et notamment le combat pour l’abrogation du Concordat et autres particularités. Il faut aussi considérer la crainte de voir l’Alsace entrer dans l’inconnu. Elle a finalement accepté d’être solidaire du déclin français. Preuve par l’absurde du patriotisme alsacien. Et il n’est pas sûr que cela la mette mieux à l’abri des appétits de ses voisins que la capacité qu’elle eût acquise en se donnant la volonté de parler d’une seule voix forte.

Ceux qui craignaient un détricotage de la République seront rassurés pour un temps. Ceux qui craignent un resserrement du corset jacobin seront inquiets. Toujours est-il qu’il faudra réévaluer le débat qui commençait à s’engager dans la , France entière avec notamment les prises de position du Marc Le Fur et Dominique de Lege, respectivement député et sénateur de Bretagne ou encore à travers les initiatives de Mouvement Normand et de l’Union Démocratique Bretonne.

La Laïcité

L’information est passée à peu près inaperçue. Alors que l’affaire Cahuzac met à mal la République « irréprochable » que promettait François Hollande, voici que ce dernier prévoit une loi sur la laïcité. Présenter des propositions pour l’élaboration de cette loi devrait être la première tâche de l’Observatoire de la laïcité installé lundi dernier par le président de la République.

En l’occurrence, il s’agit de réagir à l’arrêt de la Cour de cassation annulant le licenciement d’une employée de la crèche Baty loup pour port de voile islamique. Les magistrats ont estimé en effet que les règles de la laïcité ne s’appliquaient pas aux entreprises privées telles que la crèche concernée. Pour François Hollande, le projet de loi devrait clarifier « les lignes de séparation entre secteur public et secteur privé ».
Le but d’un tel texte semble faire l’unanimité. Du reste, les députés du groupe UMP à l’Assemblée nationale ont déjà présenté une proposition de loi sur le respect de la neutralité religieuse dans les entreprises et le milieu associatif. De plus, la majorité précédente avait déjà voté en 2004 et 2011 des lois prohibant les signes religieux « ostentatoires », ainsi que le port dans l’espace public du voile intégral. Voilà qui devrait rassurer cet amateur de consensus qu’est le locataire de l’Elysée.

Pourtant, le consensus pourrait bien avoir des limites. Il y a d’abord les difficultés juridiques. "Clarifier" la distinction entre espace public et espace privé paraît séduisant sur le papier, mais la réalité demeure autrement plus complexe. Dans de nombreux cas, y compris celui des édifices religieux appartenant à l’Etat, il s’agit de deux notions inextricablement mêlées. Va-t-on interdire le port des habits liturgiques dans les cathédrales ouvertes au public ? A l’inverse, doit-on supprimer la présence de religieuses au dépôt du Palais de justice de Paris en dépit de leur travail universellement apprécié ?

Et puis il y a les risques de dérive, peut-être encore plus inquiétants. Ce n’est un mystère pour personne : il y a au gouvernement et dans l’entourage des ministres des partisans d’une laïcité pure et dure aux limites du sectarisme. Les croyants et les partisans d’une laïcité apaisée peuvent à bon droit être inquiets. Du reste, cette inquiétude se fait déjà entendre, y compris dans les rangs de la gauche.

Il ne faudrait pas que la laïcité devienne un nouveau sujet de division.

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